Du nouveau…

Petit update sur ce blog, puisque j’ai le plaisir de vous annoncer que désormais, vous pourrez retrouver toutes mes infos en un seul endroit à savoir mon site Web !

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En français ou en anglais, vous pourrez y retrouver l’agenda, les nouvelles sur mes sorties à venir, les bonus et bien d’autres choses !

N’hésitez donc pas à mettre vos favoris à jour 🙂

You Look Disgusting – Vive la diversité

Il y a quelques jours, grâce à l’excellent site Madmoizelle, j’ai visionné cette vidéo d’une youtubeuse beauté, qui, pour s’être dévoilée sans maquillage à la caméra, s’est prise, de la part  de pas mal de personnes, des commentaires injurieux et blessants. « You look disgusting » – Tu es dégoûtante – ou encore « I can’t bear looking at you » – Je ne peux pas supporter ta vue – entre autres joyeusetés.

En regardant la vidéo, et ce même si vous ne comprenez pas l’anglais, vous pourrez aussi remarquer que cette jeune femme est aussi insultée quand elle se maquille – « false advertising » (publicité mensongère) n’en est qu’un exemple.

C’est un témoignage qui m’a énormément touchée, comme elle le ferait chez toute personne dotée d’un minimum d’empathie, mais aussi parce que moi-même, j’ai été victime de ce genre de harcèlement.

Aussi, aujourd’hui, ce sera un article plus intime que ce que vous avez l’habitude de lire sur ce blog, un coming-out nécessaire, je pense, car il est important pour moi d’apporter ma petite pierre à l’édifice en témoignant que oui, le harcèlement est toujours présent et que oui, il peut vous détruire. Et que non, personne n’a à le subir.

J’ai été harcelée au collège et au lycée pour quantité de raisons.

Parce que je ne suivais pas la mode.

Pour ma couleur de peau.

Pour mon prénom.

Pour mes cheveux.

Pour mes rondeurs.

Parce que je ne parlais pas aussi fort que les autres – ce qui m’a valu la jolie dénomination d’ antisociale.

Vous trouvez ça débile ? Moi aussi.

Mais c’est seulement après que l’on s’en rend compte. Sur le moment, quand vous êtes seule face à vos harceleurs, que cela se reproduit au quotidien, vous ne trouvez pas ça « débile » ou « stupide ». Ces mots que l’on vous lance à la tronche, jour après jour, finissent par vous coller à la peau. Ils s’immiscent dans votre esprit, corrompent votre estime de vous, faussent votre jugement. Vous finissez par vous dire « Si l’on me le dit aussi souvent, c’est que cela doit être vrai. » C’est une spirale infernale, destructrice, nocive pour vous comme pour votre entourage.

Je n’en ai jamais vraiment parlé jusqu’ici, parce qu’avec le harcèlement, vient aussi la honte. Honte d’en parler à haute voix, honte de se livrer à d’autres personnes, avec la peur au ventre qu’elles aussi finissent par vous dire que vos harceleurs ont raison.

J’ai survécu à cette époque, à ces années que je ne peux pas évoquer, que ce soit ici ou à voix haute, sans une boule au ventre. Même maintenant, 14 ans après avoir obtenu mon diplôme et être sortie de ce lycée sans un regard en arrière, trop contente de quitter cet univers, c’est un sujet que je n’aime pas évoquer.

Il y a des mots, des visages, des noms qu’on ne peut pas oublier. Et s’ils étaient jusqu’ici une blessure & le resteront, paradoxalement, aujourd’hui, j’en tire aussi de la force.

Ce qui m’a décidé à témoigner, outre la vidéo de cette jeune femme, c’est aussi ce que je vois de plus en plus sur Twitter & ailleurs, à savoir un courant d’air bienvenu, un mouvement d’opinion qui se bat pour changer les mentalités. Pour une société plus juste, plus tolérante également. Et, si je soutiens à ma manière cette vague que je trouve chaque jour plus fascinante, plus importante aussi, que ce soit ici ou sur les réseaux sociaux, il était temps, je pense, que je parle plus ouvertement de ce sujet.

Nous pouvons tous subir le harcèlement. Qu’il soit virtuel ou réel. Que nous soyons jeunes, vieux, grands, petits, minces, gros, que notre peau soit blanche ou pas, que nous portions n’importe quel prénom ou que nous soyons à la pointe de la mode ou pas.

Peu importe la raison pour laquelle on vous harcèle.

Car, en aucun cas, vos harceleurs n’ont raison.

