Mai 2018 : Le CR !

Et nous sommes parti-e-s pour l’avant-dernier CR avant la pause estivale (quoique j’aurais certainement quelques surprises à vous réserver durant l’été, de quoi pimenter vos vacances 😉

Ecriture

Ce mois de mai n’a pas spécialement été porté sous le signe de l’écriture, mais bien sous celui de la correction ! Les choses s’activent pour Terre de Brume tome 1. A ce sujet, retenez qu’il sortira le 11 septembre chez Rageot ! J’ai hâte de pouvoir vous en dire davantage, mais pour le moment… Le processus suit son cours.

Néanmoins, dans la foulée, j’ai donc entamé un nouveau projet, aka le tome 2 de ce diptyque. Et comme je ne voudrais pas vous spoiler, vous aurez donc droit à cette magnifique photo :

 

Ne me remerciez pas, c’est tout naturel 😉

Signatures/Dédicaces

A défaut d’être allée aux Imaginales (je remercie d’ailleurs celleux qui m’ont fait vivre l’évènement par tweets interposés, vous êtes vraiment des choux !), j’ai le plaisir de vous dévoiler les premières dates de signature/dédicace du second semestre !

C’est par ici que ça se passe…

Comme vous le voyez, il y aura du varié (et du déplacement !) au menu. Préparez vos agendas !

#FAQAgent

Vous avez pu le découvrir il y a quelques jours, Roxane Edouard et moi-même vous avons concocté une petite rencontre virtuelle et ce, pour répondre à toutes vos questions sur le monde de l’édition… et aussi sur le rôle des agent-e-s littéraires. Retenez bien que l’évènement se tiendra sur Twitter, le vendredi 8/6 de 10 à 11h30.

Toutes les infos sont ici !

Sur ce je vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures et en attendant…

HAPPY PRIDE MONTH/JOYEUX MOIS DES FIERTÉS !

#TousDebout – Hommage à ma co-autrice

Il y a un peu moins de deux ans – quelques jours à peine après la clôture des Imaginales 2016 – j’écrivais les premiers mots d’un nouveau roman.

Mais cette aventure-ci promettait d’être différente de toutes les autres…

 

Flash-back, quelques mois en arrière.

La terrasse d’un café parisien au mois de mars.

Après être sorties d’une séance de dédicaces commune au SDL de Paris (quelle surprise ^^ ), Agnès Marot et moi papotons projets. Depuis quelques temps, l’envie d’écrire à quatre mains nous titille, sans qu’aucune de nous ne s’y mette « sérieusement ». On en plaisante, on se taquine à ce sujet jusqu’à ce soir de printemps, où l’inspiration – bonsoir les Muses ! – va nous frapper de concert.

Dans l’air parisien, souffle un vent de révolte.

Des graines de discorde, de rébellion qui s’insinuent droit dans nos imaginations.

Tilt, Eurêka, illumination.

Et voilà la machine emballée !

 

 

Nous décidons d’emblée que chacune aura un personnage, une voix, un point de vue.

L’histoire prend forme en quelques phrases, des mots-clefs. Des mots-coups de poing, des scènes qui nous donnent déjà l’envie de nous mettre devant l’écran et de noircir la page. Entre deux éclats de rire et clins d’œil complices, l’intrigue de #TousDebout s’ébauche.

 

Comment s’entendre cependant quand il n’y a pas une, mais deux têtes pensantes derrière un seul roman ? Comment accorder nos violons, faire en sorte que la mélodie prometteuse ne s’effondre pas en un chaos désordonné ? Aucune de nous deux n’a jamais co-écrit.

Mais nous aimons les challenges, les défis – c’est là l’un de nos nombreux points communs.

Et parce que nous sommes persuadées que nous allons y arriver, que l’aventure de TousDebout vaut la peine d’explorer cette nouvelle terra incognita qui s’ouvre à nous, nous reléguons nos craintes au placard.

Nous plongeons.

Droit dans l’inconnu.

 

Le premier constat ?

On s’amuse !

Mon premier chapitre représente un défi délicieux, auquel Agnès ne peut pas résister. Et chacune de regarder l’autre avec un sourire en coin et de se dire « vais-je arriver à mettre la barre plus haut ? Oui ! ». On va là où l’autre ne s’attend pas. Et c’est génial !

