Prochains bouquins sur ma PaL – ou liste de lecture pour l’été (et au-delà…)

Je sais, hier, je vous avais dit « dernier article avant mon compte rendu lecture pour le mois de juin. »

L’idée pour cet article – et croyez-moi, ça va être chargé! – m’est venue en regardant la vidéo de Miss Fairy Juu du blog Neverland, avec laquelle je partage le goût de la lecture anglophone (et qui m’a d’ailleurs refilé quelques idées de lecture VO… Non, je ne balance absolument pas!)

Bref, commençons!

Quels seront les prochains livres sur ma PaL – ou liste de lecture pour l’été (et au-delà… me connaissant!) ? Petite présentation !

Tout d’abord, on commence par deux séries numériques, toutes deux de la même auteur, Cécile Duquenne, publiées respectivement par Snark, collection numérique de Bragelonne et les éditions du Petit Caveau. J’ai nommé Les Foulards Rouges et Purespace! Je les avais commencées toutes les deux, depuis j’ai accumulé du retard, donc je compte bien le combler prochainement!

La couverture du premier épisode des Foulards Rouges

La couverture du premier épisode des Foulards Rouges

...  et celle du premier épisode de Purespace!

… et celle du premier épisode de Purespace!

On passe à un autre roman, que j’attends impatiemment de pouvoir lire, à savoir La nuit des coeurs froids d’Esther Brassac, publiée aux éditions du Chat Noir.

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Bien sûr, ce sont loin d’être les seuls romans d’auteurs francophones dormant sur mes étagères, j’en ai plusieurs en attente, dont La symphonie des Abysses de Carina Rozenfeld, dont le second et dernier tome est prévu pour novembre, Dresseur de fantômes de Camille Brissot, acquis auprès de sa sympathique auteur aux Imaginales et aussi le sentier des Astres, premier tome de Manesh, de Stefan Platteau aux Moutons Electriques!

Pour les anglophones, à présent!

Commençons par ceux qui dorment (oui, le thème est récurrent chez moi) sur ma liseuse… Inutile de vous préciser que bon nombre de titres de cette liste m’ont été fournis par les Book Smugglers, bien entendu!

What’s left of me de Kat Zhang (j’adore cette couverture!)

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I’ll get there. It better be worth the trip, de John Donovan. Un roman sur l’homosexualité, qui est devenu un classique et publié à l’origine dans le contexte des Stonewall riots. Ca ne pouvait que m’intéresser !

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Please ignore Vera Dietz de AS King. Simplement parce que cette auteur m’intrigue depuis déjà un bon bout de temps et que j’ai envie de temps en temps d’un YA contemporain…

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Shattered de Teri Terry, le dernier tome de la trilogie Effacée (premier tome paru en VF aux éditions La Martinière J). J’avais beaucoup aimé le premier tome, j’ai eu un coup de coeur pour le second Fractured (chronique à venir dans le récap’ du mois) donc j’attends de pied ferme ce tome 3 d’une dystopie 100% British et qui excelle à se jouer du lecteur! Et puis j’adore cette couv’…

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Un livre que j’ai récupéré également à Winchester, dont le 4e de couv’ m’intrigue pas mal, Riot de Sarah Mussi.

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Earth Girl de Janet Edwards, titre piqué grâce aux Book Smugglers ! L’idée d’une jeune femme coincée sur notre bonne vieille Terre alors que tout le monde profite des voyages interplanétaires grâce à un système de portails… I’m SOLD !

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The Dream Thieves, le deuxième tome de Raven Cycle, par Maggie Stiefvater. J’avais bien accroché au premier tome, même si ce n’était pas mon favori de cette auteur, je poursuis donc l’aventure!

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On passe aux bouquins que je n’ai pas encore, mais ça ne saurait pas tarder !

D’abord, un – premier – roman dont j’entends beaucoup parler sur Twitter, et dont les droits ont déjà été achetés dans une quinzaine de pays. Yep. Et il n’est pas encore sorti! J’ai nommé The Miniaturist par Jessie Burton. Une jeune femme dans l’Amsterdam du 17e siècle, des secrets familiaux risquant d’être dévoilés et un artiste appelé The Miniaturist… La couverture est une vraie oeuvre d’art, c’est le cas de le dire!

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Magnifique, non ?

Un autre roman, que je vais bientôt récupérer et dont le titre m’a pas mal interpellé, c’est Dear Thing de Julie Cohen, que je suis sur Twitt-Twitt. Une intrigue qui tourne autour des liens parents-enfant et une correspondance… Yep, ça me donne envie!