Retenez bien ceci : ILS N’ONT PAS RAISON.

Le venin, qu’il soit dans les mots que vous entendez ou les commentaires que vous recevez, reste du venin. Ce n’est pas un miroir où vous trouverez un reflet fidèle de vous-même. Ce ne sont pas des ordres auxquels vous devez vous conformer, ni des instructions que vous devez suivre pour être plus heureux.

Cela reste des insultes. Des moqueries. Du mépris. Du dédain.

Une pile d’ordures.

Et vous savez ce que l’on fait avec des ordures ?

On les évacue et on les fait disparaître.

Aucune insulte, aucun mot violent, aucune raillerie ne peut vous empêcher d’être ce que vous êtes, ni d’accomplir ce que vous voulez faire. Vous, et vous seul, avez ce pouvoir.

La prochaine fois que vous vous regarderez dans un miroir, pensez à ceci.

La source de tout harcèlement, c’est cette représentation que l’on nous renvoie au quotidien, ces « canons de beauté », ces images grâce auxquelles un « on », aussi anonyme qu’omniprésent, fait pression sur nous pour que nous nous y conformions.

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Ceci vous rappelle-t-il quelque chose ? Et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres…

Des images stéréotypées à l’extrême, qui sont pourtant toujours utilisées pour nous dire ce que nous devons penser, comment nous devons agir, ce que nous devons porter.

Tu ne corresponds pas à cette image ? Honte sur toi !

Et il n’y a pas que sur les panneaux publicitaires qu’on les rencontre.

Dans les films au cinéma, les séries à la TV ou encore dans nos lectures.

Je suis lassée, fatiguée, énervée aussi de voir souvent les mêmes types de personnages en tant qu’héros ou héroïne.

J’en ai assez que l’on me mette sous le nez des figures qui ne me correspondent pas. Auxquels je n’ai aucune chance de m’identifier, que ce soit maintenant ou quand j’étais ado.

Heureusement, comme je le disais plus haut, les choses changent. Et nous pouvons tous y contribuer.

Pour ma part, je veux des livres qui illustrent la diversité de notre société. Qu’on parle de personnages comme l’on pourrait en côtoyer dans la vie de tous les jours, qu’ils soient grands, gros, maigres, avec des boutons, des lunettes, qu’ils aient des accents, des appareils dentaires, qu’ils connaissent des problèmes, petits comme grands, des personnages auxquels j’aurais pu m’identifier ado. Auxquels une partie de moi-même peut toujours s’identifier, d’ailleurs.

Je veux des personnages qui bouleversent les idées reçues, qui ruent dans les brancards, qui mettent à bas les préjugés, qui me fassent voir le monde et la société où nous vivons différemment, qui me donnent de l’espoir, qui me fassent rire, pleurer, me fassent me souvenir de mes heures les plus sombres et qui me tendent la main pour mieux voir la lumière au bout du tunnel.

L’ado que j’ai été aurait adoré lire de tels livres. Je sais qu’elle les aurait lus avec une vague irrépressible d’amour dans son coeur, qu’elle aurait pleuré sur ces pages, qu’elle les aurait peut-être même serrés contre elle, une fois la lecture finie.

L’adulte que je suis aimerait toujours les lire.

Et l’auteur que je suis aussi les accueille à bras ouverts.

C’est un fait dont j’ai pris conscience, dans mon parcours d’écriture, une tendance qui s’affirme de plus en plus, c’est cette envie de prendre les histoires que j’entends autour de moi et de les tisser dans mes récits, de leur donner un nouvel éclairage, de mettre sous le feu des projecteurs des personnages qui, jusqu’ici, étaient plutôt habitués aux rôles de figurants, quand ils n’étaient pas oubliés au fond des cartons ou dans les placards.

J’ai envie d’intrigues qui explosent les frontières, dérangent et secouent.

C’est une volonté d’explorer, de se mettre dans la peau de quelqu’un d’autre et de raconter son parcours. Ses expériences.

Cette intention d’écriture ne sera pas toujours facile, mais c’est quelque chose que je me dois à moi-même, en tant que personne & auteur.

Quelque chose que je dois à tous ceux qui liront ces lignes et qui peut-être s’y reconnaîtront.

