Octobre 2018 : le CR !

En ce premier mois de – véritable – automne – suis-je la seule que la fuite de l’été indien soulage ? – voici donc le récap de ce mois d’octobre, qui, il faut bien le dire, s’est révélé bien chargé !

Côté écriture 

Entre mettre les dernières touches à Terre de Brume number two avant de l’envoyer à l’équipe de Rageot…

 

Alors que vous pouvez toujours découvrir le premier tome en librairie… ici, en bonne place à la librairie l’Oiseau-Lire de Visé !

les corrections éditoriales de mon roman à quatre mains avec Agnès Marot, #TousDebout et – naturellement – l’inévitable challenge s’invitant au moment où je m’y attends le moins (parce que sinon, me chuchote Muse, ce n’est pas drôle !)

on peut dire que je n’ai pas chômé ce mois-ci !

J’en profite pour souhaiter un joyeux NaNoWriMo à celleux qui se lancent dans l’aventure !

 

Côté publications

Naturellement, c’est celle de Terre de Brume qui domine 😉 Alors que j’achève le tome 2 (et dernier, d’ailleurs. Je précise car on me demande si c’est une trilogie, hé non, l’histoire se clôture bel et bien dans ce second tome !), vos retours sur le tome 1 sont hyper nombreux ! Un grand merci pour tous vos petits mots, vos avis, vos photos et vidéos via Instagram ❤️

Petit florilège de chroniques :

 

 

La chronique super enlevée de Plumes de Lune

L’avis de Minimouthlit

 

Côté salons

Bon, entre les Halliennales (aka un de mes salons préférés) et la Foire du livre de Saint-Etienne (que j’ai découverte cette année), je pourrais en parler pendant des heures, mais pour faire simple :

QUE DU BONHEUR !!

Un immense merci aux organisateurs, aux libraires, aux bénévoles et naturellement, au public présent lors de ces deux manifestations. Retrouver les potes auteurs & autrices, faire connaissance avec de nouvelles têtes, avoir des émotions de dernière minute car on s’est trompé de tram (ahum)… C’est là les imprévus de salons et qu’est-ce que c’est chouette !

Vous pouvez retrouver les prochaines dates ici et en attendant de vous dévoiler l’agenda 2019, qui se remplit lentement mais sûrement, je vous promets d’ici peu une newsletter spéciale Montreuil ! 🙂

 

Côté initiatives

J’ai aussi profité de ce mois d’octobre pour lancer, de manière plus ou moins impromptue, une initiative qui me tient particulièrement à coeur : #freedomtokiss / #baiserscontrelhomophobie

Parce que les agressions homophobes, où qu’elles se passent et quelles qu’elles soient, doivent être condamnées.

Parce qu’il est impensable que les baisers et autres marques d’affection soient non tolérées par certain-e-s, au point de provoquer coups, blessures et insultes,

Parce que le silence et l’indifférence tuent tout autant que la violence et la bêtise,

J’ai donc lancé #freedomtokiss / #baiserscontrelhomophobie.

Si vous désirez davantage d’informations, voici l’article et la vidéo récap.

N’hésitez pas à vous engager, j’espère vous voir nombreux et nombreuses d’ici la fin décembre 🙂

 

Côté lectures & découvertes

Celleux qui suivent mes stories sur Instagram m’ont déjà entendu sur ce sujet – j’ai découvert (20 000 ans après tout le monde) le très chouette et très intéressant podcast de la Poudre.

Le principe est simple :

Lauren Bastide reçoit dans une chambre d’hôtel une femme inspirante, artiste, activiste, politique pour une conversation intime et profonde.

Pour l’instant, je n’ai suivi que l’épisode spécial Sorcières avec Mona Chollet et ça tombe plutôt bien, car je venais d’acheter ce bouquin :

Pour le moment, je peux vous dire que je le savoure…

A bientôt pour de prochaines nouvelles !

 

Démystifier l’écriture (II)

Première partie ici ! 


Soumission aux éditeurs/éditrices

Premier conseil et le plus important quand vous soumettez à un éditeur : RENSEIGNEZ VOUS ! Là non plus, ne faites pas l’autruche et ne soumettez pas à l’aveuglette. Est-ce que vous vous présenteriez à un contrat d’embauche sans avoir pris le moindre renseignement sur votre employeur ? Non. Donc agissez de même avec votre manuscrit. Soyez professionnel-le-s et informez-vous.

Visitez le site Internet. Regardez ses publications. A-t-il un diffuseur/distributeur? parlez aux autres auteurs/autrices de la maison. Au besoin, contactez une association de défense des auteurs/autrices (je vais y revenir). Bref, renseignez-vous. Ne foncez pas tête baissée sur la première offre alléchante. Parce que vous risquez de vous en mordre les doigts.

