Ecrire dans une autre langue

A la suite de plusieurs questions et autres réflexions que j’ai reçues sur Bruja, mon projet anglophone en cours d’écriture, j’ai posté un fil assez long (ah ah) sur Twitter. Je me suis dit que tant qu’à faire, autant vous en faire profiter 😉

Comme je le disais dans un de mes récents CR sur le blog, je suis donc en pleine rédaction de Bruja, qui, en dépit de son titre (« Bruja » veut dire « sorcière » en espagnol) est un roman en anglais. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, c’est ma devise ^^)

D’abord, pourquoi écrire dans une autre langue que la sienne – et pourquoi l’anglais ? Plusieurs raisons à cela (bear with me!) D’abord, l’anglais, c’est définitivement ma langue de cœur (ce qui n’enlève rien à mon appréciation pour le français).

Français qui est ma langue maternelle, okazou ce ne serait pas clair. A ma connaissance, je n’ai pas de racines familiales anglophones (more’s the pity!) et si j’ai des origines diverses (notamment des Pays-Bas, de Belgique et un zeste d’Italie – si, si!) je n’ai pas encore trouvé de lien généalogique avec l’UK ou ailleurs. Ce n’est pas donc de ce côté-là qu’il faut chercher (me concernant) des liens avec l’anglais. Les liens se sont plutôt forgés au fil de mes études, d’abord en choisissant l’option linguistique dès le lycée et en décidant ensuite de faire un cursus de traduction (anglais/allemand pour celleux qui voudraient le savoir). Ai-je le même lien avec l’allemand ? Non, définitivement pas 😀

Ca va me donner par ailleurs l’occasion de faire un bref aparté sur la traduction et d’égratigner quelques mythes qui ont toujours cours concernant cette profession. Pour celleux qui envisageraient ce métier plus tard, ca peut être utile. 🙂

J’ai constaté à de multiples reprises qu’on a tendance à considérer le traducteur/la traductrice soit comme un génie multilingue dès qu’iel va ouvrir la bouche (Nope) soit comme quelqu’un qui se contente d’ouvrir le dico et de piocher le premier mot qui conviendrait (Nope, nope, nope). Ce sont deux extrêmes, naturellement, mais ça montre bien à quel point la position du traducteur/de la traductrice demeure encore méconnu-e. Non, tou-te-s les traducteurs/trices ne sont pas des génies multilingues et encore moins à l’oral (c’est mon cas) pas plus que nous ne sommes des feignasses nous contentant de jongler entre les dicos (ce qui suppose déjà pas mal de travail, let me tell you!). Les traducteurs/trices sont des artisans de l’écrit. Déchiffrer un texte, réfléchir au contexte, trouver le mot qui puisse convenir, etc.

Il n’y a rien de « facile » dans ce métier. Et je ne vais même pas aborder la traduction littéraire, où la plume du traducteur/de la traductrice doit se révéler à la hauteur de celle de l’auteurice. Je ne suis d’ailleurs pas légitime pour ce faire, étant donné que je suis traductrice technique (comprenez tout ce qui ne relève pas du domaine littéraire, à savoir 95% du volume de traduction). Ah et dernière chose – si vous pensez que bientôt les logiciels auront la peau des traducteurs/trices, je vous engage effectivement à faire un test avec par exemple un mode d’emploi non traduit. Vous m’en direz des nouvelles.

Apprendre une langue, c’est naturellement apprendre la/les culture-s qui la sous-tendent. Tout, depuis les expressions jusqu’à la structure grammaticale d’une phrase, renvoie aux manières de penser, de dire les choses des locuteurs et locutrices, les « native speakers ». On ne peut pas dissocier une langue de celleux qui la parlent. C’est pour cette raison fondamentale que la langue est un matériau vivant et que, n’en déplaise à certains esprits butés, elle s’adapte constamment aux usages que nous en faisons 🙂 (dont la langue inclusive que j’utilise).

Apprendre une langue, c’est donc avoir accès à tout son héritage, tout son présent également. C’est ouvrir des portes qui jusque là nous auraient été fermées (ou du moins pas aussi accessibles ). C’est exactement ce qui s’est passé avec mon apprentissage de l’anglais. J’ai pu lire en VO, d’abord dans le cadre de la fac, puis dans mes lectures loisirs. Je me suis mise aux films, à la TV UK, etc. Bref, j’ai pu plonger pleinement dans les cultures anglophones.

Et étant autrice, il est dès lors logique en un sens que l’interrogation me vienne « Moi aussi, puis-je écrire dans cette langue ?« . Néanmoins, ça pose plusieurs écueils. Outre naturellement l’obstacle d’écrire directement dans une langue étrangère – rappelez-vous que nope, les traducteurs & traductrices ne sont pas tou-te-s des génies multilingues (et de grâce, ne confondez pas traducteur/interprète. Ce n’est pas DU TOUT le même boulot !!!!) il y a aussi… hé bien l’écueil culturel.

A savoir les référents de la vie quotidienne. Les habitudes, les us et coutumes, les noms des supermarchés, les manières de fonctionner, etc, bref tout ce qui nous renvoie à la culture de là où on vient. Et on peut faire des recherches autant qu’on veut, on courra toujours le risque de faire une erreur. Bref, voilà pourquoi je ne me risquerais pas à situer l’action dans un pays anglophone tout en écrivant en anglais.