Enfin, je terminerai ce – plutôt long – post par vous dire que, si vous voulez des bouquins de ce type, parlant de la diversité et la mettant à l’honneur, (et pas seulement que des bouquins d’ailleurs !) voici quelques sources – outre ce blog et mon compte Twitter – où les trouver, VF comme VO :

Callioprofs

We Need Diverse Books

Comment tu t’habilles

Gay YA

Madmoizelle

Le brillant article de Lise Syven sur le harcèlement scolaire

Young Adult, I love you

Et enfin, cette liste de titres YA établie par l’auteur James Dawson, exclusivement en VO, tous reflétant une des facettes de la diversité

Banned Books Week

Comme son nom l’indique, la « Banned Books Week » fait référence à tous ces livres, qui, pour une raison ou une autre, se sont retrouvés pointés du doigt, ont fait l’objet de débats houleux et qui – parfois – ont été rayés des listes de lecture établies par des écoles, des bibliothèques ou encore des clubs de lecture. L’initiative est anglophone, mais elle est universelle car, peu importe la langue dans laquelle ils ont été écrits, les bouquins (et leur contenu) ont toujours été une des cibles préférées de la censure.

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N’est-ce pas, Mr Bradbury?

La « Banned Books Week » a donc été instaurée pour célébrer la lecture à travers le monde et ouvrir les yeux du grand public sur bon nombre de bouquins victimes de bannissement à un moment ou un autre de leur existence. Et si vous pensez que cela ne concerne que certains titres « sulfureux », détrompez-vous! Des best-sellers tels que les « Hunger Games » de Suzanne Collins, « Harry Potter » de J.K. Rowling ou encore « Qui es-tu Alaska » de John Green, l’auteur de « Nos étoiles contraires » ont été mentionnés. Il suffit de voir les listes suivantes:

La « Banned Books Week », c’est donc l’occasion de (re)découvrir des romans et, par leur lecture, de fêter la diversité et la créativité des auteurs, quel que soit leur background, comme l’illustre ce post du site « Diversity in YA » par Malinda Lo, auteur notamment de « Ash » ou encore « Adaptation ». Une initiative qui ne pouvait que me plaire ! J’ai donc décidé de lire à cette occasion un bouquin qui me faisait de l’oeil depuis longtemps, qui a été victime de censure – une école l’a rayé de sa liste de lecture, soi-disant pour son langage cru. Rien à voir avec le fait que l’intrigue concerne une jeune fille homosexuelle, envoyée contre son gré dans un « camp de rééducation ». Mais non, qu’allez-vous imaginer…

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« The Miseducation of Cameron Post » by Emily M. Danforth.

Et puisqu’on en est à parler de diversité – un mot qui peut être dangereux à utiliser, comme l’a encore prouvé récemment la lamentable vague d’insultes envers Malorie Blackman, auteur d’Entre Chiens et Loups notamment – j’ose aussi inviter tous ceux qui ne l’ont pas encore vu à visualiser le discours d’Emma Watson devant l’ONU, qui parle d’égalité entre les sexes (ou plutôt de son absence encore trop criante) dans un discours très émouvant.

Vous avez un compte rendu en français ici

Et vous pouvez également visiter le site officiel de la campagne HeForShe (en français).

*Bizarrement* cette initiative a aussi été la cible d’attaques sexistes peu après son lancement. Un parfait parallèle de ce que la « Banned Books Week » cherche justement à dénoncer…

Et vous, que comptez-vous lire comment livre « interdit » ?

Ecrire pour la jeunesse

« Jeunesse » étant un terme assez large dans le contexte de cet article 🙂 Je préfère le préciser!

Une question qui revient souvent ces derniers temps est le fait d’écrire pour la jeunesse. Outre les réponses qui me viennent tout de suite à l’esprit quand on me pose cette question – à savoir que j’aime exploiter des personnages ados/jeunes adultes, que j’aime narrer leurs premières fois, que j’aime aussi leur style et la vision de la vie qu’on peut avoir à cet âge – j’ai aussi trouvé des échos dans cet article.

Il a été écrit par une agente américaine, Sarah LaPolla, que je suis sur Twitter (quelle surprise, n’est-ce pas, je sais que vous ne vous attendiez pas à ce que je mentionne Twitter dans cet article!) et parle justement d’écrire pour le 21e siècle. Le titre m’a pas mal intrigué et je me suis plongée dedans. De quoi cela parle-t-il, me direz-vous?