On me dira – oui, mais c’est difficile d’être publié ! On n’a pas toujours le choix de la ME (maison d’édition) qui va nous publier. A ceci, je réponds Oui…. mais Non. Oui, c’est difficile d’être publié. Oui, votre manuscrit pourra se voir refuser à de nombreuses reprises. Pour autant, ce n’est pas impossible non plus. Quant à la ME qui va vous publier… De nouveau, ce n’est pas une faveur qu’on vous accorde. C’est une relation commerciale qui se noue ayant pour objet votre manuscrit. De nouveau, est-ce que vous signeriez un contrat d’embauche sans le lire, juste parce qu’un employeur vous a dit oui ? J’espère pour vous que non, parce que vous risquez fort de le regretter. Il en va de même pour votre manuscrit.

Soyons clair-e-s une fois de plus – combien de temps avez-vous passé sur ce texte ? Des semaines, des mois, des années ? Vous vous rendez bien compte de la somme de travail, alors pourquoi le céder au premier venu qui lui ferait les yeux doux sans se renseigner d’abord ? De nouveau – soyez professionnel-le dans votre démarche ! Et il en va de même pour le contrat d’édition (je parle toujours à compte d’éditeur).

Le contrat d’édition

Nous y voilà enfin – le contrat d’édition de votre manuscrit. Premier conseil : NE RIEN SIGNER AVANT DE LE LIRE. Vous pensez que ça va de soi ? Hélas, non.

Deuxième conseil : prenez le temps de le lire. Personne (enfin j’espère! ) ne vous met la pression, voire le couteau sous la gorge pour le signer, n’est-ce pas ? Et c’est bien souvent le premier contrat de ce type que vous avez sous les yeux. Donc oui, vous avez le droit de prendre le temps de la réflexion avant de signer ! Et vous savez quoi ? Vous avez même le droit de vous informer auparavant !

Oui mais… à qui demander ? En premier lieu : aux auteurs/autrices déjà publié-e-s si vous en connaissez. Ne vous contentez pas d’un seul avis, demandez-en plusieurs. Vous verrez que cela vous sera d’une aide précieuse dans le reste de votre carrière. Vous ne connaissez pas d’auteurs/d’autrices ? Ou vous voulez demander à qqun d’autre, qqun ayant une vue plus globale du monde de l’édition ? … Devinez quoi ? Ça existe (si, si). Les associations d’aide et de défense des intérêts des auteurs & des autrices sont là pour vous !

  • Les bonnes adresses (en Belgique et en France)

Alors, je vais en citer quelques-unes, pas toutes (de nouveau, je ne prétends pas être exhaustive sur le sujet). On va commencer par la Belgique et la SCAM qui réalise un énorme travail à ce sujet (j’y suis d’ailleurs affiliée).

Je signale également une de ses publications qui est juste géniale, qui pourra vous servir tout au long de votre carrière concernant justement les rémunérations des différentes activités que vous pourrez peut-être exercer durant votre carrière : Le barème des prestations ponctuelles pour auteurs et autrices de l’écrit. 

En France, vous avez la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse, qui publie notamment le très utile contrat al dente.

Un document dont je vous conseille vivement la lecture avant même de signer votre contrat d’édition !

Il existe également d’autres ressources qui peuvent vous permettre de prendre des informations sur les réalités du métier d’auteur/d’autrice.

En Belgique, vous avez le service promotion des lettres de la fédération Wallonie-Bruxelles.

Par ex. enseignant-e-s et auteurs/autrices belges, savez-vous que grâce au programme Ecrivains en classe, vous pouvez inviter/être invité lors d’interventions scolaires à la charge de la FWB ?

Ou encore que vous pouvez demander des aides financières/subsides, que vous soyez auteur/autrice/animateur/animatrice d’atelier d’écriture et autres ?

En France, vous avez par exemple les ressources du Centre national du livre, où vous trouverez non seulement des ressources comme ce guide des auteurs, mais aussi des informations sur les bourses et autres aides dont vous pouvez bénéficier.

TBC !

Démystifier l’écriture (1)

Il y a quelque temps, j’ai commencé sur twitter – sur une impulsion, comme d’habitude oserais-je dire – un fil (assez long) d’abord sur le fait de se professionnaliser en tant qu’auteur/autrice, et ensuite, sur les ressources bien utiles à avoir sous la main quand on débute dans le métier !

Parce que tout se perd assez vite sur les réseaux sociaux, voici donc la première partie de ce fil 🙂 Enjoy !