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Un bouquin qui ne va pas sortir avant quelques mois – le 28 octobre très exactement – mais je ne résiste pas à l’envie d’en parler. De un, l’héroïne est boxeuse – voilà qui change – de deux, l’intrigue se passe en Thaïlande – là aussi, ça change – et de trois, j’aime beaucoup la couv’ (again) qui a été dévoilée par les… Book Smugglers (vous ne vous y attendiez pas, avouez!) 

J’ai nommé Shadowboxer de Tricia Sullvian!

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Une saga que je prends en retard – si on peut dire – car le tome 3 vient de sortir en VO et qui a été portée à mon attention grâce à Lauren DeStefano, l’auteur de la saga du « Dernier Jardin » chez Castelmore – je peux vous dire qu’elle est fan! – c’est Shadow and Bone de Leigh Bardugo (Au passage, visitez son site Web, même si vous ne comprenez pas l’anglais, il est génial!)

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On passe au second tome d’une saga dont j’avais beaucoup aimé le premier tome, Not a Drop to Drink de Mindy McGinnis, au point d’avoir un coup de coeur pour cet univers post-apo âpre et réaliste, où l’espoir n’était cependant pas exclu. Bref, une série selon mon coeur! Et toujours une superbe couv’…

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Un bouquin que j’aurais déjà dû entamer – mes excuses aux copines de LC! – mais de toute manière je vais bientôt m’y mettre (il vient de sortir en VF chez PKJ)

A voir si ce bouquin va me réconcilier avec l’écriture de Rainbow Rowell (dont hélas pour moi, je n’avais pas aimé Fangirl)

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Sans surprise, celui-là va bientôt se retrouver en haut de la pile, tant j’avais aimé le premier tome : La suite de Geek Girl d’Holly Smale bien entendu !

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Et enfin, le dernier – si, si, je vous jure ! … enfin pour le moment – est aussi un livre que j’ai repéré sur Twitt-Twitt, véritable caverne d’Ali Baba dès qu’on suit des auteurs, qui m’a d’abord intrigué par son titre. Ensuite parce que j’aime aussi les histoires de détective et que depuis Code Name Verity, le thème de l’amitié, des liens qu’elle engendre et des épreuves qu’elle doit parfois endurer m’intéresse tout particulièrement! Enfin, ça me rappelle des heures passionnantes en compagnie d’Hercule Poirot ou encore Miss Marple !

J’ai donc nommé Murder Most Unladylike de Robin Stevens ! Et de nouveau – sans surprise – j’aime cette couverture…

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Voilà pour une partie de ma liste! Et vous, quelles lectures en prévision ?

Le jeudi sur son 31 – Flirty Dancing de Jenny McLachlan

Un dernier point lecture avant que je ne vous présente mon bilan lecture du mois de juin (du moins si j’arrive à me souvenir de tous les bouquins que j’ai lus… C’est le souci quand on est une bordélique!), car je voulais vous parler de ce roman, à savoir « Flirty Dancing » de Jenny McLachlan.

Comme je le disais dans mon précédent article, l’auteur était présente au festival de Winchester pour non seulement présenter son roman, qui sera publié officiellement le 3 juillet, mais aussi pour faire part de son parcours d’écrivain.  Le titre, la couverture, qui promettait une intrigue aussi fraîche et endiablée que le titre d’ailleurs, et la personnalité de l’auteur m’ont donné envie d’en savoir plus. Et puis, le bouquin était en prévente sur le site du festival, il aurait été dommage de s’en priver (oui, toutes les excuses sont bonnes quand un roman vous fait de l’oeil!)

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Avouez tout de même que la couverture est jolie !

Bref.

Flirty Dancing retrace donc le parcours de Bea, une ado tiraillée entre sa vie à la maison, où elle vit avec sa mère et sa petite soeur – le père étant souvent en déplacement – et son image à l’école, où elle joue soudain les bernard-l’hermite. Comme elle en a conscience, autant chez elle, elle est en confiance et assume des responsabilités, autant au collège, elle se transforme en petite fille timide. Une image qui lasse Bea et dont elle voudrait bien sortir. Elle va en trouver l’occasion quand l’annonce d’un concours de danse télévisé se répand dans toute l’école.

Ce roman, c’est aussi le portrait d’une amitié entre quatre jeunes filles, Bea, Kat, Betty et Pearl,  formant le club des « Ladybird ». Cette amitié s’est peu à peu effritée, remplacée par d’autres sentiments et des luttes d’influence au sein du collège. Et si ce concours était justement l’opportunité pour les Ladybird de se reformer ?

J’ai dévoré ce roman (assez mince, du moins pour moi) en quelques heures et je peux vous dire que l’intrigue s’est révélée aussi fraîche, légère et endiablée que ce qui était promis. On ne peut que s’attacher à Bea, sa volonté d’être indépendante, qui se heurte aussi aux pressions du collège et de la société, en général. L’auteur retranscrit bien son amour de la vie et de la danse, au point que, même si j’ai douté qu’elle démontre un aussi grand talent en aussi peu de temps, ça ne m’a pas empêché d’être à fond dans cette aventure!