 

On commente, on écrit, on se parle – beaucoup ! – on délire tout haut (comme le prouveront plus tard certains gifs sur Twitter…)

On attend aussi (parfois avec impatience) que l’autre s’y mette.

« TU ME DOIS UN CHAPITRE » va devenir une réplique-phare pendant ces mois d’écriture entrecoupés de nombreuses pauses.

Aucune de nous deux ne lâche l’affaire. On tient le gouvernail, et le navire de #TousDebout file droit vers un cap commun que nous avons déterminé (pour une fois !) depuis le début de ce périple.

 

Une aventure qui prend un tournant complètement inattendu quand, grâce à Roxane « WonderAgent » Edouard, un partenaire se rajoute à notre équipage.

#TousDebout a tapé dans l’œil de la maison Nathan.

Une heureuse surprise qui se lit sur nos visages, comme en témoigne cette photo.

 

Alors que les négociations contractuelles démarrent, nous revenons à nos moutons ou plutôt à nos personnages, qui n’ont décidément rien d’agneaux suivant le troupeau. Bien au contraire – ce sont des frondeurs en puissance, des rebelles qui se cassent la gueule, qui encaissent pas mal mais qui se relèvent toujours.

#TousDebout.

Des mots qui résonnent d’autant plus fort dans nos crânes au vu de l’actualité.

Un sentiment d’urgence nous parcourt, fourmille dans nos doigts.

Ce texte-là, on le sort pour nous, naturellement, mais aussi et surtout pour tous ceux, toutes celles qu’il va concerner. Des personnes dont la vie nous touche parfois de très près et auxquelles nous voulons adresser un message, un clin d’œil.

Une main tendue.

#TousDebout.

Et nous voici enfin, un peu groggy, un peu surprises aussi de voir apparaître à l’horizon la ligne d’arrivée.

Le mot « Fin » – un mot que l’on n’écrit jamais bien entendu mais que nous pensons, auteurs et autrices, tous très fort quand un roman se termine. Naturellement, il ne s’agit là que la première étape – le chemin jusqu’à ce que nous tenions entre nos mains notre bébé commun est encore long à parcourir !

Mais on n’y pense pas encore. Le sentiment qui prédomine, c’est « We did it ! ».

 

 

Et pour clôturer cette belle aventure, je ne pouvais que prendre ma plume et remercier ma co-autrice, celle qui m’a accordé dès le premier jour sa confiance.

Celle avec qui j’ai partagé coups de gueule, éclats de rire, râleries en tous genres pendant des mois.

Celle qui m’a gentiment (ou pas) teasée quand elle écrivait son chapitre, celle qui me laissait des commentaires « Oh Bordel ! » ou « Awwww » sur les miens.

Celle qui m’a prouvé que l’écriture ne se conjugue pas seulement au singulier.

Pour tout ça – Merci, Agnès. ❤

4 Vendredis de Memorex : deuxième édition

Si vous n’avez pas suivi le début de l’opération, rendez-vous à l’article précédent pour savoir de quoi il s’agit ! 

Avant de vous livrer le deuxième extrait de Memorex, je tiens à vous remercier (oui, encore !) pour votre intérêt, votre enthousiasme, tous les petits mots que vous me laissez dans le cadre du concours… Sachez qu’ils me font chaud au coeur et que c’est toujours un immense plaisir de vous lire !

Et en parlant de concours, n’oubliez pas que c’est le dernier jour pour participer ! Les quatre gagnant-e-s seront annoncé-e-s à 20 heures & contacté-e-s par mail.

Passons donc au deuxième extrait de Memorex !

Textes concours Cindy2

L’occasion de vous dévoiler non seulement Magali, qui est un personnage que j’ai adoré découvrir au fil de l’intrigue – elle m’aura d’ailleurs donné du fil à retordre, c’est dans sa nature ! – mais aussi et surtout de vous parler d’un aspect essentiel du roman, qui m’aura donné matière à réflexion sur l’essence même du métier d’écrivain et de son rapport à l’actualité.

