Foire du Livre de Bruxelles 2017

La Foire du Livre de Bruxelles 2017 ouvre ses portes demain, et comme j’y participe cette année, je me suis dit qu’il était sans doute temps de vous parler de mon programme – assez chargé d’ailleurs ! – pour cette édition 2017 🙂

Notez d’abord les jours où je serai présente – le samedi et le dimanche toute la journée (comme vous allez le voir !)

Je participerai à deux conférences :

On commence le samedi dès 11 heures avec une conférence à la Scène Orange – et ce que ne dit pas le site, c’est que je ne serai pas toute seule sur scène ! Je serai accompagnée de ma chère Lise Syven, autrice entre autres de la série La Balance Brisée & Saving Paradise, tous deux parus chez Castelmore. La rencontre sera modérée par Silvie Philippart de Foy et traitera des joies de l’écriture, du métier d’auteur, etc… Tout un programme !

Le dimanche, même heure, même scène – mais on change de participantes car je serai accompagnée cette fois de Bérengère Rousseau, autrice entre autres de la saga Souffleur de Rêves (Livr’S éditions) et de Katia Lanero Zamora, autrice des Chroniques des Hémisphères aux Impressions Nouvelles. On y parlera notamment bêta-lecture, rapport de l’auteur à son texte, etc…

Si ça ne vous met pas l’eau à la bouche, n’est-ce pas…

 

Signatures/dédicaces

On commence le samedi dès 15 heures au stand 207 (FWB) et ce jusqu’à 16 heures.

Ensuite, rendez-vous au stand 311 (Gulf Stream Editeur) de 16h30 à 19 heures.

Et enfin, le dimanche sur le stand 311 (Gulf Stream Editeur) de 16h30 à 19 heures.

 

Rendez-vous ce week-end !

 

Des Oscars et des gens ordinaires

Une fois n’est pas coutume, j’ai suffisamment d’inspiration pour vous écrire un article sur ce blog (je sais, ça fait un bail).

Et une fois n’est pas coutume non plus, ce sont les Oscars hollywoodiens qui m’ont mis le pied à l’étrier. Si vous ne le saviez pas, dans la nuit de dimanche à lundi, tout le gratin hollywoodien était donc réuni for the event of the year, aux célèbres statuettes dorées. Et non, je n’étais pas collée devant la TV – à vrai dire, j’ai regardé une seule fois les Oscars en direct (enfin en partie !) quand LOTR3 Le retour du Roi s’est retrouvé nominé à je ne sais plus combien de reprises. C’est vous dire si je ne suis pas spécialement fan de l’évènement.

Mais cette année, cependant, on peut dire que les nominations avaient attiré mon attention. Pour des nominations qui ont trop souvent été décriées comme trop blancs (et je ne donne absolument pas tort aux détracteurs/détractrices, loin de là) voir des acteurs & actrices comme Mahershala Ali & Viola Davis parmi les nominé-e-s ou encore des films comme Moonlight & Hidden Figures susceptibles de remporter une statuette, c’était un changement plus que bienvenu, surtout quelques semaines après l’investiture de Trump.

Et si je croisais les doigts pour que tous et toutes remportent le succès remporté, je ne m’attendais pas pour autant à ce que cela se réalise (surtout pour Moonlight – best Movie et dans des circonstances aussi rocambolesques.)

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Mais le plus important ne se situe pas dans la gaffe qui a eu lieu sur scène ;

L’important se situe dans les mots, dans les expressions, dans les regards de ceux et celles qui, le premier moment d’incrédulité passé, ont monté les quelques marches et se sont retrouvés avec la récompense suprême entre les mains. Bien plus qu’objet à poser sur la cheminée (du moins j’imagine ^^ ) c’est la consécration, c’est la reconnaissance du travail accompli.

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Et, surtout à l’époque où nous vivons, c’est l’affermissement d’un droit – celui d’être vu ET entendu. Celui de se dire et de dire tout court aux autres « Je suis à ma place ».

« Je suis sur le devant de la scène, moi qu’on a trop souvent relégué en second rôle, quand ce n’était pas en coulisses, et j’emmerde celleux que cela gêne. »

Mahershala Ali accepts the award for best actor in a supporting role for "Moonlight" at the Oscars on Sunday, Feb. 26, 2017, at the Dolby Theatre in Los Angeles. (Photo by Chris Pizzello/Invision/AP)

Mahershala Ali accepts the award for best actor in a supporting role for « Moonlight » at the Oscars on Sunday, Feb. 26, 2017, at the Dolby Theatre in Los Angeles. (Photo by Chris Pizzello/Invision/AP)

Si j’écris cet article, ce n’est pas seulement pour saluer la victoire de ces acteurs et de ces films. C’est aussi parce que ces victoires me touchent et me parlent sur un plan personnel.

En tant qu’auteur et en tant qu’être humain.

 

Auteur d’abord, car mes deux sorties 2017, que ce soit Ferenusia ou Ce soir, le ciel nous appartient, vont mettre en scène, chacune à leur manière, des personnages que j’ai rarement eu l’occasion de voir figurer dans des romans, si pas jamais.

Être humain ensuite, car je m’avoue volontiers lassée par la plupart des médias & divertissements culturels qu’on peut nous proposer. Comme si on me proposait chaque fois le même format, les mêmes caractéristiques, les mêmes cloisons, les mêmes cadres également dans lesquels je n’entre plus.