Tout simplement du public pour lequel les auteurs jeunesse écrivent en premier lieu, à savoir les jeunes (là aussi, je vise large). Des jeunes, qui pour la plupart, ne sont pas familiers des années 80 ou 90, mais bien des années 2000. Des enfants de ce 21e siècle, qui évolue tellement vite dans certains domaines et pas assez dans d’autres. Cela peut sembler une évidence, mais un point que Mrs LaPolla illustre parfaitement bien – et je pense qu’elle a l’expérience nécessaire pour le montrer, vu les centaines de soumissions qu’elle reçoit par semaine, si pas par jour! – c’est que les auteurs ont tendance à oublier justement ce 21e siècle.

Quelque part, c’est compréhensible. Pour prendre mon exemple, je suis née au début des années 80, j’ai connu une certaine période en étant ado, des références culturelles, sociales et économiques qui ne sont plus du tout les mêmes maintenant. Si je vous parle walkman, Friends ou encore Myspace, ça parlera naturellement à certains d’entre vous – et vous donnera un coup de vieux au passage! Si les ados d’aujourd’hui peuvent connaître ces références, ils n’ont pas vécu avec. Et honnêtement, pourquoi devraient-ils s’en soucier?

Comme le dit Mrs LaPolla

With adults, whether they’re 52 or 27, they have at least one thing in common: they can look back on their adolescence as adults. Teens can’t. They only know their own worldview and the here-and-now. This is one of the main reasons I love YA and want to bring more of it into the world. Teens are full of possibilities. They have more ahead of them than behind them, and their stories often reflect that.

Ce qui peut donner en VF:

Les adultes, qu’ils aient 52 ou 27, ont au moins une chose en commun: ils peuvent revenir sur leur adolescence, avec leurs yeux d’adulte. Les jeunes, eux, ne le peuvent pas. Ils n’ont que leur vision du monde et la perception « aujourd’hui & maintenant ». C’est l’une des raisons principales pour laquelle j’aime le YA et désire donner sa chance à davantage de romans écrits pour ce public. Les adolescents regorgent de possibilités. Ils regardent davantage en avant qu’en arrière et leurs histoires en sont souvent le reflet.

Est-ce à dire que nous sommes trop « vieux » en un sens pour écrire pour la jeunesse? Certainement pas. Car le YA – et c’est un sentiment que je partage entièrement – possède cette double nature, que certains pourront trouver contradictoire, mais que personnellement, je considère comme complémentaire, c’est-à-dire:

I am a firm believer that teens are teens are teens. Meaning, their circumstances and perspectives change, but they don’t. Not really. That’s another reason why I love YA. I don’t need to be a 21st century teen to remember what it felt like to be a teenager. The heart of your stories – the emotional arcs of your characters – should be timeless. That doesn’t mean you can ignore a changing world that influences how your audience relates to your novel.

Et en VF:

Je crois fermement que les adolescents restent des adolescents. Ce qui veut dire que les circonstances et les perspectives changent, mais qu’eux ne changent pas. Pas vraiment. C’est une autre raison pour laquelle j’aime le YA. Je n’ai pas besoin d’être un ado au 21e siècle pour savoir ce que c’est d’être un ado. Le coeur des histoires, les émotions que ressentent les personnages doivent avoir ce caractère intemporel. Ce qui ne signifie pas que vous pouvez ignorer un monde en pleine mutation, qui influence la manière dont votre public s’identifie à votre roman.

 

Ce caractère intemporel est quelque chose que je ressens très fort dans mes lectures, qui appartiennent le plus souvent au YA. Pourquoi sinon m’identifierais-je à ces personnages & ressentirais-je du plaisir à découvrir ces histoires, qui, à première vue, ne me concernent plus vraiment? Pourquoi, sinon ce caractère intemporel, ce côté commun à nous tous, peu importe l’âge que nous ayons, qui nous touche et nous fait vivre des émotions via ces romans? C’est quelque chose que l’on retrouve dans la plupart des romans YA, peu importe le contexte ou le genre d’ailleurs. Bien sûr, ce n’est pas la seule raison pour laquelle je lis du YA, mais j’en profite aussi pour clamer haut et fort: oui, le YA peut être lu par tous, peu importe que vous soyez un ado ou un adulte.

Pour autant – et là aussi, je suis tout à fait d’accord avec ce que Mrs LaPolla explique – il ne faut pas ignorer le monde dans lequel nous vivons, sans pour cela faire un blocage dessus – car soyons clairs, vous n’avez pas besoin de parsemer votre texte de références pour montrer que vous êtes « dans le coup » – une autre expression des années 90 !  – ou de faire un blocage dessus. Pourquoi ? Parce que ces références ne cessent d’évoluer et que votre texte risque de s’en ressentir par la suite, au moment de sa parution. Honnêtement, si vous décrivez un perso vêtu d’un jeans, est-il obligatoire de mentionner que ce sont des jeans skinny, baggy ou autres ? Ou que le téléphone portable dispose de l’option navigation sur Internet ? Nope. Il est bon aussi parfois de laisser l’imagination de votre lecteur faire son oeuvre. Et de penser à l’avenir & aux futures générations qui vous liront peut-être!