  • Sur le titre d’auteur/d’autrice

D’abord, une mise au point : je vois encore trop souvent des auteurs et autrices nier le titre d’écrivain, d’auteur et trouver toutes les variantes possibles et imaginables comme si ielles étaient indignes de ce titre. Newsflash, people : dès que vous écrivez, que ce soit pour être publié-e ou non, que vous écriviez des nouvelles, de la romance, du contemporain, des poèmes, etc… Vous êtes auteur/autrice. Arrêtons d’agir comme si ce métier était un droit divin ou un privilège décerné par de mystérieuses autorités. La réalité du métier est bien plus prosaïque que ça. Donc sans vous prendre pour le prochain prix Goncourt ou la future JK Rowling (parce que soyons clair-e-s, vous risquez de sévères désillusions si c’est le cas) assumez votre statut d’auteur & d’autrice. Vous verrez que ça vous rendra service !

  • Comment se professionnaliser

On va parler ici de ce qui se passe pendant et après l’écriture, à savoir comment se professionnaliser. Naturellement, je vais parler de ce que je connais et c’est loin d’être exhaustif, donc n’hésitez pas de votre côté à vous renseigner. J’ai déjà abordé dans cet article les choses à savoir lorsqu’on soumet un manuscrit et les documents qui vous seront (certainement) demandés. Rien que par cette démarche, qui indique votre volonté d’être publié-e, vous avez déjà entamé le processus de professionnalisation. Vous considérez que votre manuscrit peut être publié = vous avez donc conscience de sa « valeur ». Je ne parle pas de sa valeur financière, on y reviendra après. Pour le moment, je parle de sa valeur, de son statut à vos yeux. Vous avez mis des mois, voire des années pour l’achever, le peaufiner, le rendre le meilleur possible. C’est quelque chose qui vous tient nécessairement à coeur. C’est une valeur de coeur. A présent que vous vous engagez dans le processus de publication en le soumettant aux éditeurs, vous devez prendre conscience d’un autre aspect potentiel de votre manuscrit – sa valeur financière/monétaire. Parce que soyons clair-e-s : si les livres étaient gratos, vous le sauriez. Donc, du moment qu’il faut payer pour l’acquérir, l’objet en question a une valeur commerciale. Ce qui n’enlève rien aux autres aspects qu’il peut revêtir, mais autant ne pas faire l’autruche.

Surtout que cela ne vous rendra pas service, en fin de compte. Car croyez bien que les autres acteurs de la chaîne du livre, eux, en ont parfaitement conscience. Donc responsabilisez-vous et ouvrez les yeux sur la réalité de votre statut et de ce que vous avez produit. Ce que je vois aussi trop souvent, c’est l’auteur/l’autrice parler de la publication de son bouquin comme si l’éditeur/l’éditrice lui avait décerné une immense faveur ce faisant.

 

Un éditeur/une éditrice, s’iel est bien informé-e et connaît son métier, est qqun qui non seulement apprécie les textes pour leur valeur littéraire, mais aussi doit tenir compte de leur potentiel commercial. Parce que, les gens, pas plus les auteurs que les éditeurs ou les autres acteurs de la chaîne du livre ne vivent d’amour de la littérature et d’eau fraîche. Donc, si un éditeur/une éditrice se dit intéressé-e par votre manuscrit, c’est qu’iel a parfaitement conscience de son potentiel commercial & de la valeur que ce dernier peut prendre sur le marché du livre. Une fois de plus, ca n’enlève rien à la valeur littéraire de votre texte : bien sûr qu’un éditeur/une éditrice peut avoir un coup de coeur pour votre manuscrit (et je vous le souhaite !) Mais il faut arrêter de faire l’autruche et éviter la question de votre rémunération. Parce que qui dit publication dit OBLIGATOIREMENT contrat dit OBLIGATOIREMENT rémunération. Mettez-vous bien ça dans le crâne.

Naturellement, je parle ici de contrats à compte d’éditeur (à savoir l’éditeur prend la charge financière de la publication). Je vous invite à consulter cette page pour plus d’informations – HAUTEMENT NECESSAIRES – concernant les contrats d’édition.  

TBC !

#FAQAgent – Le récap’

Vendredi dernier, Roxane Edouard et moi-même avons donc inauguré la première session de #FAQAgent sur Twitter. Vu le succès, je peux déjà vous dire qu’il y en aura d’autres !

En attendant les prochaines dates et à la demande de plusieurs d’entre vous, qui n’ont pas pu y assister, voici donc un petit récap’ des questions/réponses 😉

Comment trouver un agent ? Et est-il judicieux d’en trouver un dès son premier roman ?