Bruja est donc bel et bien un ouvrage d’imaginaire (on aurait déjà pu le supposer avec son titre, vous allez me dire) et situé dans un monde créé de toutes pièces. Ça rajoute une contrainte supplémentaire – mais une contrainte avec laquelle j’ai l’habitude de travailler quand j’écris en français, comme par exemple avec Terre de Brume.

Pour revenir sur les raisons qui me poussent à écrire en anglais, j’ai déjà parlé du fait que je lis énormément dans cette langue, qu’elle m’est donc plus familière que par ex. l’allemand (je frémis rien que de penser au travail que cela me demanderait!) Est-ce la seule raison ? Bien sûr que non. Ce serait formidablement hypocrite de ma part de ne pas mentionner que naturellement, les opportunités de publication en anglais me semblent aussi avantageuses. Et c’est le moment de traiter d’un point intéressant pour les auteurices – la traduction de leurs ouvrages aka les fameux « droits étrangers » qui sont le plus souvent cédés aux ME quand on signe un contrat de publication.

Pour répondre à la question « Puis-je avoir l’opportunité de voir mon livre traduit en 56 langues ? » (et sous-entendu, de ne plus vivre que de ma plume ?) la réponse la plus probable serait « Oui… si votre livre fait un carton en français. » Et quand je dis un carton, c’est vraiment un carton, du genre le best-seller du siècle. Alors, je vous souhaite de tout cœur de le vivre, mais il faut être réaliste – ça arrive *rarement*.

Est-ce à dire que votre ouvrage ne se retrouvera jamais traduit ? Non, pas forcément. Certains pays d’ailleurs sont plus friands que d’autres de la litt’ francophone jeunesse/YA si celle-ci a bien marché par ailleurs. Et plusieurs de mes potes auteurices ont vu effectivement leurs ouvrages traduits dans d’autres langues. Est-ce à dire que c’est la norme ? Non, définitivement pas. Il faut de bonnes ventes et surtout une ME/un-e agent-e littéraire qui puisse défendre vos droits avec efficacité.

Et puis, il faut aussi énormément de chance et/ou de bons contacts à l’étranger. Et même comme ça, ce n’est pas toujours suffisant.

Et là, vous me direz peut-être « Oui, mais pourquoi alors autant de traductions d’ouvrages anglophones dans les rayons des libraires? » C’est très simple : les anglophones sont habitué-e-s à vendre, les autres (dont les francophones) à acheter. Et l’inverse se produit peu, surtout quand on compare le volume de traduction effectué dans cette tranche de marché.

Quand j’ai rencontré Roxane Edouard (qui n’était pas encore mon agente alors) spécialiste des droits étrangers et que je lui ai posé la question d’une éventuelle traduction, elle m’a répondu « C’est hyper difficile ». Et la situation n’a pas vraiment changé depuis.

D’où aussi mon désir d’écrire directement en anglais. Et là, on entre plus dans le processus d’écriture proprement dit. On m’a posé récemment la question « Pourquoi ne pas écrire d’abord en français et ensuite le traduire ? Ne serait-ce pas plus facile ? »

Alors, en théorie, oui. Ce serait même une épargne-temps. Mais en pratique… ça ne marche pas. J’ai testé. Et… nope. Mon esprit se refuse à cette gymnastique. Pourquoi, alors que je suis traductrice par ailleurs ? (oui, ça ne manque pas d’ironie comme situation !) Le début de réponse que j’ai pu trouver, c’est que je suis tentée, en mode « autrice » de réécrire ce que j’ai écrit en français. Un phénomène qui peut survenir quand je fais de la traduction retour (dans le jargon, c’est faire la traduction vers une autre langue que la sienne).

Hé bien, quand je suis en mode autrice, laissez-moi vous dire que c’est nettement PIRE. Je réécris, j’enjolive, je perds le fil de ce que je voulais dire à l’origine, bref ça ne marche pas. Et donc, pour cette raison bien simple, quand j’écris Bruja, j’écris directement en anglais. Ce qui implique également de penser *directement* en anglais également.

Est-ce difficile ? Naturellement. C’est une gymnastique à laquelle il faut s’habituer. Et même si mon métier m’aide dans ce domaine, c’est radicalement différent de se retrouver face à une page blanche et de se lancer dans l’aventure, sans « support » antérieur.

Est-ce que je m’aide de dicos ? Oui, aussi bien traductif qu’unilingue ou encore de synonymes, etc. Et Google est d’une aide précieuse pour le « slang » (comprenez la langue familière).

