Montreuil 2014 : mon programme

C’est une vérité universellement acceptée que le Salon du Livre et de la Presse Jeunesse de Montreuil revient tous les ans. Et qu’il est attendu avec une immense impatience!

(Oui, je me surpasse dans cette intro.)

Cette année a une saveur toute particulière car, non seulement, comme le dit si bien cette affiche…

Montreuil

le salon fête ses 30 ans, mais en plus, c’est la première édition où je me rends en tant qu’auteur. Croyez-moi quand je vous dis que c’est un rêve de plus qui se réalise!

Let’s go pour mon programme donc :

J’arrive le vendredi fin d’après-midi et ni une, ni deux, armée de mon accréditation (et de ma valise) je me rendrai au Salon. J’y rejoins entre autres ma complice de plume et de coeur, Agnès Marot, pour une soirée qui s’annonce fertile en papotages…

Samedi, les choses sérieuses commencent!

D’abord par un rendez-vous avec plusieurs membres d’un de mes groupes préférés, j’ai nommé…

serial_blogeurs

Ensuite, je ferai un petit détour par le stand de la collection R, pour la réunion organisée par Miss Myriam du blog Un Jour Un Livre, l’occasion de (re)voir des têtes nouvelles/familières

Enfin viennent les choses sérieuses, j’ai nommé les dédicaces sur le stand Gulf Stream !

Montreuil_GulfStream

Comme le dévoile l’affiche ci-dessus, j’ai deux créneaux de dédicace:

Le samedi 29 : de 16 h 30 à 18h 30

Le dimanche 30: de 15h à 17h

Le stand de Gulf Stream est le F27, il sera donc situé au rez-de-chaussée du salon, comme vous pouvez le voir sur ce plan

F27

Ai-je besoin de dire que vous êtes les très bienvenus ? 😉

Un petit aperçu de ce qui vous attend !

Un petit aperçu de ce qui vous attend sur le stand !

Si vous m’apercevez dans les allées du salon et que vous voulez me faire un petit coucou: ça fait toujours plaisir. Et je ne suis pas en général avare de bavardages, comme ceux qui me côtoient sur les réseaux sociaux le savent 🙂

Pour mes acquisitions au Salon, j’en vise principalement 3

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Dans l’ordre, Le Jour Où de Paul Beorn, La symphonie des Abysses T2 de Carina Rozenfeld et le T2 des Enfants d’Evernight de Mel Andoryss (je viens de dévorer le tome 1 et il a été une fort jolie surprise! )

Je vous mentirais si je disais qu’il n’y aura pas d’autres tentations…

Et bien sûr, Montreuil est aussi l’occasion de revoir les amis de plume et de coeur!

Je me réjouis d’ores et déjà d’y être et je vous dis…

A très bientôt !

NaNoWriMo Checkpoint – Suite et fin !

En effet – j’entends les soupirs de soulagement de certains dans le fond  – je peux écrire « suite et fin » car, depuis hier…

Winner-2014-Web-Banner

Qui, de nous deux? a atteint les 50 000 mots !! 

(Non, une partie de moi-même n’en revient toujours pas.)

Bref. Même si c’est un cap important, le roman est loin d’être fini, ce qui veut dire que je peux encore me retrousser les manches. En même temps, le plaisir de la découverte n’a toujours pas diminué – plutôt bon signe, vous en conviendrez.

Et comme je suis du genre à ne pas me compliquer la vie – oui, c’est ironique – un nouveau défi littéraire a pointé son nez. Il se pourrait bien que je vous en parle… bientôt.

Bon courage à tous ceux qui Nanotent & félicitations à ceux qui, comme moi, ont eu le plaisir de découvrir la vidéo que les responsables du NaNoWriMo ont concocté pour les gagnants, elle m’aura bien fait rire.

En attendant, je vous rappelle que vous pouvez toujours lire gratuitement le bonus d’automne, j’ai nommé Terre de Brume, et sinon, je vous dis à mercredi pour mon programme de Montreuil. Stay tuned, folks!

Bonus d’automne – « Terre de brume »

Chose promise, chose due!

Comme je vous en parlais dans cet article, j’ai décidé de renouveler l’opération, qui avait déjà eu lieu avec La plus belle qui soit , à savoir vous livrer en téléchargement gratuit un texte inédit, écrit par mes soins bien entendu !