Roxane : Il y a encore peu d’agents francophones mais il y en a. Ils ne sont pas toujours super « visibles » mais tu peux trouver une liste ici:

Il vaut mieux viser ceux qui sont membres de l’AALF. Et puis, notre ami Google peut toujours renseigner ou le bouche à oreille !

Pour répondre à ta 2ème question, je pense qu’il est tout à fait judicieux d’avoir un agent dès son premier roman. L’idée est de développer une collab’ sur le long terme et de construire une carrière en France mais aussi à l’étranger et au niveau audiovisuel aussi.

Cindy : A mon tour de développer côté autrice : perso, quand on débute dans le métier, ben c’est un apprentissage sur le tas. Pour ça qu’il est vraiment super important d’être bien entouré-e comme j’ai déjà eu l’occasion de te le dire 🙂

Donc, oui, je ne vois pas pourquoi un-e agent-e ne serait pas utile (et même nécessaire !) dès le premier roman, ne serait-ce que pour épauler lors de la signature du contrat de publi 🙂

Naturellement il faut aussi que l’agent-e prenne le « risque » de t’épauler dès le départ. Il faut voir aussi selon les désirs de chacun-e 🙂 Certain-e-s sont prêt-e-s à le faire, d’autres pas.

Est-ce qu’un agent littéraire a certaines attentes envers un premier manuscrit envoyé ? A part ce qui semble « logique » (manuscrit corrigé, bien présenté etc..)

 

Roxane : Chaque agent aura sans doute des modalités de soumissions donc dans l’idéal, il faut bien se renseigner au préalable et suivre les modalités de chacun.

Après, on a tous conscience qu’une soumission de premier roman va nécessiter un certain travail et donc les attentes sont différentes par rapport à une soumission d’un auteur déjà publié.

Perso, je recherche toujours des voix, un style différent et des thèmes qui me touchent. Beaucoup se joue sur les premières lignes donc travaillez-les bien! Le nombre de soumissions que je reçois avec une ouverture avec un perso qui se réveille et se regarde dans le miroir…

Cherchez à vous démarquer dans votre présentation et dès les premières lignes !

Il y a des formations particulières pour être agent(e) littéraire ou pas du tout ? On associe jamais ce métier avec les livres. Quelle est la base du travail d’agent(e) et pourquoi en France ce n’est pas aussi développé selon vous deux?

 

Roxane : Il y a autant de façon d’être un agent qu’il y a d’auteur. L’agent s’adapte aux besoins de ses auteurs. Certains ont besoin d’être plus ou moins encadrés à différents stades du processus. Pour un 1er roman, je fais beaucoup de travail édito, beaucoup de relectures, échanges sur le texte avant même soumission à un éditeur. Pour un auteur établi qui vend sur présentation et texte partiel, ma présence est différente. Un agent t’accompagne à chaque étape (soumission, négociations, contrat, compta, présentation aux éditeurs étrangers). La relation auteur/éditeur est donc simplifiée, pas de discussions gênantes concernant la rémunération etc. Concernant le manque d’agents en France, les choses sont en train de changer et la profession se développe et à mon sens c’est très positif pour l’ensemble de l’industrie.

Cindy : J’ajouterais que vu le contexte culturel francophone, où on tient à une relation directe auteur/éditeur, l’intermédiaire n’a pas vrt eu d’opportunité pour se développer, du moins jusqu’à maintenant 🙂

Comment tu choisis les auteur(trice)s que tu vas « défendre »? Ils/elles te contactent ou tu les découvre à travers leurs publications, sur des plateformes spé (ex: Wattpad) ?

 

Roxane : Je fonctionne au coup de cœur donc je prends peu de projets. Il y a aussi l’aspect humain (il faut qu’on s’entende bien quoi !). En général, on me contacte mais si je tombe amoureuse d’un texte, je n’hésite pas à contacter l’auteur/rice.

La question se pose donc de savoir si les agents sont aussi ouverts à des auteurs qui en sont à leur premier roman ?

 

Roxane : Il est clair que ce ne sera pas le cas de tous les agents selon où ils en sont eux-mêmes dans leur carrière et les auteurs qu’ils représentent déjà. Perso, je trouve passionnant de commencer à travailler avec quelqu’un dès le début de sa carrière.

Si je pense comprendre en ce qui concerne les premières lignes du manuscrit, j’avoue que la présentation reste un peu floue pour moi. En gros c’est un document où on se présente ? Par exemple, ce qu’on fait dans la vie, pourquoi on écrit mais tout en essayant d’être original et d’attiser la curiosité de l’agent ?