(Et ne venez pas me dire que vous n’avez jamais secrètement fantasmé sur le fait d’être un roi/une reine de la piste de danse!)

Une relation qui m’a touchée aussi dans ce roman, c’est celle de Bea et de sa Nan, sa grand-mère, une fervente adepte du gin & tonic, qui n’a pas sa langue dans sa poche et sans être un puits de sagesse – ce qu’on voit assez souvent dans les romans jeunesse, quand un grand-parent y est représenté – donne un coup de pouce bien utile à la jeune fille pour qu’elle puisse s’affirmer.

Enfin, c’est un roman, qui tout aussi léger soit-il, n’empêche pas d’aborder des sujets comme le harcèlement scolaire ou le sexisme. Le fait est que l’auteur, sans faire la morale à ses lecteurs, les aborde de manière claire et y donne une réponse.

Bref, un premier tome – l’auteur ayant signé pour une série de 4 – très chouette, sans prise de tête et dont on ressort avec une envie… de danse!

Festival de Winchester – ou comment allier tourisme & écriture!

Une fois n’est pas coutume sur ce blog, je vous emmène en ballade !

Ceux qui suivent ce blog depuis un petit bout de temps – et plus précisément depuis cet article – ne seront pas étonnés de lire que mes pas m’ont une fois de plus porté vers la terre d’Albion, j’ai nommé l’Angleterre ! Les lecteurs des Outrepasseurs non plus, d’ailleurs.

Néanmoins, cette fois-ci, je ne suis pas restée à Londres. Un concours de circonstances – promo Eurostar, volonté de changer d’air, etc – m’a conduit jusqu’à Winchester, petite ville au sud de l’Angleterre, à quelques encâblures de Southampton (et donc du bord de mer). Une région bien connue également pour sa proximité avec la New Forest.

Cerise inattendue sur le gâteau de ce week-end, j’ai appris, à peine quelques semaines avant le départ, qu’un festival y a lieu. Un festival… d’écriture. Oui, j’ai été surprise aussi! Curieuse comme je suis, je me suis demandée en quoi il pouvait bien consister. The University of Winchester Writers’ Festival – pour être précis – offre donc aux amateurs d’écriture, tous genres confondus, la possibilité d’assister à des ateliers, des conférences, de participer à des matchs d’écriture et également de prendre part à 1-2-1, comprenez des RDV particuliers de 15 min où vous recevez des avis d’agents, d’éditeurs & autres « book doctors » sur le début de votre travail. Plutôt alléchant, n’est-ce pas?

Bien entendu, je n’avais rien à présenter, n’écrivant pas dans la langue de Shakespeare. Néanmoins, comme je suis de loin les actus de ce côté-ci de la Manche en ce qui concerne le domaine de l’édition, notamment grâce à Callioprofs qui propose des interviews bilingues d’auteurs anglophones, pourquoi ne pas tenter l’aventure?

C’est ce que j’ai fait – en dépit de mon anglais un peu rouillé – hum. Suivez le guide!

Vendredi

Après l’Eurostar et le train intérieur – bon, je redoutais un peu cette partie du voyage, vu la réputation des trains anglais, mais je dois dire que le voyage était nickel! – me voici à Winchester. La ville est accueillante, bien qu’escarpée – mes mollets s’en souviennent! Après pause au B&B, hop, direction l’université (bien entendu située au sommet d’une colline, sinon ce ne serait pas drôle) (la ligne de bus est mon amie) et lieu du festival.

Mon programme commence par une conférence ouverte à tous, où une jeune auteur, Jenny McLachlan, et son agent, Julia Churchill, viennent présenter le premier roman de cette auteur, « Flirty Dancing » (rien que le titre m’interpellait déjà – ceux de la génération 80 comprendront pourquoi 😉 J’aurais l’occasion de reparler de ce roman, d’ailleurs!

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Je ne tarde pas à comprendre que l’histoire de ce roman – et donc de Jenny McLachlan – est un peu une « success story » prompte à faire rêver tous les auteurs présents dans l’amphithéâtre, université oblige. En effet, elle a assisté au festival l’année dernière, y a rencontré son agent, lui a envoyé son roman et bingo! Un contrat avec Bloomsbury pour 4 romans plus tard, la voilà sur la scène. L’occasion aussi d’apercevoir le fonctionnement anglophone en ce qui concerne la soumission de manuscrits : point d’envoi directement à l’éditeur – ou du moins, c’est extrêmement rare – vous commencez d’abord par démarcher un agent. Agent qui touche son pourcentage sur vos revenus d’auteur et en échange, s’occupe entre autres de vous trouver un éditeur, de négocier les contrats, de veiller à ce que vous touchiez bien vos droits et à intervenir en cas de souci avec l’éditeur. La plupart s’occupent aussi de corrections pré-éditoriales.