Il s’agit donc de Terre de Brume, qui a remporté le concours de nouvelles organisé par Miss Phebusa sur son blog au printemps, et inspiré par cette image :

gondolier

De quoi parle cette nouvelle (10 pages) ?

Sans vous gâcher le plaisir de la surprise, je peux vous dire qu’elle se déroule dans un univers post-apocalyptique, qu’elle fait la part belle à l’aventure comme à l’amitié. J’espère en tout cas que vous apprécierez le voyage (puisqu’il en est question, également!)

Enfin, sachez que vous n’êtes pas obligés de me faire un retour. Cette nouvelle est là parce que j’ai envie de vous faire plaisir, chers lecteurs, pas pour que vous vous sentiez contraints de quoi que ce soit. Si vous voulez le faire, c’est chouette,  sinon, enjoy !

Avant de vous laisser, je tiens aussi à faire un petit clin d’oeil à une lectrice enthousiaste et fidèle, rencontrée à l’occasion de la soirée de lancement des Outrepasseurs. A cette occasion, elle m’avait lancé un défi – il m’est toujours difficile de résister à ce genre de bestioles, comme vous le savez – de donner son prénom à un de mes personnages. C’est désormais chose faite! Donc, la Miss, j’espère que tu apprécieras mon héroïne 🙂

Trêve de blablas!

Voici le lien pour télécharger la nouvelle en version PDFTERRE DE BRUME

Si vous désirez les versions epub/mobi, elles sont disponibles sur simple demande à cindy.van.wilder@gmail.com

Je vous souhaite une belle découverte et je vous dis à mercredi pour découvrir mon programme pour le Salon du Livre et de la Presse Jeunesse de Montreuil!

Saturday’s Award Book

Un article non prévu au programme, mais auquel je n’ai pas pu résister en découvrant ce tout nouveau rendez-vous littéraire, créé par le blog Echos de Mots!

Je vous invite à aller y jeter un coup d’oeil 😉

sat-award

Le principe: Chaque semaine, un thème sera donné. Le but est de sélectionner, parmi les livres que l’on a lu, 3 livres selon le thème (les nominés). Puis, parmi ces 3 livres, élire le gagnant (le vainqueur de l’Award en question).

Et pour cette semaine, le thème était…

Award du : 
Livre-Que-Je-N’ai-Pas-Aimé-Mais-J’ai-L’impression-D’être-La-Seule-Au-Monde-Et-Du-Coup-J’ai-Peur-Qu’on-Intente-A-Ma-Vie-Si-Je-Le-Dis …
Comment voulez-vous que je résiste, hein ? :p
A force de fouiller ma mémoire de poisson rouge, je vous ai déniché trois nominés. Allons-y !
1. theoreme_homard
Le théorème du homard de Graeme Simsion
2. entrelignes

 Entre les lignes de Portia Da Costa

3. j'ai_laisse_mon_coeur_lozano

J’ai laissé mon coeur dans les brumes d’Edimbourg de Carolina Lozano

Du YA, de la romance et de la litt’ générale… Qui va remporter l’award !!

C’est bon, vous avez parié ?

Allons-y…

And the winner is…

theoreme_homard

Le théorème du homard de Graeme Simsion !!

J’ai bien hésité avec Entre les lignes, qui m’a mise en rage, mais le homard a ce petit plus, qui fait que vous ne pouvez l’oublier (et pas dans le bon sens, si vous voyez ce que je veux dire…) La preuve d’ailleurs avec mon compte rendu de lecture ! 

Et vous, quels seraient vos nominés ? :p

Diversité en littérature : qu’est-ce que c’est et en quoi est-ce important?

Derrière ce titre, qui ressemble furieusement à celui d’une dissertation – aucun risque que je vous en impose une, je n’étais pas des plus brillantes dans cet exercice à l’école! – je veux surtout parler d’un sujet qui me tient à coeur. Je l’ai déjà effleuré dans des articles comme celui sur la Banned Books Week, mais je m’aperçois que je n’ai pas vraiment livré mes sentiments sur ce thème. Allons-y donc pour un coeur-à-coeur !