Roxane : Dans l’idéal, je demande un pitch court du projet avec un peu d’info sur l’auteur dans l’email de soumission. En pièce jointe, syno et trois premiers chapitres. Il faut se démarquer pas la qualité et les thèmes. Pas besoin de faire une présentation super flashy

Cindy : Et je rappelle que j’ai dédié un article entier à ce sujet.

Et à part sur Paris, peut-on trouver des agent-e-s en province ?

Cindy : ça se peut, même si les principaux, j’imagine, vont être sur Paris. Après, la distance géographique n’est pas spécialement un souci. Je suis en Belgique, Roxane est à Londres, et on parvient très bien à communiquer ensemble.

Et en général, est-ce que vous avez des conseils pour un auteur/ une autrice qui veut se lancer pour la première fois dans le monde de l’édition ? Est-ce qu’il est mieux de passer par un agent littéraire ou directement par une ME ? Les deux en même temps ?

 

Roxane : Je préfère recevoir des textes qui n’ont pas été soumis car il est parfois difficile de faire relire un projet par une maison d’édition qui l’a déjà refusé même si le projet a beaucoup évolué depuis.

Les agents accompagnent-ils aussi sur l’aspect audiovisuel ?

 

Cindy : Ces aspects dépendent aussi des négos avec les éditeurs. C’est un aspect qui apparaît direct dans le contrat de publi. Après, il faut voir si l’agent-e souhaite s’en charger.

Roxane : Tous les agents ne sont pas en mesure de le faire (cela dépend de la taille de leur structure) mais dans l’idéal, ton agent te représente pour tout. Je ne m’occupe pas de l’audio-visuel moi-même mais j’ai des collègues en interne qui le font.

Comment ça se passe pour la rémunération des agent-e-s ? est-ce que c’est un pourcentage ou est-ce des sommes fixes comme un salaire (/mois, /an ?) ?

 

Roxane : Bonne question ! Un agent est payé à la commission, en général entre 10 et 15% de l’avance et des droits. L’agent n’est donc pas payé avant que l’auteur ne soit payé.

Cindy : D’où le fait que l’agent-e a forcément à cœur les intérêts des auteurs/autrices qu’iel représente. Après, il faut naturellement rester dans une certaine mesure & la logique de la chaîne du livre 🙂

Comment se passent les relations avec les ME ? Ca a été difficile de leur imposer un agent ? Généralement en France elles n’aiment pas trop ça il me semble.

 

Roxane : Beaucoup de maisons qui publient des auteurs étrangers ont l’habitude des agents. La question se pose donc plutôt pour les structures qui ne publient que des auteurs francophones. Il faut donc beaucoup communiquer/expliquer/rassurer sur le rôle de l’agent. Au final, on est tous dans la même équipe et on veut tous le succès de l’auteur et du livre. Il s’agit donc d’une collaboration à plus grande échelle.

Cela vous est déjà arrivé de vous heurter à un refus catégorique d’une ME de travailler avec un auteur et son agent ?

 

Roxane : C’est très rare mais c’est arrivé à deux reprises.

Quel type de contrat lie l’auteur à l’agent ? C’est sur un nombre d’année, de projets ?

 

Roxane : On signe une lettre de représentation qui indique la commission, etc. Cette dernière peut être résiliée à tout moment. Petite précision, l’agent continue à toucher une commission sur les contrats qu’il a conclus même après l’arrêt de la collaboration.

 

J’espère que ce récap’ vous aura parlé 🙂

#FAQAgent

Hello tout le monde !

En attendant le CR de ce mois de mai, j’ai le plaisir de vous annoncer un évènement qui se tiendra le vendredi 8 juin de 10 à 11h30 sur Twitter, à savoir #FAQAgent.

 

Comme vous le savez, je suis représentée depuis plus d’un an à présent par Roxane Edouard, agente littéraire chez Curtis Brown (si vous avez raté son interview, c’est par ici).

Quand j’ai clôturé le dernier article concernant le monde de l’édition & de la publication, je me suis dit que ce serait sans aucun doute très utile d’expliquer ce qu’est un-e agent-e littéraire, comment iel travaille, ce qu’iel fait pour l’auteur/l’autrice, etc. Un métier qui est encore très méconnu dans la sphère francophone.

Après discussion avec Roxane, nous nous sommes donc mises d’accord sur un évènement interactif, qui vous permettra de poser toutes les questions que vous pourriez avoir à ce sujet 🙂

Nous vous donnons donc rendez-vous pour une séance de questions/réponses sur Twitter le vendredi 8 juin de 10 à 11h30. N’hésitez pas à nous suivre et à nous tagguer toutes deux en utilisant le #FAQAgent.