Est-ce donc à conclure que je vais à la vitesse d’un escargot ? Oui et non. Oui, car c’est mon choix avec ce projet, que je prends mon temps (aucune date à respecter puisque pas de contrat signé – la situation a du bon !) Je sais que c’est un projet de longue haleine et comme j’en mène plusieurs de front (ma manière de fonctionner) je ne vois pas pourquoi je me mettrai la pression avec ce projet. Et en même temps, Bruja avance plutôt bien ! Plus de 22 000 mots (car oui, les anglophones comptent en mots plutôt qu’en signes, qui est encore une exception francophone ! Un lien très utile à cet égard : )

22 000 mots et je vise au max. 80 – 90 k mots. Donc, yep, ça avance plutôt vite (tout en comptant que je travaille actuellement sur la V2 et que je reprends des morceaux de la V1. 😀 ) Plusieurs lecteurices m’ont aussi complimenté sur les extraits que je diffuse parfois ici et sur Insta. Alors, je les en remercie, ça me fait chaud au cœur ! Pour autant, je ne vais pas vous mentir – je choisis aussi les « meilleurs » morceaux.

Ce qui implique que je me doute que j’accomplis certainement 20 000 fautes par phrase et que je ne doute pas qu’il faudra un temps et une énergie colossaux pour atteindre un stade où le projet peut être soumis à des regards extérieurs.

Est-ce que cela me rebute ? Nope. Pas à cette étape-ci du moins. Il faut dire que je m’éclate en ce moment dans l’univers de Bruja. C’est un univers hyper sombre, abordant des thèmes qui me sont chers. Pensez à l’ambiance d’un film n&b, où personne n’est sûr de personne et où le spectateur lui-même doute de tout ce qu’il voit (si j’osais, je ferais la comparaison avec Hitchcock ^^ ) (le male gaze en moins).

Est-ce que je suis certaine d’être publiée à la fin ? Non. Absolument pas. Et les raisons tiennent aussi bien au manuscrit en lui-même qu’à des facteurs extérieurs (comme le fait que je ne suis pas anglophone ah ah ).

Cela va-t-il me décourager ? Nope. Outre le fait qu’il y a longtemps que cette idée tourne dans ma caboche, qu’avant Bruja, il y a eu une *longue* série de projets avortés/abandonnés, il y a aussi mon entêtement dans cette aventure. Je sais que je vais aller jusqu’au bout avec Bruja et que parti comme c’est parti, ce projet a toutes les chances de se voir clôturé. Pour le reste… c’est comme pour tout manuscrit soumis à une ME – ce n’est pas uniquement de moi que cela dépend !

Donc, en conclusion…

staytuned

 

 

CR Mars 2019

Hello à tous et toutes et bon mois de mars !

Ce dernier s’est révélé assez chargé niveau actualités pour ma part, donc sans plus tarder, allons-y pour les news !

Côté publications

D’abord, avez-vous vu la sublissime couverture de Terre de Brume 2 – le Choix des Elues ?

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Comme pour le premier opus, cette couverture est signée Noémie Chevalier. Je dois dire que, depuis que j’ai reçu la version finale, je ne me lasse absolument pas de la regarder !! Encore un immense merci à la créatrice et à toute l’équipe Rageot pour m’avoir offert cette splendide création ! Le tome 2 (et dernier) de Terre de Brume sortira le 15 mai. 

Et en parlant de Terre de Brume 1, je suis très fière d’annoncer qu’il a remporté son premier prix…

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Catégorie Pouvoir et Magie des CLA Awards ! Merci aux votant-e-s, au club de lecture ados des bibliothèques d’Aulnay-sous-Bois et félicitations aux autres gagnant-e-s !

Malheureusement, dans l’édition (comme ailleurs), toutes les nouvelles ne sont pas toujours bonnes. Il y a peu, Agnès Marot et moi vous avons donc communiqué que notre roman commun, #TousDebout, ne sortira pas chez Nathan, comme nous vous l’avions annoncé précédemment. Veuillez accepter toutes nos excuses pour ce retard totalement indépendant de notre volonté. Nous espérons que ce roman pourra trouver sa place chez une maison d’édition qui pourra le choyer et le mettre en valeur comme il mérite de l’être. Nous consacrons tous nos efforts (avec l’aide inestimable de Roxane Edouard) dans ce sens.

Côté écriture

Outre la finalisation de Terre de Brume 2…

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Un premier aperçu du bébé !

J’ai également commencé un nouveau projet, que certain-e-s d’entre vous, me suivant sur les RS, ont déjà eu l’occasion d’entrevoir. Il a pour le moment comme nom de code Bruja.

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Et comme vous pouvez le constater, je l’écris en anglais. C’est un challenge que je poursuis depuis plusieurs années, et j’espère parvenir jusqu’au bout de l’aventure avec ce projet ! Bruja, comme son titre ne l’indique peut-être pas, parle de sorcellerie, de féminisme dans un monde dystopique. Pensez aux sorcières de Salem dans un univers à la Handmaid’s Tale. 

C’est naturellement une oeuvre de longue haleine, aussi je prends mon temps pour ce faire.

Côté… autrice en vadrouille

Une fois n’est pas coutume, je ne vais pas vous parler salons ou festivals… mais bien voyage ! Comme je vous l’avais promis dans mon dernier CR, pour celleux qui suivent mes stories, je vous ai donc emmené dans ma valise, direction la Lettonie et sa capitale, Riga !

Qu’y suis-je allée faire, me direz-vous ?