Quand j’ai commencé la rédaction de Memorex, les attentats de Paris, Bruxelles, Lahore et d’autres – malheureusement cette liste est beaucoup trop longue – n’avaient pas encore eu lieu. L’homme étant ce qu’il est, le déchaînement de violence aveugle ne nous est cependant pas étranger (là aussi, malheureusement). L’idée de l’attentat visant Breathe, la fondation artistique décrite dans Memorex, qui représente pour moi l’idée même de tolérance, de respect, de partage avec les autres cultures, d’échange avec d’autres réalités qui ne sont pas les nôtres, illustre parfaitement à mes yeux ce que cet acte vise et a toujours visé : engendrer la haine.

Le rejet.

Vouloir dominer et soumettre par la peur & le repli sur soi.

Quand j’ai commencé à écrire Memorex, donc, je n’avais aucune idée à quel point cet évènement, au centre de l’intrigue dans le roman, allait trouver un écho dans notre actualité. Quand la réalité rejoint la fiction, elle n’engendre hélas pas que du positif…

 Quand les attentats de Paris ont eu lieu, quand j’ai pu récupérer un peu mes esprits après l’onde de choc, je me suis réellement posée la question : « Puis-je mettre dans mon roman un acte similaire à ce que nous sommes en train de vivre ? En ai-je le droit ? »

Car, même si le contexte du roman est différent, le geste de semer la mort et la désolation, de s’attaquer aux valeurs essentielles que je nomme plus haut demeure le même.

Bon, pour des raisons pratiques – au mois de novembre, Memorex en était au stade des corrections finales – il m’aurait été impossible de changer complètement l’intrigue. Néanmoins, notre triste actualité, encore renforcée par les évènements ultérieurs, m’a poussé à m’interroger plus en détail sur mes motivations pour tisser l’histoire de Memorex autour de cet acte de destruction.

Et la réponse qui a émergé peu à peu au fil de mes réflexions, c’est que je ne pouvais pas ignorer ce qu’il se passait autour de moi.

Oui, je pouvais l’évoquer. La décrire.

Et surtout, face à cette violence, en réaction à celle-ci, mettre en exergue la force que nous trouvons dans la culture et la création.

 Car nous en avons tous et toutes besoin. On l’a vu d’ailleurs peu après les attentats – des dessins, des textes, des chansons, des créations graphiques, artistiques ont fleuri un peu partout.

Pour exprimer notre colère, notre chagrin, notre besoin de réponses.

Pour aussi tenter de comprendre ce qui ne peut être compris – ou du moins, tenter de l’appréhender.

Parce que nous nous devons d’avancer et que nous ne pouvons pas le faire les yeux bandés.

Bien entendu, nous avons tous et toutes le droit à la détente, à l’imaginaire et à l’évasion. J’espère d’ailleurs de tout cœur que Memorex répondra aussi à ce besoin.

Mais je sais aussi que ce texte reflète des questions que je me pose en ce moment, que j’ai ressenties encore avec plus d’acuité le 22 mars.  Quelque part, il m’a aidé  à définir ce qui est et reste le plus important pour moi et que je ne suis certainement pas la seule à ressentir comme tel.

Ces valeurs qui nous ont poussé, par nos œuvres multiples et diverses, à dire combien et toujours nous sommes, par le biais de la création culturelle, attachés à un socle commun qui est celui de la liberté, de la diversité. De la résistance face à ceux qui voudraient nous les arracher.

Combien notre amour de la vie est profond.

Mulberry Tree – Deuxième partie

Hello les gens,

Comme annoncé la semaine dernière, on se retrouve pour la deuxième partie de ma saga en cours, j’ai nommé Mulberry Tree !

couv_mulberry_tree

Et comme je suis sympa et que c’est le début du week-end – oui, il y a un rapport entre les deux… – voici les liens qui vont bien !

Mulberry_Tree_part_1

Mulberry_Tree_part_2

Je vous rappelle que les versions Epub & Mobi sont disponibles sur simple demande à l’adresse : cindy.van.wilder@gmail.com

Et pour plus de Bonus, rendez-vous aussi sur Wattpad 🙂

Bonne lecture !

Liste de lecture spéciale été

Comme vous avez pu le constater, je n’ai plus posté récemment de chroniques lecture, excepté dans le cadre d’une interview d’auteur. Moitié par paresse – je suis une grande flemmarde, même si certain(e)s ne me croient pas…- moitié car établir des listes thématiques quand l’occasion se présente, comme c’est le cas ici, me plaît beaucoup plus !