Je vais commencer par une anecdote, qui m’est arrivée à plusieurs reprises lors de mes dédicaces. Outre les questions habituelles que le public peut me poser – « De quoi ça parle? » ou « C’est une trilogie? » – on m’a aussi demandé :

« C’est écrit pour les filles ou pour les garçons? »

Passé mon premier moment de surprise – car honnêtement, je n’ai jamais réfléchi en ces termes – j’ai répondu spontanément : « Pour les deux. » Et c’est vrai. En écrivant les Outrepasseurs, je ne me suis pas interrogée en terme de public, et encore moins en pensant à son sexe. J’ai écrit l’histoire que je désirais et je pense que chacun peut y trouver son compte.

Néanmoins, cette question m’a interpellée et en y réfléchissant, je me suis dit que je pouvais comprendre l’intention derrière les mots. Mon but n’est pas de « diaboliser » les personnes m’ayant posé cette question ou de les pointer du doigt. Au contraire, si j’essaie de me mettre à leur place, comme je le dis, je peux les comprendre. Pour autant, je ne cautionne pas cette division et même cette sélection.

Le constat est triste, mais vrai: notre société met en place des associations automatiques, presque instinctives, qui veulent que par exemple, la plupart des poupées offertes aux petites filles arborent des cheveux blonds et des yeux bleus (et c’est une blonde aux yeux bleus qui vous en parle). Ou encore, que les garçons préfèrent jouer avec des Legos. Des associations pareilles, vous pouvez en trouver à la pelle. Des étiquettes qui nous sont imposées, parfois de force et qui ne reflètent pas ce que nous sommes.

Nous sommes tous complexes. Multiples. Différents. Et c’est là qu’intervient la diversité.

En tant que lectrice, j’y prête une vive attention. Je suis les campagnes lancées par les auteurs et lecteurs anglophones, telles que We Need Diverse Books ou encore Diversity in YA. Pourquoi ? Tout d’abord, parce que mes goûts de lecture me poussent vers ces romans, qui ne mettent pas en scène la culture ou les personnages auxquels je suis « habituée ». C’est particulièrement vrai si vous regardez mes bilans lecture, mais pour le plaisir, voici quelques-unes de mes récentes lectures:

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Leur point commun, outre le fait de contenir de très belles histoires? Toutes évoquent la diversité.

Justement, qu’est-ce que la diversité, me direz-vous? Loin de moi l’intention de vous livrer un cours magistral, je n’ai pas l’ambition d’être prof. Je ne peux que vous confier mon avis sur le sujet.

D’abord, la diversité, ce n’est pas bannir, censurer ou interdire. Je parlais plus haut de l’omniprésence de poupées pour enfant aux cheveux blonds et aux yeux bleus. Est-ce pour autant qu’il faut les retirer toutes des rayons ? Bien sûr que non. En revanche, y inclure d’autres poupées au physique différent, que ce soit la couleur de peau, des yeux, des cheveux, les formes qu’elles peuvent avoir: oui. L’une n’est pas meilleure ou pire que l’autre, elles sont différentes et méritent toutes deux de figurer dans le même rayon.

Pour revenir à la littérature, c’est exactement ce que je désire lire. Je veux des héros différents. Et cela ne se limite pas seulement à la couleur de peau, des yeux, à l’apparence physique. Je veux lire des mentalités différentes, explorer d’autres cultures, voir des horizons divers.

J’ai lu plusieurs articles, qui renvoient tous au même constat:  on redouterait qu’en introduisant des personnages différents, le public soit désorienté et ne sache plus s’identifier aux héros/héroïnes. Je me suis posée la question à mon tour.

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4 couvertures illustrant 4 romans que j’ai lus ou que je suis en train de lire. Est-ce que vous pensez vraiment que je me suis basée sur celles-ci pour me poser la question que tout lecteur se pose, inconsciemment, au moment de choisir un livre, à savoir « Vais-je aimer? »

Ce qui revient sans nul doute à s’identifier aux personnages.

Non.

Pour la bonne raison que, passé leur apparence, leur âge ou leur background, ce qui m’intéresse, c’est ce qu’ils ressentent. Ce qu’ils ont vécu. Ce qu’ils veulent. Les obstacles qu’ils rencontrent sur leur route, leurs relations avec leurs familles, leurs amants, leurs amis. Ce qui les fait sourire ou pleurer. En clair, leurs émotions, ce que ces personnages d’encre et de papier parviennent à nous transmettre au fil des pages. Ce qui les rend humains. Ce qui les rend uniques.