Figurez-vous que j’ai été aimablement invitée là-bas par le WBI (Wallonie Bruxelles International) Baltique dans le cadre du mois de la francophonie en Lettonie pour parler langue française, écriture et littérature YA/Jeunesse à des étudiant-e-s apprenant le français. Une toute nouvelle expérience pour moi, qui s’est révélée hyper enrichissante !

Pouvoir faire découvrir en partie la diversité et la richesse de notre littérature francophone YA/Jeunesse, et pouvoir en échange combler mon ignorance en ce qui concerne les pays Baltes était une superbe opportunité.
Last but not least, Riga vaut largement la visite.
Bref, une expérience que je ne manquerais pas de renouveler si l’occasion se présente 

Un immense merci à Mme Stéphanie Crêteur, qui m’a piloté durant tout ce séjour, et aux personnes rencontrées, professeurs, interprètes, le personnel de l’institut français à Riga, sans oublier les élèves naturellement.

Quelques photos souvenirs :

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Soirée à l’institut français de Riga – en compagnie de l’interprète, que je remercie chaleureusement ! L’exercice était loin d’être facile…

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Petit panorama de la littérature YA francophone dont j’ai eu l’occasion de parler !

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Une jolie tradition lettonne, celle de fleurir les intervenant-e-s, hommes comme femmes ! Merci au lycée français de Riga.

Et enfin quelques vues de Riga !

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Le rythme des rencontres/salons, etc reprendra au mois de mai, avec pas moins de trois rendez-vous ! Pour toutes les infos, zieutez donc mon agenda 😉

Et pour tout savoir en exclusivité, n’hésitez pas à vous abonner à ma newsletter !

Je vous souhaite à tous et toutes un excellent mois d’avril 🙂

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CR Janvier 2019

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On reprend les bonnes habitudes avec ce CR mensuel (et sous la neige accessoirement ^^)

Alors, me direz-vous, que s’est-il passé de mon côté en ce mois de janvier ? 

  • Côté écriture

C’est un mois consacré à Terre de Brume 2, suite et fin des aventures d’Héra et d’Intissar, qui arrivera en librairie dès la mi-mai !

J’ai d’ailleurs vu un premier rough de la couverture concoctée par Rageot et… je peux vous dire qu’elle est JUSTE TOTALEMENT SUBLIME. J’ose à peine imaginer la combinaison des deux tomes dans la bibliothèque tant ça va être une TUERIE, c’est vous dire. (Et oui, le teasing continue en 2019 ^^)

Bref, revenons à nos moutons ! Ce tome 2, je l’ai d’abord rendu début janvier et je suis à présent plongée dans les corrections éditoriales, guidée par les remarques absolument judicieuses de mes éditrices ❤️ C’est un vrai plaisir de travailler avec elles !

Rendez-vous tout bientôt pour de prochaines nouvelles à ce sujet 🙂

  • Côté projets

Je compte bientôt reprendre Bruja, qui comme son nom ne l’indique peut-être pas à première vue, est un tome unique, un YA qui penche définitivement vers l’adulte et qui fera la part belle à la sorcellerie et au féminisme, le tout dans un univers à la V pour Vendetta ! 

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J’avais commencé une première version en novembre avant de (naturellement) m’arrêter et de re-poser les bases de cet univers. (Je dis « naturellement » car c’est comme ça que je travaille, par versions successives & cycles de réécriture totale/partielle).

Pour celleux qui avaient suivi la progression de ce projet sur les RS, attendez-vous donc à le voir surgir de nouveau !

  • Côté surprise

Comme dit sur plusieurs RS, je vous réserve une (belle) surprise le 6/2 ! Annonce en exclusivité pour les abonné-e-s à ma newsletter. Et pour vous abonner, c’est par ici.

  • Côté signatures

L’agenda 2019 est en place ! Du moins, une première ébauche car il est possible que d’autres dates s’y rajoutent, donc je vous invite à consulter régulièrement cette section.

  • Côté blogs

Une fois n’est pas coutume, je vous invite aussi à jeter un oeil sur ces articles & autres posts très intéressants !

 

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Queer Power !

Octobre 2018 : le CR !

En ce premier mois de – véritable – automne – suis-je la seule que la fuite de l’été indien soulage ? – voici donc le récap de ce mois d’octobre, qui, il faut bien le dire, s’est révélé bien chargé !

Côté écriture 

Entre mettre les dernières touches à Terre de Brume number two avant de l’envoyer à l’équipe de Rageot…

 

Alors que vous pouvez toujours découvrir le premier tome en librairie… ici, en bonne place à la librairie l’Oiseau-Lire de Visé !

les corrections éditoriales de mon roman à quatre mains avec Agnès Marot, #TousDebout et – naturellement – l’inévitable challenge s’invitant au moment où je m’y attends le moins (parce que sinon, me chuchote Muse, ce n’est pas drôle !)

on peut dire que je n’ai pas chômé ce mois-ci !

J’en profite pour souhaiter un joyeux NaNoWriMo à celleux qui se lancent dans l’aventure !