Vous êtes prêts ? Let’s go !

three_day_summer

Commençons par un titre VO qui fleure bon l’été, à savoir Three Day Summer de Sarvenaz Tash. Et pas n’importe quel été, puisque ce roman retrace le parcours de deux ados, un festivalier et une infirmière volontaire, en plein Woodstock! Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai rarement croisé cette période en YA ! Vous voulez du rock n’ roll, une jolie romance et une furieuse envie d’écouter du Jimi Hendrix ? Ce roman est pour vous !

latour

J’en parlais hier, donc si vous avez manqué cet article, laissez-moi vous faire un topo : vous voulez frissonner ? Vous aimez les personnages dont on ne sait pas que penser, qui vous fascinent complètement dès la première page ? Plongez donc dans la Tour, une novella oppressante et à la fois libératrice – vous comprendrez ce que je veux dire 😉 – par Cécile Duquenne ! Et pour les réfractaires au numérique, sachez que la version papier arrive bientôt 🙂

more_happy_silvera

Attention, OLNI (Objet Littéraire Non Identifié – et c’est tant mieux) en approche ! Ce roman fait le buzz même avant sa sortie et nul doute qu’il arrivera bientôt chez nous en VF… Aaron Santo vit dans le Bronx, dans un appartement avec sa mère et son frère aîné, tous deux travaillant double depuis que leur père s’est suicidé dans la salle de bains. Heureusement, Aaron peut compter sur le soutien de sa copine, Geneviève, et de ses amis d’enfance. Mais l’arrivée d’un nouveau locataire, Thomas, dans leur immeuble, va tout bouleverser.

Vous pensez que ce roman est une « simple » histoire d’amour LGBT ? Franchement, vous êtes à mille lieues de ce qu’est réellement More Happy Than Not. C’est un roman qui commence doucement, et ce rythme convient parfaitement à la voix d’Aaron. Vous ne vous attendez certainement pas à ce qui va suivre – moi non plus, d’ailleurs ! J’ai été complètement surprise, voire bouleversée par ce qui arrive. C’est en tout cas une superbe réflexion sur le courage, l’acceptation de soi et l’amour sous toutes ses formes. A lire – et prenez des mouchoirs à côté de vous !

fanny_charlotte_bousquet

Une romance atypique et surtout le formidable parcours d’une jeune femme déterminée à suivre sa carrière d’actrice, voilà ce que nous offre Charlotte Bousquet avec Fanny. Fanny revient en France après avoir tenté sa chance aux Etats-Unis, décidée à décrocher le rôle dont elle rêve. Elle n’a certainement pas anticipé l’appel au secours d’une amie, ni même qu’elle devra affronter de vieux démons… J’ai beaucoup aimé ce roman, tout en justesse et en sensibilité, et servi par la superbe plume de Charlotte.

manifesto_interesting

Fini hier et je peux vous dire que ce roman m’a secoué ! The Manifesto on How to be Interesting – pas de VF à ma connaissance – retrace le parcours de Bree, dix-sept ans, une ado mal dans sa peau et déterminée à devenir écrivain. Mais après une nouvelle vague de refus pour son second roman et une discussion plus qu’alcoolisée avec son meilleur ami, Bree décide d’ouvrir un blog. Le but ? Y relater toutes les nouvelles expériences qu’elle est bien décidée à vivre…

C’est un roman qui vous secoue, qui vous fait rire aussi tout en abordant des thèmes qu’on a tous vécus adolescent – le harcèlement, la sensation de ne pas être à sa place, la jalousie envers les élèves « populaires », la volonté de changer. Il m’a renvoyé direct dans mon adolescence, où je ressemblais pas mal à Bree et j’ai été touchée par le parcours de cette jeune femme, qui se métamorphose… Pour le pire ou le meilleur ? Je vous laisse découvrir… Un roman et une auteur assurément à suivre !

pirates

Vous aimez de l’action, de l’aventure et chanter des airs de piraterie ? Ne cherchez pas plus loin, Les Pirates de l’Escroc-Griffe sont prêts à vous accueillir à bord ! C’est à une aventure palpitante, virevoltante et aussi sacrément pétaradante que Jean-Sébastien Guillermou, auteur à l’imagination débordante, vous convie avec ce premier tome, paru dans la collection Snark de Bragelonne (numérique + impression à la demande). Vous voulez en savoir plus ? Lisez donc l’interview de l’auteur ! 