Une conférence instructive, ponctuée d’anecdotes drôles – du moins pour moi : imaginer différents éditeurs réunis autour d’une table et se battant pour être choisis par l’auteur… Ouaip ! – et qui termine cette journée!

Samedi

Grosse journée, puisque 4 conférences étaient au programme (je les avais choisies au préalable parmi celles offertes par le programme).

On commence d’abord par un discours de bienvenue – l’amphithéâtre ci-dessous était plein à craquer! – de la part de la directrice du festival, Judith Henegan, avant qu’elle ne cède la parole à Joanne Harris, auteur entre autres du célèbre « Chocolat » (oui, oui, je parle bien du roman & film avec Johnny Depp!). D’ailleurs, si vous voulez découvrir le roman, il est dispo dans le catalogue des éditions Charleston, avec plusieurs autres titres de cette auteur. 

Je parle bien de cet amphithéâtre...

Je parle bien de cet amphithéâtre…

J’y ai découvert une auteur drôle, dotée d’un humour pince sans rire – les éclats de rire dans la salle étaient nombreux – qui s’est lancée dans un discours de 50 min sans papier (!!!!!), sensible également, avec ses anecdotes sur son enfance et le livre par mois qu’elle était autorisée à emprunter dans la partie réservée au lectorat adulte sous le contrôle strict de la bibliothécaire, son parcours assez éclectique en tant qu’écrivain – elle qui a commencé par écrire des histoires de vampires et d’horreur… on est loin de « Chocolat »! – et enfin, qui a réservé du temps pour ses interactions avec le public. La conclusion ? « We are all made of stories » (comprenez, nous avons tous des histoires en nous). Indeed !

Le temps de prendre une tasse de café – bien nécessaire pour une coffee addict comme moi – et direction, les premières conférences… dispersées dans l’ensemble de l’université. C’est là que les étudiants volontaires pour guider les participants vers les diverses salles se sont révélés d’une aide précieuse! Toujours souriants, toujours au taquet, au point de m’arrêter à 5 mètres d’intervalle pour être sûrs que j’avais bien compris où je devais me rendre, bref un vrai plaisir!

Et le badge qui va bien, sésame indispensable!

Et le badge qui va bien, sésame indispensable!

Je ne vais pas vous faire un compte rendu détaillé des conférences – sinon cet article va réellement se transformer en une tartine indigeste! – mais juste vous livrer quelques impressions. La première est qu’entrer dans le monde de l’édition anglophone, c’est un peu comme entrer dans l’armoire magique menant à Narnia. Le sentiment de pénétrer dans un autre monde, autant par les manières d’envisager le travail de publication d’un roman que par les chiffres qui peuvent donner le tournis (je me suis retenue à plusieurs reprises d’émettre un rire teinté d’incrédulité… je ne pense pas qu’ils auraient compris!).

Pour autant, le monde anglophone n’est pas non plus un Eldorado. A ce sujet, une des conférences que j’ai suivies sur le thème des changements dans l’édition jeunesse menée par Beverley Birch, auteur d’une cinquantaine de romans – …. – et éditeur également, s’est révélée particulièrement intéressante et précieuse. Sans nous assener des vérités toutes faites – j’ai particulièrement aimé son introduction sur le monde de l’édition « It’s a people’s business », ce qui démontre bien l’inutilité d’y appliquer des formules toutes faites. Avec un grand sens du réalisme et pendant plus d’une heure, elle a livré son expérience, des anecdotes aussi, assez époustouflantes (toujours de mon point de vue). Bref, une grande dame. Si vous avez l’occasion de l’écouter, n’hésitez pas !

Un autre point que je tiens aussi à souligner – entre deux points de vue sur l’auto-publication et Amazon – c’est la convivialité régnant dans ce festival. Une atmosphère qui m’a d’ailleurs rappelée par certains côtés celle des Imaginales, la Moselle en moins (en revanche, le soleil, lui, était bien au RDV!). Les gens vous accostant pour vous demander comment s’est passée votre journée – l’occasion de faire résonner mon accent Frenchie! – le service impeccable au niveau restauration – c’est là que la tradition du tea o’clock vient bien à point! – et la bonne humeur générale, teintée de fébrilité pour certains se rendant à leurs 1-2-1 !

Un dîner (avorté, la fatigue aidant) pour ma part et il était déjà temps de dire bye bye au festival de Winchester !

Je vous laisse avec quelques photos (ensoleillées) de la ville, célèbre notamment pour sa cathédrale…

De l'extérieur...