Si vous le pouvez, n’hésitez pas à lire la suite de cet article, très intéressant!

Revue du Web n°17 – semaine du 17 février

Et c’est reparti pour un tour du Web, avec moult news et autres liens utiles !

On va commencer par une interview intéressante – et ce n’est pas seulement parce que c’est mon éditrice que je le dis! – de la directrice éditoriale de Gulf Stream Editeur, Paola Grieco, sur le blog d’ « Un livre dans ma valise« . Elle parle notamment des différentes collections de cette maison d’édition, de l’historique de Gulf Stream ainsi d’un petit aperçu des publications 2014 ! L’interview se déroule en deux parties, la première ici et la deuxième là.

Sur ce même blog, vous pourrez aussi lire une interview de Béatrice Egémar, auteur jeunesse, et qui déclare « Le travail sur un livre en appelle un autre » (Qu’est-ce que je suis d’accord!)

Hop ! Changeons de genre et partons maintenant vers la romance, pour un évènement qui, je pense, intéressera les Parisien(ne)s et tous ceux qui seront sur la capitale à ce moment. Le blog « Chapitre 32 » organise en effet fin avril une rencontre entre fans de romance et des auteurs francophones, dont entre autres Sophie Jomain (Rebelle/J’ai Lu), Emily Blaine (HQN) et Eléonore Fernaye (Milady). Vous pouvez voir les détails ici.

Enfin, je vais terminer avec cette fois-ci non pas deux sites/blogs, mais bien deux Tumblr – je sais, je suis 100 000 ans en retard, mais que voulez-vous, j’ai découvert récemment cette arme redoutable pour la procrastination ! – d’abord « Je ris, j’écris » qui me fait beaucoup rire et dans les vignettes duquel je me retrouve assez, et ensuite « Laisse tumblr » dont j’adore les références à Star Wars et aux autres fandoms 🙂

Bon dimanche à tous et toutes!

Revue du Web n°16 – semaine du 10 février

Nouvelle revue du Web dont vous connaissez le principe, à savoir que je mentionne ici les articles voguant sur la Toile qui m’ont le plus intéressé/intrigué durant cette semaine !

On va commencer par une série d’articles qui m’ont beaucoup touché cette semaine, sans doute d’une part, parce que les auteurs (au féminin) qui les ont écrit sont de belles plumes, en plus d’être de belles personnes, et d’autre part, parce que cela me concerne en tant qu’écrivain, lectrice et femme. Parce qu’il y a encore trop de préjugés en ce qui concerne les femmes qui lisent et que lorsqu’on se met à parler de « bienséance » pour la littérature, on voit que le mot « censure » n’est jamais très loin.

Premier article, celle de Silène Edgar – si vous lisez ce blog, vous savez à quel point je l’admire en tant qu’écrivain et personne – sur les femmes qui lisent sont dangereuses, en réponse à un article consternant de bêtise sur le lectorat féminin.

Le second article, toujours de Silène Edgar, sur cette fois-ci la polémique suscitée par les propos d’un officiel, qui aurait mieux fait de se taire, et qui a engendré un tollé parmi les auteurs et acteurs du monde de la littérature jeunesse. Le titre est plus que parlant.

Le troisième provient de Charlotte Bousquet, auteur qui navigue avec une aisance incroyable entre lectorat adulte et plus jeune et dont j’aime beaucoup la plume. Je ne peux qu’être entièrement d’accord avec son affirmation :

En tant qu’auteure, je ne compte pas non plus me censurer. 

Il a aussi le mérite de remettre les pendules à l’heure sur la « question » du genre.

Le quatrième est davantage un témoignage, un appel à la tolérance et à l’acceptation, un billet qui m’a énormément ému. C’est celui de Célia Deiana, amie et écrivain aussi, et dont j’espère voir prochainement le nom sur une couverture de roman! Si vous ne connaissez pas encore ce blog « Comment tu t’habilles? », n’hésitez pas, foncez!

Enfin, un cinquième d’un blog que j’adore feuilleter et dont les articles ne cessent jamais de me poser question, c’est celui de Flora « Une page s’ouvre« . Et si cet article date un peu, son sujet, quant à lui, est plus que jamais d’actualité !