Ce qu’ils peuvent exprimer et qui nous fasse réfléchir. Qui nous interpelle.

Car la diversité est aussi là pour nous faire songer à l’autre, à ces différences. Elle remet en question les conceptions que nous pouvons avoir, ces étiquettes dont je parlais plus haut. Et oui, pour ça, il faut aussi parler de thèmes qui peuvent faire peur. Des thèmes qui sont bel et bien présents dans notre vie de tous les jours, mais sur lesquels ont préfère jeter le voile du politiquement correct. Et si c’est nécessaire de les évoquer dans notre vie d’adulte, je pense que c’est doublement nécessaire quand l’on s’adresse aux jeunes.

Si, à présent, je me fous pas mal des stéréotypes, qu’on peut rencontrer à toute époque de la vie, je sais aussi que ça n’a pas toujours été le cas. Ado, je ne correspondais pas, pour diverses raisons, aux canons établis. Je me suis sentie perdue, incomprise, voire même franchement désespérée et ce plus d’une fois. Je sais aussi que c’est en partie dans les livres que j’ai trouvé d’autres manières de penser, des personnages qui n’hésitaient pas à dire tout haut ce que je pensais tout bas, et que que je les aimais justement pour cette raison. Je pense que la jeune fille que j’ai été et qui est toujours là, quelque part, aurait adoré trouver sur son chemin de lectrice des histoires qui reflètent nos différences. Notre diversité.

La diversité m’interpelle forcément en tant qu’auteur. Il y a un conseil qui revient souvent quand on parle d’écriture, c’est Ecrivez ce que vous connaissez, ce qui paraît logique de prime abord. Nous le suivons tous, quand nous nous lançons dans l’aventure, et je ne fais pas exception à la règle. Pourtant, plus j’y réfléchis, plus je me dis que ce conseil peut inconsciemment nous limiter. Poser une frontière face aux horizons que nous aimerions explorer.

Je n’y connais rien dans le fonctionnement d’une navette spatiale ou des coutumes thaïlandaises, est-ce pour autant que je me dois me limiter dans mon écriture ? Et si, justement, j’ai envie de parler d’une astronaute thaïlandaise envoyée en mission pour l’exploration inédite d’une comète (pour rejoindre la récente actualité), hum ?

Vous savez quoi ? L’écriture, c’est aussi une prise de risques. Et oui, je devrai sans aucun doute faire des recherches pour que mon intrigue et mon perso soient réalistes, mais c’est ce qui fait tout le sel de l’écrivain. Si vous pensez par ex. que je n’ai jamais fait de recherches pour les Outrepasseurs et en particulier, pour mon premier tome, qui se passe en partie dans la France du 13e siècle, je peux vous dire que je n’ai pas la science infuse. Et que ce goût de la découverte m’a réservé de très jolies surprises.

Mettre en scène la diversité dans tous ses aspects me tient à coeur. Et les défis qui y sont inhérents, j’aime les relever. C’est le cas par ex. dans mon dernier projet, celui que je suis en train d’écrire, intitulé Qui, de nous deux ? et dont je vous parlais ici. Il y aura sans doute de l’arrachage de cheveux dans l’air quand je l’écrirai/le réécrirai/le corrigerai/l’enverrai aux bêtas. Une routine que les auteurs connaissent. Mon souci, c’est de livrer une histoire qui me plaît, une héroïne qui, si elle ne me ressemble pas par certains côtés, me touche et me fait vibrer. Et aussi d’illustrer cette diversité, qui me tient à coeur.

Cet article est non seulement quelque chose que je voulais vous livrer, mais aussi un appel pour que nous n’oublions pas cet aspect essentiel dans nos vies. Pour qu’on secoue les étiquettes qu’on nous colle souvent bien trop vite; pour qu’on brise les frontières qu’on peut rencontrer; pour qu’on parle aussi de sujets qui sont passés sous silence.

Si, pour vous aussi, c’est important, dites-le. Ecrivez-le. Partagez-le.

Haut et Fort.