De l’extérieur…

 

 

Et à l'intérieur!

Et à l’intérieur!

 

Une vue du piétonnier

Une vue du piétonnier

Outrepasseurs – le tome 2 !

Parce que je ne résiste pas à la joie de partager avec vous le contenu d’un certain colis – fort volumineux ! – qui est arrivé chez moi hier…

Aussi parce que ceux qui ont pu me croiser en dédicaces ont déjà pu m’entendre m’extasier sur la couverture du tome 2…

Et aussi parce que j’ai fait un peu de teasing hier soir, au détriment des nerfs de certains lecteurs (que voulez-vous, je ne résiste jamais à ce péché mignon)

Donc allons-y, dévoilons le colis!

Le colis en question...

Le colis en question…

Impressionnant, non ? Et ce qui se cachait dedans l’était tout autant… Jugez-en par vous-mêmes!

Un petit teaser avec le tome 1…

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Oui, je vous parlais bien du tome 2 des Outrepasseurs, intitulé « La Reine des Neiges » ! (et non, rien à voir avec le dessin animé récemment sorti…)

Le côte à côte !

Le côte à côte !

En détail …

Created with Nokia Smart Cam

Isn't it beautiful?

Isn’t it beautiful?

Et avec son marque-page !

Et avec son marque-page !

Et enfin la date de sortie !!

Created with Nokia Smart Cam

Le tome 2 des Outrepasseurs, la Reine des Neiges, sortira donc le 4 septembre 2014!

Et il est bien possible que je vous donne l’opportunité de ne pas devoir attendre jusque là pour le découvrir en avant-première…

Intéressé(e)s? 😉

Deuxième nomination pour les Outrepasseurs!

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C’est avec grand plaisir que j’ai appris aujourd’hui que les Outrepasseurs sont nominés, dans la catégorie « Meilleur roman fantasy français jeunesse » – même si dans mon cas, ce serait plutôt francophone 😉 – pour le prix Elbakin.net 2014 !

Vous pouvez découvrir la liste entière des nominations ici (et il y a du fort beau monde au menu!)

RDV en septembre pour découvrir le palmarès.

 

Suivre son instinct et autres réflexions sur l’écriture

Je n’ai jamais été une grande fan des règles « toutes faites » sur l’écriture – à part bien entendu celle qui nous dit de poser notre popotin sur notre chaise, d’ouvrir l’ordi et d’écrire ^^ Easy to say, comme disent nos voisins anglophones. Je ne suis pas de méthode bien déterminée quand je construis mon intrigue – je dirais même que c’est un peu le foutoir – et j’ai beau eu essayer plusieurs méthodes (il faudra d’ailleurs que je vous en touche un mot à ce sujet!), je me suis toujours retrouvée coincée quelque part dans l’élaboration du synopsis (ce qui est quand même plutôt ironique comme situation.)

Bref, ce n’est pas ma tasse de thé (ou de café.)

Je suis par ailleurs en train de lire un roman qui commence justement… par un rêve (le genre de début qu’on vous déconseille toujours expressément de tenter!). Vous savez quoi ? C’est une magnifique scène, qui parvient non seulement à nous attacher au cadre de l’action, mais aussi à nous intéresser à l’héroïne (Un carambar si vous trouvez le titre) (ça ne s’applique pas pour mes copines de LC !)

S’il y a bien un conseil d’écriture spécifique que j’ai retenu, c’est celui de Mélanie Fazi, romancière et auteur de plusieurs recueils de nouvelles, qui lors d’une conférence sur l’écriture de nouvelles, a suggéré de toujours commencer son texte au beau milieu de l’action. Immersion du lecteur garantie, d’autant plus qu’il cherchera toujours d’instinct des réponses aux questions que soulève le texte. Je peux vous dire que ce conseil fonctionne bien!

D’autres conseils m’ont aussi interpellée. Ce week-end, en profitant d’une pause pour naviguer sur Twitter – je pense que tout le monde a bien compris désormais que je suis une Twitter addict ! – je suis tombée sur cet article, où David Ellis, auteur de thriller, parlait de sa « méthode » de travail. Et parmi ces conseils, l’un d’entre eux m’a sauté littéralement aux yeux.

4. Surprise yourself. Ever written a scene, ready to move on to your next planned chapter, when you suddenly say to yourself, “Wouldn’t it be cool if _______ happened instead?” And then the next thing you think is, “Yeah, it would be cool, but that totally turns my whole plot upside down, so forget it.” I say, don’t forget it.

En VF, cela donne :

4. Surprenez-vous. Vous avez déjà écrit une scène, prêt à passer à votre prochain chapitre, quand vous vous êtes soudain dit : » Ne serait-ce pas chouette si (insérer évènement) arrivait plutôt? » et puis vous vous êtes dit : « Oui, ce serait chouette, mais ça chamboulerait totalement mon intrigue, donc mieux vaut l’oublier. » Je vous conseille justement de ne pas l’oublier!