 

Côté publications

Naturellement, c’est celle de Terre de Brume qui domine 😉 Alors que j’achève le tome 2 (et dernier, d’ailleurs. Je précise car on me demande si c’est une trilogie, hé non, l’histoire se clôture bel et bien dans ce second tome !), vos retours sur le tome 1 sont hyper nombreux ! Un grand merci pour tous vos petits mots, vos avis, vos photos et vidéos via Instagram ❤️

Petit florilège de chroniques :

 

 

La chronique super enlevée de Plumes de Lune

L’avis de Minimouthlit

 

Côté salons

Bon, entre les Halliennales (aka un de mes salons préférés) et la Foire du livre de Saint-Etienne (que j’ai découverte cette année), je pourrais en parler pendant des heures, mais pour faire simple :

QUE DU BONHEUR !!

Un immense merci aux organisateurs, aux libraires, aux bénévoles et naturellement, au public présent lors de ces deux manifestations. Retrouver les potes auteurs & autrices, faire connaissance avec de nouvelles têtes, avoir des émotions de dernière minute car on s’est trompé de tram (ahum)… C’est là les imprévus de salons et qu’est-ce que c’est chouette !

Vous pouvez retrouver les prochaines dates ici et en attendant de vous dévoiler l’agenda 2019, qui se remplit lentement mais sûrement, je vous promets d’ici peu une newsletter spéciale Montreuil ! 🙂

 

Côté initiatives

J’ai aussi profité de ce mois d’octobre pour lancer, de manière plus ou moins impromptue, une initiative qui me tient particulièrement à coeur : #freedomtokiss / #baiserscontrelhomophobie

Parce que les agressions homophobes, où qu’elles se passent et quelles qu’elles soient, doivent être condamnées.

Parce qu’il est impensable que les baisers et autres marques d’affection soient non tolérées par certain-e-s, au point de provoquer coups, blessures et insultes,

Parce que le silence et l’indifférence tuent tout autant que la violence et la bêtise,

J’ai donc lancé #freedomtokiss / #baiserscontrelhomophobie.

Si vous désirez davantage d’informations, voici l’article et la vidéo récap.

N’hésitez pas à vous engager, j’espère vous voir nombreux et nombreuses d’ici la fin décembre 🙂

 

Côté lectures & découvertes

Celleux qui suivent mes stories sur Instagram m’ont déjà entendu sur ce sujet – j’ai découvert (20 000 ans après tout le monde) le très chouette et très intéressant podcast de la Poudre.

Le principe est simple :

Lauren Bastide reçoit dans une chambre d’hôtel une femme inspirante, artiste, activiste, politique pour une conversation intime et profonde.

Pour l’instant, je n’ai suivi que l’épisode spécial Sorcières avec Mona Chollet et ça tombe plutôt bien, car je venais d’acheter ce bouquin :

Pour le moment, je peux vous dire que je le savoure…

A bientôt pour de prochaines nouvelles !

 

Démystifier l’écriture (II)

Première partie ici ! 


Soumission aux éditeurs/éditrices

Premier conseil et le plus important quand vous soumettez à un éditeur : RENSEIGNEZ VOUS ! Là non plus, ne faites pas l’autruche et ne soumettez pas à l’aveuglette. Est-ce que vous vous présenteriez à un contrat d’embauche sans avoir pris le moindre renseignement sur votre employeur ? Non. Donc agissez de même avec votre manuscrit. Soyez professionnel-le-s et informez-vous.

Visitez le site Internet. Regardez ses publications. A-t-il un diffuseur/distributeur? parlez aux autres auteurs/autrices de la maison. Au besoin, contactez une association de défense des auteurs/autrices (je vais y revenir). Bref, renseignez-vous. Ne foncez pas tête baissée sur la première offre alléchante. Parce que vous risquez de vous en mordre les doigts.

On me dira – oui, mais c’est difficile d’être publié ! On n’a pas toujours le choix de la ME (maison d’édition) qui va nous publier. A ceci, je réponds Oui…. mais Non. Oui, c’est difficile d’être publié. Oui, votre manuscrit pourra se voir refuser à de nombreuses reprises. Pour autant, ce n’est pas impossible non plus. Quant à la ME qui va vous publier… De nouveau, ce n’est pas une faveur qu’on vous accorde. C’est une relation commerciale qui se noue ayant pour objet votre manuscrit. De nouveau, est-ce que vous signeriez un contrat d’embauche sans le lire, juste parce qu’un employeur vous a dit oui ? J’espère pour vous que non, parce que vous risquez fort de le regretter. Il en va de même pour votre manuscrit.

Soyons clair-e-s une fois de plus – combien de temps avez-vous passé sur ce texte ? Des semaines, des mois, des années ? Vous vous rendez bien compte de la somme de travail, alors pourquoi le céder au premier venu qui lui ferait les yeux doux sans se renseigner d’abord ? De nouveau – soyez professionnel-le dans votre démarche ! Et il en va de même pour le contrat d’édition (je parle toujours à compte d’éditeur).

Le contrat d’édition

Nous y voilà enfin – le contrat d’édition de votre manuscrit. Premier conseil : NE RIEN SIGNER AVANT DE LE LIRE. Vous pensez que ça va de soi ? Hélas, non.