NaNoWriMo – Checkpoint

Petite mise à jour concernant mon NaNoWriMo (je verrai, selon ma progression, pour poster d’autres mises à jour! )

Pour rappel, le NaNoWrimo, comme expliqué ici, consiste à écrire 50 000 mots en un mois, à savoir celui de novembre. Notez que si vous vous désespérez d’avoir manqué cette édition, consolez-vous car d’autres opérations sont menées durant l’année. Cependant, comme je suis une biquette qui aime les traditions – du moins certaines – je préfère l’édition de novembre.

NaNo_2

Revenons à nos moutons! Dans cet article,  je vous parlais donc de mon intention d’entamer un nouveau projet, tout beau, tout chaud pour ce NaNo. Où en suis-je, à présent ?

Pour faire court, j’ai écrit 25 000 mots en une semaine.

Oui, moi aussi, je n’en reviens toujours pas.

Et avant que vous me demandiez comment c’est possible, etc sachez que certain(e)s ont déjà bouclé leur NaNo – félicitations d’ailleurs à ces derniers/dernières ! Si vous vous désespérez de ne pas être dans les temps, souvenez-vous aussi que le principe du NaNo, c’est avant tout de progresser et de s’amuser… Donc haut les coeurs, l’important, c’est que vous avanciez dans votre écriture.

Pour revenir à mon NaNo, quelques-uns m’ont déjà demandé de quoi ça parle. Parce que c’est bien beau de clamer « j’ai franchi la barre des 25K ! » mais il faut bien dire que je ne vous ai pas livré grand’chose sur cette histoire.

Et si je vais vous livrer quelques informations, je ne pense pas pour autant dévoiler la trame ou vous confier un pitch. Ce n’est pas une volonté de vous faire baver ou un désir de teasing, loin de là. L’écriture, pour moi, c’est aussi un premier contact, un apprentissage de l’intrigue, des personnages. C’est quelque chose qui se dévoile peu à peu, où l’auteur lui-même fait des découvertes – et je dois dire que ce projet m’a réservé quelques surprises! – et pour toutes ces raisons, je préfère écrire à porte fermée, pour reprendre l’expression de ma chère Nadia Coste.

De plus, me connaissant, tout est encore susceptible de changer, donc autant ne pas vous lancer sur de fausses pistes.

Pour les éléments que je peux vous livrer:

* La plus grande partie de l’action se situe sur une île

starfish

Et elle ne se situe pas en mer du Nord, comme cette image l’indique!

* Je renoue avec un genre que j’ai déjà effleuré dans le premier tome des Outrepasseurs, Les Héritiers, à savoir le thriller en huis clos. Pensez aux Dix petits Nègres (toutes proportions gardées, je ne revendique pas le talent de Mrs Christie) avec une dose d’imaginaire, bien entendu !

* C’est du Young Adult (si vous ne vous en doutiez pas encore), définitivement le genre qui me botte le plus en ce moment!

Je vous parlais plus haut de surprises et oui, en effet, ce projet en contient pas mal. A commencer par la manière dont il m’est apparu. Un plot bunny frétillant, auquel je n’ai pas pu résister !

plot_bunny

Non, je ne parle pas d’un vrai lapin, mais d’une idée qui apparaît soudain dans votre esprit, qui est si chatoyante, qui vous supplie tant de l’écrire qu’à la fin, vous finissez par céder. Ceci, chers lecteurs, est un plot bunny.

Et donc je me suis lancée, un peu tête baissée, avec une vague idée d’où je vais (ce qui n’étonnera personne, surtout si vous m’avez déjà entendu parler de ma « méthode de travail ». Hum.)

Une deuxième surprise, c’est ma narratrice. J’écris uniquement de son point de vue, le tout au présent (une forme de narration toute nouvelle pour moi, vu que d’habitude, j’écris avec l’alternance passé simple/imparfait). Utiliser le « je » implique tout de suite, d’après mon expérience, une identification plus rapide avec le narrateur, une empathie plus forte avec ce dernier. Je m’attendais donc à m’attacher à mon personnage principal.

Pour autant, je ne m’attendais pas à avoir un vrai coup de coeur pour elle.

Quand je parlais de découverte plus haut, c’est exactement ça. Réha – c’est le nom de ma narratrice – me fait rire, elle me touche, elle m’émeut. Le type même de personnage que j’aimerais rencontrer plus souvent dans mes lectures!