behind_scenesdahlia-adler-under-the-lights

Et on va finir enfin sur un dyptique VO de Dahlia Adler, Behind the Scenes & Under the Lights, dont chaque tome peut se lire indépendamment (pour preuve, j’ai commencé par le deuxième…). Une auteur que j’ai découverte via Twitter, comme d’habitude, et qui m’a interpellé par son franc-parler et son humour, deux traits que l’on retrouve dans cette très chouette saga, qui suit deux meilleures potes, l’une, une étudiante modèle qui rêve d’intégrer l’unif de Columbia, l’autre, une actrice d’origine coréenne, qui est bien déterminée à tracer sa route à Hollywood. C’est frais, fun, romantique sans être guimauve et ça se dévore délicieusement bien !

Et voici pour mes suggestions de lecture ! N’hésitez pas à partager les vôtres 😉 Je vous souhaite en tout cas un super été comblé d’émotions livresques en tout genre… et on se retrouve lundi pour le dernier post de ce blog avant les vacances !

Imaginales 2014 : Demandez le programme !

Lundi, je vous parlais justement, en relation avec le thème de cet article, du festival des Imaginales 2014, 13e édition!

imaginales2014

Comme je le disais, c’est la première fois que j’y assisterai en tant qu’auteur.

Quelques infos à ce sujet !

En plus d’apprendre avec grand plaisir & émotion que le premier volume des Outrepasseurs est nominé pour le prix Imaginales, dans la catégorie jeunesse, je prendrai part à 4 conférences durant le festival.

jeudi 22 mai

14h00 — Raconteurs d’histoires

Passion d’inventer !

Café littéraire.

samedi 24 mai

10h00 — Premiers romans, nouveaux talents…

Quand un inconnu vous surprend !

Café littéraire.

dimanche 25 mai

10h00 — Ecrire un premier roman

Et trouver son éditeur !

Café littéraire.

18h00 — Un dernier pour la route!

Pourquoi être écrivain ?

Café littéraire.

N’hésitez pas à feuilleter le programme jour après jour et/ou à consulter les profils de chaque auteur.

Pour ma part, je vous y attendrai avec plaisir!

Hommage à Rimbaud

Parce qu’après avoir célébré l’anniversaire de Stoker, je ne pouvais pas ignorer la date commémorant le décès de Rimbaud, un de mes poètes préférés et dont la fureur de vivre transparaît dans chacune de ses oeuvres, petit hommage à celui qui fut surnommé « l’homme aux semelles de vent » :

« Jadis, si je me souviens bien, ma vie était un festin où s’ouvraient tous les coeurs, où tous les vins coulaient.

Un soir, j’ai assis la Beauté sur mes genoux. – Et je l’ai trouvée amère. – Et je l’ai injuriée.

Je me suis armé contre la justice.

Je me suis enfui. O sorcières, ô misère, ô haine, c’est à vous que mon trésor a été confié !

Je parvins à faire s’évanouir dans mon esprit toute l’espérance humaine. Sur toute joie pour l’étrangler j’ai fait le bond sourd de la bête féroce.

J’ai appelé les bourreaux pour, en périssant, mordre la crosse de leurs fusils. J’ai appelé les fléaux, pour m’étouffer avec le sable, avec le sang. Le malheur a été mon dieu. Je me suis allongé dans la boue. Je me suis séché à l’air du crime. Et j’ai joué de bons tours à la folie.

Et le printemps m’a apporté l’affreux rire de l’idiot.

Or, tout dernièrement, m’étant trouvé sur le point de faire le dernier couac ! j’ai songé à rechercher la clef du festin ancien, où je reprendrais peut-être appétit.

La charité est cette clef. – Cette inspiration prouve que j’ai rêvé !

« Tu resteras hyène, etc… » se récrie le démon qui me couronna de si aimables pavots. « Gagne la mort avec tous tes appétits, et ton égoïsme et tous les péchés capitaux. »

Ah ! j’en ai trop pris : – Mais, cher Satan, je vous en conjure, une prunelle moins irritée ! et en attendant les quelques petites lâchetés en retard, vous qui aimez dans l’écrivain l’absence des facultés descriptives ou instructives, je vous détache des quelques hideux feuillets de mon carnet de damné. »

 

 rimbaud