Je vais terminer cette revue sur un sujet plus léger, puisqu’apparemment, c’est la saison des concours!

Sans parler du mien – qui se termine tout de même la semaine prochaine, ne tardez pas! – en voici un autre, qui me touche de près, vu qu’il vous permet de gagner cinq exemplaires des Outrepasseurs ! Il se déroule sur le site Actu YA et est valide jusqu’au début du mois de mars.

Un autre concours à signaler, c’est celui se déroulant sur la page des Els, une saga (encore non publiée à ce jour) YA & romance que j’ai découverte depuis peu, via son auteur, Miss H. Roy ! De très jolis lots sont à gagner sur la page aux couleurs de cette saga, donc rendez-vous sur sa page Facebook!

On enchaîne avec un troisième concours sur le site des éditions Griffe d’Encre, celui-là, à l’occasion de la prochaine sortie du tome 2 de la saga « Chroniques des Stryges » de Li-Cam. J’avais beaucoup aimé le premier tome, un récit vampirique dont l’originalité m’avait séduite. La sortie de ce tome 2, intitulé « Insangerat », va me permettre de le relire !

Et finalement, un quatrième concours sur la page Facebook de l’auteur Caroline Vermalle, dont j’ai énormément apprécié le thriller YA « Sixtine » sorti dans la collection Black Moon. Là aussi, munissez-vous de votre appareil photo !

Rendez-vous la semaine prochaine pour d’autres aventures…

Revue du Web n°15 – semaine du 3 février

Nouvelle revue du Web dont vous connaissez le principe, à savoir que je mentionne ici les articles voguant sur la Toile qui m’ont le plus intéressé/intrigué durant cette semaine !

On commence par un article très intéressant, qui parle du « personnage » de la fangirl et des préjugés qui ont cours à son sujet.

Morceaux choisis:

« Le problème, c’est que l’idée que des femmes entre elles puissent prendre en main des personnages fictifs et les utiliser dans des œuvres transformatives, et surtout dans des œuvres à caractère érotique, est une pilule apparemment difficile à avaler pour certains. Est-ce parce que cela va l’encontre de l’image bien lisse de la sexualité féminine que la société nous impose ? La femme indépendante et entreprenante fait-elle encore peur ? »

 « Le problème, c’est qu’on ne parle JAMAIS de fanarts magnifiques qui vous laissent muets d’admiration et de fanfics excellentes qui vous scotchent à votre iPad pendant des heures. On parle TOUJOURS de ce qu’il y a de plus explicite, de plus ridicule et de plus choquant. »

Laissez-moi vous dire que je suis entièrement d’accord à ce sujet. Je n’ai jamais écrit de fanfic, mais j’en ai lu et je peux vous dire que certaines sont de véritables oeuvres d’art et m’ont parfois valu bien plus d’émotions que l’oeuvre originale (Yeah, JK Rowling, I’m looking at you ! )

A lire!

On continue avec cet article de Miss Earane, complice de plume comme de belgitude, et dont je suis très heureuse d’annoncer que son roman sera prochainement publié ! Ma chère filleule littéraire, encore toutes mes félicitations à ce sujet. Et si vous voulez savoir ce que ça fait d’obtenir un « oui » d’un éditeur quand vous lui soumettez votre bébé, lisez ceci. Emotions garanties!

Si vous lisez mon blog régulièrement, vous m’avez déjà entendu parler d’Agnès Marot, auteur, plume prometteuse et personne formidable. C’est également une buveuse de thé invétérée – dans ce domaine-là, je ne lui arrive pas à la cheville – et forte de cette passion, elle vous propose un rendez-vous littéraire pas comme les autres ! A découvrir en feuilletant cette rubrique. Et si vous y allez, n’oubliez pas de lui souhaiter un joyeux blogoversaire !

Enfin, on finit cette revue du Web par une initiative très sympathique, qui concerne, pour son premier numéro, une bloggeuse dont j’adore lire les chroniques (je peux honnêtement dire que certains de ses billets m’ont fait rire aux larmes) (surtout en ce qui concerne certaines métaphores) (tu as vu, Cess, toutes ces jolies parenthèses ?) Donc, si l’usage des parenthèses ne vous avait pas encore mis sur la piste, c’est donc Cécile des Lectures de Cécile qui se retrouve sur la sellette de Moody Take a Book, autre blog dont j’aime découvrir les billets!

A bientôt pour un prochain numéro !