Mes excuses à tous ceux/toutes celles qui hurleraient devant une telle suggestion… J’avoue qu’en bonne rebelle du synopsis établi, le conseil m’a parlé. M’a aussi déculpabilisé en quelque sorte. L’image d’Epinal de l’écrivain ne s’éloignant jamais d’un iota de son plan pré-établi est encore assez vivace pour que ceux qui ne suivent pas ce schéma/n’arrivent pas à le suivre essaient quand même de s’en rapprocher. Aussi lire que quelque part, on a aussi le droit de s’amuser, de se surprendre et de se faire carrément peur dans son histoire sans qu’on soit considéré comme « pas sérieux » fait du bien !

Quant à l’instinct – revenons quand même au titre de cet article, sinon vous allez vous demander dans quel délire je vous entraîne ! – Ellis en parle également et là aussi d’une manière qui me parle:

5. If you’re bored, so is the reader. People give all sorts of advice about how much dialogue to include or how much description or atmosphere is too much. But all of that advice is just generic. Sometimes a lot of dialogue is okay, because the dialogue is very real, very dramatic and intense, very snappy and entertaining. And sometimes (not often) a long patch of description serves those same purposes. So what I used to tell people is, be as lean as possible with descriptive passages and don’t include too much dialogue. But after writing nine novels, I’ve come to learn that the better advice is to stop writing when you get bored. If you’re not excited about the passage you’re writing, you can be sure the reader won’t be, either. But if you’re enjoying yourself, writing with enthusiasm, it will usually bleed through and have the same effect on the reader.

En VF:

5. Si vous vous emmerdez, le lecteur s’emmerdera aussi ! On vous donne toujours des conseils sur la quantité de dialogues à insérer, si autant de descriptions ou d’ambiance se révèle en trop. Tous ces avis sont généraux. Parfois, un long dialogue passe comme une lettre à la poste, parce qu’il est très réaliste, qu’il contient pas mal d’intensité dramatique ou qu’il est très spirituel et donc divertissant. Et parfois (pas toujours), de longues descriptions réalisent le même objectif. J’avais l’habitude de dire aux gens « Soyez aussi économes que possible avec les descriptions et n’insérez pas trop de dialogues. » Mais après avoir écrit neuf romans, le meilleur conseil que je peux donner est d’arrêter d’écrire si vous vous emmerdez. Si vous n’êtes pas excité comme une puce en écrivant un passage, vous pouvez être sûr que le lecteur ne le sera pas non plus. Mais si vous vous amusez, que vous écrivez avec enthousiasme, en général cet enthousiasme se communique aussi au lecteur.

Ce qui m’a donné pas mal à penser! Notamment pour certains passages que j’ai pris un grand plaisir à écrire dans les Outrepasseurs – bien sûr, ça ne veut pas dire que je me suis emmerdée pour le reste, soyons d’accord – mais on a toujours des scènes chouchou et en général, les lecteurs m’en parlent aussi.

Bref, au risque de passer pour une iconoclaste, je pense effectivement qu’on peut se laisser guider par son instinct/sa Muse/autre bestiole que vous voulez nommer et ne pas pour autant être dans le faux…

Je vous quitte sur une dernière suggestion, qui là aussi me parle beaucoup (et tirée de ce site)

Your first thought is often the best one. You know, the one that felt too weird or silly or stupid. Trust your imagination – it knows what it’s doing.

Votre première idée est souvent la meilleure. Vous savez, celle qui semble trop bizarre ou stupide. Faites confiance à votre imagination, elle sait ce qu’elle fait!

 

Bilan lecture du mois de mai

Autant vous le dire tout de suite, il n’est guère brillant (du  moins au niveau de la quantité. Parce que la qualité y était!)

Les raisons sans doute au festival des Imaginales et à une actu écriture bien chargée !

Donc, sans plus attendre, allons-y !

Au total : 5 bouquins, dont 4 VO (j’avais envie de me faire une cure in English!).

Aucune déception et que du tout bon, comme vous allez le voir…

On commence avec If I Stay, le roman de Gayle Forman, bientôt adapté au cinéma d’ailleurs. C’est la bande-annonce qui m’a d’abord intrigué…

… et qui m’a donné envie de découvrir ce roman, bien connu Outre-Atlantique où il a été best-seller !