Une précision cependant : Cette discussion est uniquement réservée aux questions générales. Pas la peine donc de soumettre vos pitches/projets littéraires lors de cette séance questions/réponses, ce n’est pas le lieu. Merci d’en tenir compte.

A tout bientôt donc et en espérant que cette séance vous plaira 🙂

Le b.a.-ba de l’auteur/l’autrice : comment aborder un éditeur/une éditrice ?

Sur une idée de ma chère Roxane Edouard , je me suis lancée hier dans un fil sur Twitter concernant des questions auxquelles tout-e futur-e écrivain-e est confronté-e quand iel veut soumettre son manuscrit à des ME (comprenez maisons d’édition) – Comment aborder un éditeur/une éditrice si vous lae rencontrez pour de vrai ? Qu’est-ce qu’un synopsis ? Un pitch ? Une lettre d’intention/de présentation ? Comment les rédiger ?

Je dois dire que je ne m’attendais pas à autant de succès ! La nature des réseaux sociaux étant ce qu’elle est, j’ai donc décidé d’en faire un article sur ce blog, afin de « pérenniser » tout ça.

Conseils & suggestions préalables

 

Vous avez fini votre manuscrit, vous vous sentez aussi léger/légère qu’une plume et vous êtes sûr-e que vous tenez dans les mains le meilleur écrit que vous avez jamais produit ?

D’abord : félicitations !!

Ensuite : ATTENDEZ.

Si, si.

Attendez avant de l’envoyer, dans l’euphorie de ce marathon d’écriture clôturé, avant de l’envoyer aux ME. Répétez-vous cette phrase – ne JAMAIS envoyer sa première version aux ME.

Pourquoi ? Parce que je peux vous garantir qu’aussi brillante que soit cette première version, elle le sera bien plus encore si vous prenez le temps de laisser reposer cet écrit, de ne plus y toucher pendant quelques jours/semaines et puis de le reprendre à tête reposée. Bizarrement (ou pas), vous vous apercevrez qu’il demeure des fautes, des coquilles, des choses que vous auriez voulu expliquer davantage ou supprimer…

Et c’est bien normal.

Autre suggestion utile – confiez votre écrit à quelqu’un d’autre. Quelqu’un, qui, dans la mesure du possible, pourra vous donner un avis constructif sur ce dernier. Il ne suffit pas de savoir si cette personne a aimé ou pas votre écrit, il sera bien plus intéressant de savoir pourquoi.

Enfin, dernier conseil : soyez ouvert-e à la critique. Honnêtement, si vous n’êtes pas prêt-e à changer quoi que ce soit dans votre roman, ce n’est pas la peine de chercher un éditeur/une éditrice. Car je peux vous garantir qu’on conseillera des modifications. Ce n’est pas pour autant que vous devez dire « Oui » à toutes les suggestions, cependant; Sachez faire le tri entre les remarques que l’on vous adresse – ce qui vous semble judicieux, coller dans le cadre de votre roman ou au contraire, celles qui ne correspondent pas à ce que vous vouliez faire.

Ca vous semble insurmontable, dit ainsi ? Ne paniquez pas ! Le métier d’auteur/d’autrice s’apprend « sur le tas », à défaut de cours de creative writing comme on en donne ailleurs.

En résumé – en tant qu’auteur/autrice, vous êtes seul maître à bord, mais vous pouvez aussi tendre l’oreille à celleux qui vous assistent. Vous verrez, votre ouvrage n’en sera que meilleur !

Synopsis, pitch, lettre d’intention…

Ca y est, vous vous apprêtez à soumettre votre roman aux ME.

Vous lisez les consignes d’envoi présentes sur leurs sites Web. Et là, vous voyez soudain apparaître les mots « synopsis », « lettre de présentation », etc.

Qu’est-ce que c’est ? Brève introduction.

  • Le synopsis

Le synopsis est avant tout un document de travail. C’est ce que l’éditeur/l’éditrice va consulter pour voir si votre manuscrit tient la route, si votre intrigue est cohérente ou encore comment se développent vos personnages au fil de celle-ci. Cela signifie que votre syno (de son petit nom) doit dévoiler COMPLETEMENT votre intrigue. Y compris la fin.

Ce n’est pas là que vous pourrez réserver des effets de suspense, du genre « Mais arriveront-ils à temps pour sauver le monde ? ». Dites d’emblée si vos héro-ïne-s y arrivent ou non.

Et dites-le de la manière la plus neutre possible. La plus simple également.

Votre synopsis doit idéalement tenir en une page, maximum deux. Le vôtre est plus volumineux ? Sortez la tronçonneuse et élaguez sans pitié.