Deuxième conseil : prenez le temps de le lire. Personne (enfin j’espère! ) ne vous met la pression, voire le couteau sous la gorge pour le signer, n’est-ce pas ? Et c’est bien souvent le premier contrat de ce type que vous avez sous les yeux. Donc oui, vous avez le droit de prendre le temps de la réflexion avant de signer ! Et vous savez quoi ? Vous avez même le droit de vous informer auparavant !

Oui mais… à qui demander ? En premier lieu : aux auteurs/autrices déjà publié-e-s si vous en connaissez. Ne vous contentez pas d’un seul avis, demandez-en plusieurs. Vous verrez que cela vous sera d’une aide précieuse dans le reste de votre carrière. Vous ne connaissez pas d’auteurs/d’autrices ? Ou vous voulez demander à qqun d’autre, qqun ayant une vue plus globale du monde de l’édition ? … Devinez quoi ? Ça existe (si, si). Les associations d’aide et de défense des intérêts des auteurs & des autrices sont là pour vous !

  • Les bonnes adresses (en Belgique et en France)

Alors, je vais en citer quelques-unes, pas toutes (de nouveau, je ne prétends pas être exhaustive sur le sujet). On va commencer par la Belgique et la SCAM qui réalise un énorme travail à ce sujet (j’y suis d’ailleurs affiliée).

Je signale également une de ses publications qui est juste géniale, qui pourra vous servir tout au long de votre carrière concernant justement les rémunérations des différentes activités que vous pourrez peut-être exercer durant votre carrière : Le barème des prestations ponctuelles pour auteurs et autrices de l’écrit. 

En France, vous avez la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse, qui publie notamment le très utile contrat al dente.

Un document dont je vous conseille vivement la lecture avant même de signer votre contrat d’édition !

Il existe également d’autres ressources qui peuvent vous permettre de prendre des informations sur les réalités du métier d’auteur/d’autrice.

En Belgique, vous avez le service promotion des lettres de la fédération Wallonie-Bruxelles.

Par ex. enseignant-e-s et auteurs/autrices belges, savez-vous que grâce au programme Ecrivains en classe, vous pouvez inviter/être invité lors d’interventions scolaires à la charge de la FWB ?

Ou encore que vous pouvez demander des aides financières/subsides, que vous soyez auteur/autrice/animateur/animatrice d’atelier d’écriture et autres ?

En France, vous avez par exemple les ressources du Centre national du livre, où vous trouverez non seulement des ressources comme ce guide des auteurs, mais aussi des informations sur les bourses et autres aides dont vous pouvez bénéficier.

TBC !

Démystifier l’écriture (1)

Il y a quelque temps, j’ai commencé sur twitter – sur une impulsion, comme d’habitude oserais-je dire – un fil (assez long) d’abord sur le fait de se professionnaliser en tant qu’auteur/autrice, et ensuite, sur les ressources bien utiles à avoir sous la main quand on débute dans le métier !

Parce que tout se perd assez vite sur les réseaux sociaux, voici donc la première partie de ce fil 🙂 Enjoy !

  • Sur le titre d’auteur/d’autrice

D’abord, une mise au point : je vois encore trop souvent des auteurs et autrices nier le titre d’écrivain, d’auteur et trouver toutes les variantes possibles et imaginables comme si ielles étaient indignes de ce titre. Newsflash, people : dès que vous écrivez, que ce soit pour être publié-e ou non, que vous écriviez des nouvelles, de la romance, du contemporain, des poèmes, etc… Vous êtes auteur/autrice. Arrêtons d’agir comme si ce métier était un droit divin ou un privilège décerné par de mystérieuses autorités. La réalité du métier est bien plus prosaïque que ça. Donc sans vous prendre pour le prochain prix Goncourt ou la future JK Rowling (parce que soyons clair-e-s, vous risquez de sévères désillusions si c’est le cas) assumez votre statut d’auteur & d’autrice. Vous verrez que ça vous rendra service !

  • Comment se professionnaliser

On va parler ici de ce qui se passe pendant et après l’écriture, à savoir comment se professionnaliser. Naturellement, je vais parler de ce que je connais et c’est loin d’être exhaustif, donc n’hésitez pas de votre côté à vous renseigner. J’ai déjà abordé dans cet article les choses à savoir lorsqu’on soumet un manuscrit et les documents qui vous seront (certainement) demandés. Rien que par cette démarche, qui indique votre volonté d’être publié-e, vous avez déjà entamé le processus de professionnalisation. Vous considérez que votre manuscrit peut être publié = vous avez donc conscience de sa « valeur ». Je ne parle pas de sa valeur financière, on y reviendra après. Pour le moment, je parle de sa valeur, de son statut à vos yeux. Vous avez mis des mois, voire des années pour l’achever, le peaufiner, le rendre le meilleur possible. C’est quelque chose qui vous tient nécessairement à coeur. C’est une valeur de coeur. A présent que vous vous engagez dans le processus de publication en le soumettant aux éditeurs, vous devez prendre conscience d’un autre aspect potentiel de votre manuscrit – sa valeur financière/monétaire. Parce que soyons clair-e-s : si les livres étaient gratos, vous le sauriez. Donc, du moment qu’il faut payer pour l’acquérir, l’objet en question a une valeur commerciale. Ce qui n’enlève rien aux autres aspects qu’il peut revêtir, mais autant ne pas faire l’autruche.