(Inscrit sur la couverture d’ailleurs – en revanche, pour la comparaison avec Twilight on repassera…)

If-I_stay

Mia est une brillante musicienne, qui rêve d’intégrer l’académie Julliard, aka le Graal pour tout artiste qui se respecte. Son copain, Adam, aussi musicien et leader d’un groupe, la soutient dans cette démarche, bien que cela puisse provoquer une séparation entre eux. Mais voilà qu’un accident de voiture meurtrier remet tout en question. La famille de Mia est déchirée, elle-même est entre la vie et la mort et se retrouve sous la forme d’un esprit impuissant, qui ne peut qu’assister à la tragédie qui se déroule sous ses yeux. Mia a effectivement un choix à faire, mais je ne vous en dévoilerai pas plus.

Vu le thème, ce qui arrive à l’héroïne, ce roman ne pouvait que me toucher. Entre passages au présent et flash-backs, il est également très bien construit. Mia se révèle attachante au début, quand on commence à la connaître – même si un peu trop « conventionnelle » parfois à mon goût – et ce qu’elle doit subir m’a naturellement brisé le coeur. Gayle Forman a une écriture sensible, juste, elle parvient à insuffler beaucoup d’humour dans des passages très poignants et critiques. Ses descriptions des proches qui attendent  à l’hôpital, de leur désespoir, de leur impuissance aussi, résonnent encore dans mon esprit. Comme d’habitude, c’est le genre de passages qui m’achève toujours.

Alors, pourquoi ce bouquin n’est-il pas un coup de coeur? Mystère. Je peux dire que j’ai vraiment apprécié de découvrir cette auteur, que je ne connaissais pas jusqu’ici, et que le film m’intrigue toujours autant. Peut-être est-ce dû à un manque d’alchimie au début avec Mia elle-même (et pourtant, je le redis, elle m’a énormément touchée). Quoi qu’il en soit, si vous ne l’avez pas encore lu, je vous incite à le faire, c’est un livre auquel on ne peut rester indifférent!

Passons au coup de coeur pour ce mois de mai!

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Magnifique titre, magnifique couverture (qui illustre très bien le cadre principal du bouquin) et surtout… quelle histoire !! Du post-apo comme je les aime, avec sa dose de violence, mais aussi d’humanité et d’espoir. Lynn n’a jamais connu d’autre univers que la maison dans laquelle elle vit avec sa mère et l’étang qui occupe leur cour. Car, dans ce monde, l’eau est devenue une denrée rare. Si rare qu’elle se monnaie à prix d’or dans les grandes villes et qu’en-dehors, elle est une ressource pour laquelle bien des gens sont prêts à tuer leur prochain. Aussi Lynn et sa mère montent-elles la garde à tour de rôle pour veiller sur leur bien le plus précieux. Elles vivent en autarcie, surveillent leur plus proche voisin, un vieil homme solitaire et préparent des réserves pour l’hiver qui vient. Mais quand sa mère meurt dans un horrible accident – et croyez-moi, il l’est! – Lynn se retrouve seule, incapable de gérer sa vie comme auparavant. Une aide inattendue va venir bouleverser sa routine. Cependant, Lynn n’a aucune idée des sacrifices que cette assistance va engendrer…

Le style de Mindy McGinnis est à l’image de l’univers créé: âpre, sans concession et pourtant porteur d’une lumière qui se révèle au fil des pages. A l’image aussi de son héroïne, qui va s’humaniser peu à peu. Laissez-moi vous dire que j’ai adoré Lynn et pourtant, au début, elle n’est pas facile à aimer. Elle essaie d’imiter sa mère en tous points, une femme sèche, obsédée par leur survie, qui montre rarement son affection (bon, autant vous le dire, il y a une très bonne raison là-dessous!). Aussi, quand celle-ci décède, Lynn est déboussolée, privée de l’unique repère qu’elle a connu durant toute son existence. J’ai aimé voir son évolution la voir s’ouvrir aux autres, d’abord contrainte et forcée par les circonstances, ensuite avec d’autant plus d’émotion que cette humanisation va la conduire droit dans un piège… Je n’en dirai pas plus là-dessus, sinon que la fin du roman a juste explosé mes neurones quand je l’ai lue (oui, ils s’en sont remis depuis, merci pour eux).

Le thème très réaliste de l’eau devenue une ressource rare se mêle également à une critique de la société actuelle mordante et d’autant plus juste qu’elle rejoint certains sujets auxquels nous sommes confrontés tous les jours. Là aussi, je n’en dirai pas plus. Malheureusement, il n’est pas encore dispo en VF. Pour ceux qui le peuvent donc, jetez-vous dessus! Je lirai très certainement la suite…

Ensuite, un roman dont j’attendais beaucoup, qui m’a aussi beaucoup surprise et qui s’inscrit très bien en ce 6 juin, jour anniversaire du Débarquement en Normandie, c’est-à-dire Code Name Verity par Elizabeth E. Wein!