La troisième surprise, c’est à quel point ce récit est personnel. Quand on écrit, on se dévoile toujours. On livre une partie de soi dans le récit, c’est un lien puissant qui s’établit au fil des pages. Un rapport de filiation, même. Et je dois dire qu’à ce niveau-là, ce projet est déjà très « fort ». Je m’amuse autant que je me fais peur – car que serait l’écriture sans une certaine prise de risques?

Pour le moment, il est intitulé Qui, de nous deux ? Un titre qui rappelle bien entendu la chanson de M, même s’il n’y a pas vraiment de rapport entre les deux. Mais j’ai trouvé qu’il collait particulièrement bien à un des thèmes principaux de mon projet. Bien sûr, il est provisoire.

Vous pouvez déjà retrouver un extrait sur mon profil NaNoWriMo et parce que c’est vous, je vous en livre un deuxième!

Le bateau prend de la vitesse. Au loin, Star Island apparaît. Mon île. Mon refuge. Mon étoile. Ses falaises se dressent à l’horizon, fières. Formidables. Imprenables. Des falaises rouge sang, sur lesquelles s’épanouit une jungle florissante, encore dérobée à ma vue.

Je ne peux détacher mon regard alors que le crépuscule s’éteint, que la nuit recouvre les flots, que la brise me fait frissonner. Les ténèbres me cachent l’île, mais plus pour très longtemps. Quelques lucioles apparaissent au loin, grandissant au fur à mesure que nous approchons du rivage de la baie, seul lieu où les bateaux peuvent accoster en toute sûreté. La vedette franchit sans même s’en soucier un repère familier, le poteau signalant que vous êtes sur le point de pénétrer sur une propriété privée. Comme si tout le monde n’était déjà pas au courant des miles à la ronde.

Des barques bigarrées, appartenant au personnel de mon père, dansent au rythme des vagues. La vedette les éclipse tous, par la puissance du moteur, par son luxe discret, par sa coupe féline. Il y a encore quelques années, je rêvais de pouvoir la conduire un jour, seule, de foncer dans l’immensité du Pacifique et de m’y perdre. Un rêve idiot, mais que je ne peux m’empêcher de caresser à présent que je suis sur ce bateau.

 

Et voilà pour ce check-point! En attendant plus de nouvelles, je vous rappelle ma dédicace de ce samedi, à la fête du livre jeunesse de Maubeuge. Si vous êtes dans le coin, n’est-ce pas… 🙂

Revue de presse Utopiales & dédicaces!

Hello tout le monde!

Un petit article de blog, alors que je poursuis mon NaNoWriMo, qui pour le moment se passe à merveille, même si j’ai commencé le 5 au lieu du 1/11, Utopiales obligent ! Je vous reparlerai bientôt de ce projet et je vous livrerai même un petit extrait… éventuellement!

 

Passons donc à la revue de presse et je commence donc par une vidéo (une fois n’est pas coutume) concernant une partie de la conférence du vendredi, dans le cadre du festival des Utopiales, autour des Outrepasseurs et modérée par Jean-Luc Rivera. Vous pouvez y accéder en cliquant sur ce lien.

Merci encore à ActuSF pour l’enregistrement!

affiche_utos

 

 

On continue avec la très jolie chronique de Miss AccrocdesLivres concernant le tome 2 des Outrepasseurs, La Reine des Neiges! 

 

La reine des neiges

 

Ce qui est génial avec Cindy Van Wilder c’est qu’elle va à l’encontre de ce que l’on trouve ces derniers temps dans les récits de Fantasy, Fantastique, etc. Les pouvoirs surnaturels, quel qu’en soit la nature sont souvent acceptés par les héros, vu comme une bénédiction plus qu’une malédiction en soi, même si c’en est une, ils en tirent une force qui les convient, etc. Là, le fait d’être un Outrepasseur lui pose un énorme problème et je trouve ça intéressant le fait qu’elle aille dans ce sens.

Vous pouvez lire la chronique en entier ici 

Et enfin, avant de vous quitter, les dédicaces de fin d’année ! 

D’abord à Maubeuge, lors de la fête du Livre Jeunesse le 15 novembre…

Et enfin le salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil les 29 & 30 novembre ! J’aurai l’occasion de vous en reparler.

Montreuil

 

En attendant, vous pouvez déjà visionner mes horaires de dédicace sur le stand de Gulf Stream pour le samedi & le dimanche!