Surtout que cela ne vous rendra pas service, en fin de compte. Car croyez bien que les autres acteurs de la chaîne du livre, eux, en ont parfaitement conscience. Donc responsabilisez-vous et ouvrez les yeux sur la réalité de votre statut et de ce que vous avez produit. Ce que je vois aussi trop souvent, c’est l’auteur/l’autrice parler de la publication de son bouquin comme si l’éditeur/l’éditrice lui avait décerné une immense faveur ce faisant.

 

Un éditeur/une éditrice, s’iel est bien informé-e et connaît son métier, est qqun qui non seulement apprécie les textes pour leur valeur littéraire, mais aussi doit tenir compte de leur potentiel commercial. Parce que, les gens, pas plus les auteurs que les éditeurs ou les autres acteurs de la chaîne du livre ne vivent d’amour de la littérature et d’eau fraîche. Donc, si un éditeur/une éditrice se dit intéressé-e par votre manuscrit, c’est qu’iel a parfaitement conscience de son potentiel commercial & de la valeur que ce dernier peut prendre sur le marché du livre. Une fois de plus, ca n’enlève rien à la valeur littéraire de votre texte : bien sûr qu’un éditeur/une éditrice peut avoir un coup de coeur pour votre manuscrit (et je vous le souhaite !) Mais il faut arrêter de faire l’autruche et éviter la question de votre rémunération. Parce que qui dit publication dit OBLIGATOIREMENT contrat dit OBLIGATOIREMENT rémunération. Mettez-vous bien ça dans le crâne.

Naturellement, je parle ici de contrats à compte d’éditeur (à savoir l’éditeur prend la charge financière de la publication). Je vous invite à consulter cette page pour plus d’informations – HAUTEMENT NECESSAIRES – concernant les contrats d’édition.  

TBC !

#FAQAgent – Le récap’

Vendredi dernier, Roxane Edouard et moi-même avons donc inauguré la première session de #FAQAgent sur Twitter. Vu le succès, je peux déjà vous dire qu’il y en aura d’autres !

En attendant les prochaines dates et à la demande de plusieurs d’entre vous, qui n’ont pas pu y assister, voici donc un petit récap’ des questions/réponses 😉

Comment trouver un agent ? Et est-il judicieux d’en trouver un dès son premier roman ?

Roxane : Il y a encore peu d’agents francophones mais il y en a. Ils ne sont pas toujours super « visibles » mais tu peux trouver une liste ici:

Il vaut mieux viser ceux qui sont membres de l’AALF. Et puis, notre ami Google peut toujours renseigner ou le bouche à oreille !

Pour répondre à ta 2ème question, je pense qu’il est tout à fait judicieux d’avoir un agent dès son premier roman. L’idée est de développer une collab’ sur le long terme et de construire une carrière en France mais aussi à l’étranger et au niveau audiovisuel aussi.

Cindy : A mon tour de développer côté autrice : perso, quand on débute dans le métier, ben c’est un apprentissage sur le tas. Pour ça qu’il est vraiment super important d’être bien entouré-e comme j’ai déjà eu l’occasion de te le dire 🙂

Donc, oui, je ne vois pas pourquoi un-e agent-e ne serait pas utile (et même nécessaire !) dès le premier roman, ne serait-ce que pour épauler lors de la signature du contrat de publi 🙂

Naturellement il faut aussi que l’agent-e prenne le « risque » de t’épauler dès le départ. Il faut voir aussi selon les désirs de chacun-e 🙂 Certain-e-s sont prêt-e-s à le faire, d’autres pas.

Est-ce qu’un agent littéraire a certaines attentes envers un premier manuscrit envoyé ? A part ce qui semble « logique » (manuscrit corrigé, bien présenté etc..)

 

Roxane : Chaque agent aura sans doute des modalités de soumissions donc dans l’idéal, il faut bien se renseigner au préalable et suivre les modalités de chacun.

Après, on a tous conscience qu’une soumission de premier roman va nécessiter un certain travail et donc les attentes sont différentes par rapport à une soumission d’un auteur déjà publié.

Perso, je recherche toujours des voix, un style différent et des thèmes qui me touchent. Beaucoup se joue sur les premières lignes donc travaillez-les bien! Le nombre de soumissions que je reçois avec une ouverture avec un perso qui se réveille et se regarde dans le miroir…

Cherchez à vous démarquer dans votre présentation et dès les premières lignes !

Il y a des formations particulières pour être agent(e) littéraire ou pas du tout ? On associe jamais ce métier avec les livres. Quelle est la base du travail d’agent(e) et pourquoi en France ce n’est pas aussi développé selon vous deux?

 

Roxane : Il y a autant de façon d’être un agent qu’il y a d’auteur. L’agent s’adapte aux besoins de ses auteurs. Certains ont besoin d’être plus ou moins encadrés à différents stades du processus. Pour un 1er roman, je fais beaucoup de travail édito, beaucoup de relectures, échanges sur le texte avant même soumission à un éditeur. Pour un auteur établi qui vend sur présentation et texte partiel, ma présence est différente. Un agent t’accompagne à chaque étape (soumission, négociations, contrat, compta, présentation aux éditeurs étrangers). La relation auteur/éditeur est donc simplifiée, pas de discussions gênantes concernant la rémunération etc. Concernant le manque d’agents en France, les choses sont en train de changer et la profession se développe et à mon sens c’est très positif pour l’ensemble de l’industrie.