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Ce roman a fait le buzz lors de sa sortie, raflant plusieurs prix et suscitant une immense vague d’enthousiasme. L’ayant lu, je comprends mieux pourquoi…

Nous sommes en 1943 et une jeune espionne britannique s’est fait arrêter par la Gestapo en France. Après plusieurs jours « d’interrogatoire », elle craque et décide de collaborer. A savoir livrer des codes secrets utilisés par les forces alliées pour communiquer avec les résistants en France… En même temps, elle décide de raconter son histoire, celle de son entrée en service et surtout de son amitié aussi inattendue qu’absolue avec une jeune aviatrice.

Première recommandation: vous risquez de nombreuses surprises avec ce roman! L’auteur a le don pour nous dérouter, nous faire croire ce que dit son personnage pour automatiquement nous faire douter ensuite… Et croyez-moi, ça a complètement marché pour moi! Je me suis laissée complètement porter par ce récit à deux voix, celles de l’espionne et de l’aviatrice, de leur lien forgé au cours des missions secrètes et des atterrissages clandestins en France, de leurs fous rires et des épreuves vécues ensemble, sous le feu ennemi. C’est un récit incroyable, beau mais aussi cruel et je peux vous dire qu’il m’a arraché quelques larmes.

Bien sûr, pour ceux qui me suivent, vous savez que je suis très sensible à cette époque et je trouve que l’auteur a accompli un travail de reconstitution extraordinaire. Son style est assez incroyable – assez ardu en VO d’ailleurs, je le glisse au cas où vous voudriez tenter l’aventure – mais rempli d’un humour pince sans rire et surtout d’une grande humanité. C’est un hommage vibrant aux femmes qui ont vécu cette guerre, qui s’y sont engagées, qui ont aussi contribué à la victoire des Alliés et dont on ne parle malheureusement pas assez souvent !

Je vous laisserai sur la phrase-clef du roman, qui encore maintenant me serre le coeur, « Kiss me Hardy ».

La bonne nouvelle aussi pour ceux qui ne lisent pas en VO, c’est la publication prochaine en VF à la fin de l’année chez Castelmore !

J’enchaîne avec de la bonne sci-fi, recommandée – comme d’habitude ! – par les Book Smugglers, qui mêle super-héros, invasion extraterrestre et dystopie assez glaçante dans un roman bien mené, au rythme soutenu et qui m’a beaucoup plu, à savoir , Broken, Extrahumans 1 de Susan Jane Bigelow.

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Dans un futur proche, un jeune homme peut voir vos avenirs possibles en vous regardant dans les yeux, alors qu’une femme survit misérablement dans un New York dévasté par la guerre entre les Etats-Unis d’une part et les Européens d’autre part. Dans ce futur, ce même jeune homme reçoit une lettre l’avertissant qu’il devra bientôt non seulement recueillir un bébé bientôt orphelin, mais également qu’il devra retrouver cette femme aux ailes brisées, qui se souvient avoir été jadis une des brillantes Extrahumans, aux côtés du héros Sky Ranger. C’est un destin bien lourd pour un ado de quatorze ans, d’autant plus que le parti au pouvoir est farouchement opposé aux Extrahumans et traque les rebelles par tous les moyens… Entre répression politique, espionnage, espoir et voyage planétaire, ce premier tome de la trilogie Extrahumans m’a servi un cocktail détonnant, explosif, dont les thèmes et les personnages m’ont beaucoup interpellée.

Broken, bien entendu, mais aussi et surtout Michael, qui essaie d’agir pour le mieux tout en sachant que l’échec le guette à chaque pas et qu’à la fin de son voyage, il devra affronter quelqu’un de bien plus puissant que lui. Même si je ne suis pas une fan des super-héros – du moins à la sauce Wolverine et compagnie – j’ai aimé ce que l’auteur en a fait, les rendant humains et prompts à se tromper comme n’importe quelle personne « normale ». Le fait que leurs échecs soient bien plus porteurs de catastrophes n’en est que mieux rendu dans ce roman. Je me suis beaucoup attachée aux personnages et même si ce premier tome n’est pas exempt de quelques longueurs, le rythme était très bien géré, si bien que je l’ai dévoré en quelques jours (une prouesse en ce mois de mai!).

La dernière lecture de ce mois de mai et la seule francophone, hé bien, je vous en ai déjà parlé, c’est Subliminale, le premier tome de la Balance brisée, par Lise Syven, qui vient de sortir chez Castelmore. Je l’ai chroniqué ici et pour le plaisir, comme dirait Herbert, je vous remets la couverture (sublime. Je sais, mon sens de l’humour est très développé today!)

9782362311062PC

Et au menu du mois de juin?

Hé bien, du classique, du YA et… on verra bien !

Stay tuned et bonnes lectures!