Est-il facile d’établir un synopsis ? Absolument pas (je sais, je vous rassure vachement). Pour savoir si le vôtre est bon, faites le test – confiez-le à quelqu’un qui n’a pas lu votre ouvrage au préalable. S’iel ne comprends rien à votre intrigue, reprenez l’ouvrage.

 

  • La lettre de présentation/d’intention

En général, elle accompagne l’envoi de votre roman aux ME.

Premier conseil : faites COURT. Ce n’est pas l’endroit pour raconter votre vie/décrire toute la genèse de votre roman/ »Ma mère l’a lu, elle a adoré ! ».  Pas la peine d’écrire un (autre) roman.

Soyez neutre, bref et donnez les infos essentielles relatives à votre ouvrage – le(s) genre(s) (romance, SFFF, etc), le nombre total de caractères (regardez Word), tome unique ou pas et enfin, vos coordonnées.

Si l’éditeur/l’éditrice veut en savoir davantage, iel ne manquera pas de vous contacter par la suite.

  • Le pitch

Ce dernier est le plus souvent réservé à l’oral, mais il peut aussi se décliner à l’écrit. Le pitch, c’est une présentation-éclair de votre ouvrage. On peut le résumer en « Comment allécher au mieux le futur lecteur/la future lectrice en quelques lignes ? »

Et vous savez quoi ?

Lâchez-vous ! Rendez-le le plus alléchant possible (tout en respectant le cadre de votre roman. Inutile de mentir sur la marchandise). Le but est de faire dire à la personne qui vous écoute « Et ensuite ? »

Si c’est le cas, bingo.

 

Un pitch, ça se prépare à l’avance. C’est un outil qui vous servira tout au long de votre carrière d’écrivain-e. Car, si vous êtes publié-e et vous retrouvez devant une table de dédicaces, on vous posera naturellement la question « Et ça parle de quoi ? »

Inutile de référer la personne à votre 4e de couv’. Vous êtes là pour parler de votre roman (et le vendre aussi). Donc préparez votre pitch en prévision.

Comment aborder un éditeur/une éditrice ?

De plus en plus d’opportunités sont données aux primo auteurs/autrices de rencontrer leurs futur-e-s éditeurs/éditrices lors de « speed dating » éditoriaux (je pense par ex. à celui des Imaginales).

D’abord : adressez-vous à un éditeur/une éditrice comme vous le feriez avec votre futur boss. Ce n’est peut-être pas la peine de vous mettre sur votre trente et un, mais dans tous les cas – soyez professionnel-le. Votre éditeur/éditrice ne sera pas votre futur-e pote pas plus qu’iel ne représente un dieu littéraire sur terre.

 

Le courant passe et l’éditeur/l’éditrice vous demande d’envoyer votre manuscrit (conseil, ne l’ayez pas avec vous à moins de demande contraire expresse, en général, iels lisent de plus en plus en numérique) : super !

Iel ne vous le demande pas ? Pas grave. Passez au suivant.

Restez aimable et cordial-e. Pas la peine de vous fâcher ou de clamer que votre interlocuteur/interlocutrice n’a rien compris à votre génie. Pas la peine non plus de relancer tous les 15 jours (car oui, le milieu littéraire a son propre espace-temps… et il faut beaucoup BEAUCOUP de patience parfois pour obtenir une réponse. Croyez-moi sur parole !)

Vous pouvez être certain-e que personne n’aura envie de travailler avec vous, même si votre roman est génial, en effet.

Dites-vous que le nombre d’auteurs/d’autrices publié-e-s dès leur premier roman est réduit. En général, il faut attendre le second, troisième, quatrième ouvrage pour obtenir un « Oui ». Donc, au lieu de vous ronger les sangs devant votre boîte mail ou de vous torturer en songeant à tout ce que vous auriez dû faire autrement lors de cette rencontre,  STOP. Concentrez-vous sur des choses + constructives.

Lisez, explorez d’autres horizons, intéressez-vous à d’autres choses, en bref nourrissez la Muse. Et préparez votre prochain ouvrage 😉

Et puis, sachez aussi vous entourer de personnes partageant la même passion que vous. Il y a assez de ressources IRL (ateliers d’écriture, etc) ou sur le Web (comme CoCyclics) pour que vous ne restiez pas seul-e dans votre coin. Vous verrez, vous aurez besoin d’être épaulé-e dans ce parcours !

Vous avez des questions ? Dites-les en comm’ 😉

Avril 2018 : le CR !

Côté écriture

Ou devrais-je plutôt dire côté corrections ? Car les rounds s’enchaînent (mais ne se ressemblent pas ah ah !)
La dernière victime en date est naturellement Terre de Brume, dont le premier tome sortira chez Rageot à la rentrée 2018. Je peux vous dire qu’on s’active en coulisses et qu’avec un peu de chance, je pourrai vous en révéler davantage à ce sujet très bientôt !