Cindy : J’ajouterais que vu le contexte culturel francophone, où on tient à une relation directe auteur/éditeur, l’intermédiaire n’a pas vrt eu d’opportunité pour se développer, du moins jusqu’à maintenant 🙂

Comment tu choisis les auteur(trice)s que tu vas « défendre »? Ils/elles te contactent ou tu les découvre à travers leurs publications, sur des plateformes spé (ex: Wattpad) ?

 

Roxane : Je fonctionne au coup de cœur donc je prends peu de projets. Il y a aussi l’aspect humain (il faut qu’on s’entende bien quoi !). En général, on me contacte mais si je tombe amoureuse d’un texte, je n’hésite pas à contacter l’auteur/rice.

La question se pose donc de savoir si les agents sont aussi ouverts à des auteurs qui en sont à leur premier roman ?

 

Roxane : Il est clair que ce ne sera pas le cas de tous les agents selon où ils en sont eux-mêmes dans leur carrière et les auteurs qu’ils représentent déjà. Perso, je trouve passionnant de commencer à travailler avec quelqu’un dès le début de sa carrière.

Si je pense comprendre en ce qui concerne les premières lignes du manuscrit, j’avoue que la présentation reste un peu floue pour moi. En gros c’est un document où on se présente ? Par exemple, ce qu’on fait dans la vie, pourquoi on écrit mais tout en essayant d’être original et d’attiser la curiosité de l’agent ?

Roxane : Dans l’idéal, je demande un pitch court du projet avec un peu d’info sur l’auteur dans l’email de soumission. En pièce jointe, syno et trois premiers chapitres. Il faut se démarquer pas la qualité et les thèmes. Pas besoin de faire une présentation super flashy

Cindy : Et je rappelle que j’ai dédié un article entier à ce sujet.

Et à part sur Paris, peut-on trouver des agent-e-s en province ?

Cindy : ça se peut, même si les principaux, j’imagine, vont être sur Paris. Après, la distance géographique n’est pas spécialement un souci. Je suis en Belgique, Roxane est à Londres, et on parvient très bien à communiquer ensemble.

Et en général, est-ce que vous avez des conseils pour un auteur/ une autrice qui veut se lancer pour la première fois dans le monde de l’édition ? Est-ce qu’il est mieux de passer par un agent littéraire ou directement par une ME ? Les deux en même temps ?

 

Roxane : Je préfère recevoir des textes qui n’ont pas été soumis car il est parfois difficile de faire relire un projet par une maison d’édition qui l’a déjà refusé même si le projet a beaucoup évolué depuis.

Les agents accompagnent-ils aussi sur l’aspect audiovisuel ?

 

Cindy : Ces aspects dépendent aussi des négos avec les éditeurs. C’est un aspect qui apparaît direct dans le contrat de publi. Après, il faut voir si l’agent-e souhaite s’en charger.

Roxane : Tous les agents ne sont pas en mesure de le faire (cela dépend de la taille de leur structure) mais dans l’idéal, ton agent te représente pour tout. Je ne m’occupe pas de l’audio-visuel moi-même mais j’ai des collègues en interne qui le font.

Comment ça se passe pour la rémunération des agent-e-s ? est-ce que c’est un pourcentage ou est-ce des sommes fixes comme un salaire (/mois, /an ?) ?

 

Roxane : Bonne question ! Un agent est payé à la commission, en général entre 10 et 15% de l’avance et des droits. L’agent n’est donc pas payé avant que l’auteur ne soit payé.

Cindy : D’où le fait que l’agent-e a forcément à cœur les intérêts des auteurs/autrices qu’iel représente. Après, il faut naturellement rester dans une certaine mesure & la logique de la chaîne du livre 🙂

Comment se passent les relations avec les ME ? Ca a été difficile de leur imposer un agent ? Généralement en France elles n’aiment pas trop ça il me semble.

 

Roxane : Beaucoup de maisons qui publient des auteurs étrangers ont l’habitude des agents. La question se pose donc plutôt pour les structures qui ne publient que des auteurs francophones. Il faut donc beaucoup communiquer/expliquer/rassurer sur le rôle de l’agent. Au final, on est tous dans la même équipe et on veut tous le succès de l’auteur et du livre. Il s’agit donc d’une collaboration à plus grande échelle.

Cela vous est déjà arrivé de vous heurter à un refus catégorique d’une ME de travailler avec un auteur et son agent ?

 

Roxane : C’est très rare mais c’est arrivé à deux reprises.

Quel type de contrat lie l’auteur à l’agent ? C’est sur un nombre d’année, de projets ?

 

Roxane : On signe une lettre de représentation qui indique la commission, etc. Cette dernière peut être résiliée à tout moment. Petite précision, l’agent continue à toucher une commission sur les contrats qu’il a conclus même après l’arrêt de la collaboration.

 

J’espère que ce récap’ vous aura parlé 🙂