En attendant… Work and wait 😉

Côté dédicaces 

Au revoir premier semestre 2018 – avec un final éblouissant à Grésimaginaire mi-avril. C’est toujours un bonheur de retrouver ce salon, son ambiance conviviale et toute son équipe aux petits soins avec les auteurs & autrices, sans parler du public toujours au rendez-vous 😉 En plus, le temps était au beau fixe… Que demander de mieux ?

En attendant, on prépare les salons du second semestre 2018, avec quelques belles surprises au RDV ! J’ai hâte de pouvoir vous en dire davantage.

Côté site

Une fois n’est pas coutume, je vais donc vous parler de mon site, qui vient d’être complètement lifté/réaménagé, grâce aux bons soins de Miss Mirrorcle World.

Désormais, ce sera le RDV incontournable si vous voulez être informé-e des dernières nouvelles en exclusivité !

Deux moyens pour ce faire :

  • Vous pouvez consulter régulièrement l’onglet News
  • Ou vous pouvez également vous abonner à la toute nouvelle newsletter sur la page d’accueil du site !

 

En parlant d’en savoir davantage, voilà un bon moyen, n’est-ce pas ?

Côté Divers

  • D’abord un article dont je suis très fière, pour commémorer la journée internationale de l’asexualité le 26/4, Aude Réco m’a invité à prendre la parole à ce sujet sur son site et j’en ai profité pour faire un petit clin d’oeil à LLEAN 🙂

 

  • Je profite aussi de ce CR pour parler d’un sujet qui me tient à coeur, à savoir l’emploi du mot « autrice« . J’ai eu l’occasion de voir ces derniers jours la discussion se (ré)enflammer sur les RS à ce sujet et je me suis dit que c’était important pour moi de m’exprimer, étant donné que, comme vous pouvez le voir, j’utilise « autrice » pour me définir.

Je ne vais pas revenir sur les raisons d’utiliser ce mot, d’autres articles les ont démontrées de manière brillante (exemple et exemple), je vais plutôt vous parler de ce qu’il représente pour moi. Je l’ai découvert il n’y a pas si longtemps et après quelques jours de réflexion, je l’ai directement adopté, l’utilisant aussi bien à l’oral qu’à l’écrit.

Pour moi, ce mot est logique, semble aller de soi, surtout quand on connaît son parcours historique. Employer un mot qui a longtemps été interdit, rabaissé en même temps que ses utilisatrices, voilà qui me plaît !

Comme je le disais plus haut, j’ai eu l’occasion de voir que tout le monde ne partageait pas cet avis. Soit, chacun-e son choix. Ce qui m’attriste et m’enrage en revanche, c’est de voir les reproches dirigés contre ce mot.

Depuis le « c’est moche » (bizarre, on n’en dit pas autant de lectrice, traductrice, illustratrice, etc… Serait-ce parce qu’au contraire d’autrice, on nous a habitué à les dire depuis l’enfance ?) jusqu’au « Vous allez trop loin avec votre féminisme » (comme s’il s’agissait d’une menace au lieu d’un mouvement prônant plus d’égalité dans notre société) en passant par « Vous voulez nous l’imposer ! » (A-t-on déjà mis un couteau sous la gorge pour que vous utilisiez un mot plutôt qu’un autre ? Je ne pense pas), bref « autrice » en voit de toutes les couleurs.

Et puis il y a la question du mot « auteurE« .

Parfaitement correct d’ailleurs, comme l’atteste le Grand Robert, qui indique son origine québécoise.

Pourquoi moi, je ne l’utilise pas ? Parce que le « e » de fin devient souvent muet à l’oral, et que de fait, la forme féminine en -ice est bien plus révélatrice à mon sens.

Impossible de le manquer, qu’on l’emploie oralement ou par écrit. Un choix que j’assume entièrement et que je revendique, comme les mots valises « celleux »ou « iels » qui sont bien plus faciles et logiques à mon sens . Quant au reproche que j’ai déjà pu voir passer comme quoi ils seraient illisibles et bouleverseraient notre belle langue française (alors que celle-ci est en permanente évolution, c’est la nature même d’une langue ceci dit en passant), je dirais juste que je les ai tous les deux utilisés dans plusieurs de mes romans jusqu’à présent. Bizarrement, on n’est pas encore venu me trouver en se plaignant que certains passages étaient illisibles…

Sur cette conclusion, je vous dis à bientôt pour de prochaines nouvelles ! 😉