Je refuse d’y entrer en fait.

C’est même plus que ça – je ne peux plus ne pas voir ce qui se trouve en face de moi et qui ne va pas.

Ce qui cloche – alors que ça me semblait si normal auparavant.

Que ce soit une remarque grossophobe sous couvert d’une blague ciblant les gros-se-s, l’absence criante d’acteurs/d’actrices racisé-e-s dans les films et autres séries ou encore l’obligation vestimentaire pour l’immense majorité des actrices de porter jupe/talons aiguilles (et je pourrais continuer longtemps dans cette veine), ce sont là autant de détails qui me passaient sous le nez auparavant et que je ne peux plus ne plus voir à présent.

Une évolution qui s’est faite au fil du temps, au fil des rencontres également et qui ne cesse pas de s’affiner.

Ce qui nourrit ma lassitude, ma colère aussi, mon désenchantement se muant en indifférence blasée vis-à-vis de ces médias. S’ils ne me prennent pas en compte, ne reconnaissent pas la réalité de personnes qui, comme moi, ne rentrent pas dans leurs petites cases, pourquoi devrais-je, moi, les prendre en compte ? M’intéresser à ce qu’ils peuvent me proposer ?

Et il en va de même pour les autres produits culturels – au premier rang d’entre eux, les livres.

Voilà aussi et surtout pourquoi des voix comme celles de Yaa Gyasi, Léonora Miano, Meredith Russo, Jeff Garvin et encore bien d’autres parviennent à me captiver. Pourquoi je m’intéresse à leurs récits.

Dernier coup de coeur en date

Parce que leur réalité, comme la mienne, ne s’articule pas autour du pôle qu’on nous ressert si souvent dans les fictions.

Parce que leurs personnages sont différents – comme j’ai envie que les miens soient différents.

Parce qu’ils parlent du monde d’hier et d’aujourd’hui – ou tout au moins une version qu’on ne retrouvera pas dans la plupart des livres d’histoire/journaux actuels.

Aussi et surtout parce que leurs récits me parlent. Me font du bien.

Et qu’en tant qu’auteur, j’espère pouvoir faire de même pour celleux qui me liront.

Voilà pourquoi les victoires de Viola Davis, Mahershala Ali et Moonlight m’ont donné un sourire aussi large que ceux qui se sont inscrits sur leurs visages hier soir.

Voilà pourquoi, en voyant les photos, les vidéos, en écoutant leurs discours, un sentiment de fierté m’a aussi gonflé la poitrine.

Et voilà pourquoi j’ai l’espoir que ces succès encourageront d’autres à créer, rêver, inspirer et – qui sait ? – eux aussi, monter sur le devant de la scène pour crier « J’existe. J’ai le droit d’être ici devant vous. Et je vais cesser de me taire. »

Welcome 2017 !

Hello à tous et toutes !

En premier lieu, je vous présente mes meilleurs voeux. Que cette année vous apporte toutes les choses dont vous rêvez – et bien au-delà 🙂

Pour ma part, qui dit 2017 dit également… nouvelles dates à insérer dans l’agenda. C’est pourquoi vous retrouverez sur mon site toutes les dates de signature, connues jusqu’à présent, pour le premier semestre 2017.

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J’espère vous y (re)voir nombreux et nombreuses !

SLPJ Montreuil 2016

Le 300e article de ce blog (déjà!) pour vous parler d’un de mes salons favoris, à savoir le Salon du Livre et de la Presse Jeunesse de Montreuil, voilà une belle coïncidence !

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Et sans plus tarder, voici mon programme de signatures, qui auront toutes lieu sur le stand de Gulf Stream Editeur (F21)

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Bien entendu, je serai présente sur le salon en-dehors de ces horaires, donc si vous me voyez et que vous voulez me passer le bonjour, n’hésitez pas 🙂

Enfin, en prévision de cette édition de Montreuil et de pair avec mon double angélique (ah ah), Agnès Marot, on vous a préparé une petite surprise, qui vous sera dévoilée demain sur nos chaînes Youtube respectives, ici et … Donc stay tuned !

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A tout bientôt les gens !

[Sur le grill] Roxane Edouard

Et pour reprendre la série d’interviews de professionnels du monde de l’édition & du livre, comme promis dans cet article, je poursuis avec une nouvelle invitée, à savoir Miss Roxane Edouard !

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Roxane a plusieurs casquettes à son actif – responsable des droits de traduction pour une agence littéraire londonienne, Curtis & Brown, elle représente également plusieurs auteurs francophones (dont je fais partie) en tant qu’agent littéraire. Un métier qui fait doucement sa place dans le paysage éditorial francophone, comme le montre par exemple cet article, et qui, selon toute probabilité, va prendre de plus en plus d’ampleur en Francophonie.

Sans plus de blabla, place à l’interview !

  • Hello Roxane et bienvenue parmi nous! Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Hello à tous et toutes ! Je suis une Française immigrée à Londres depuis presque six ans maintenant. Après un baccalauréat scientifique, j’ai fait un master d’anglais, puis un second master traduction d’édition (oui, j’ai eu du mal à quitter la fac !). Après quelques stages dans l’édition en France et en Angleterre, j’ai décroché un poste d’assistante au sein de l’agence Michelle Lapautre à Paris où je travaillais essentiellement en jeunesse, un domaine que j’affectionne particulièrement. J’y suis restée un an et demi avant que l’appel de Londres ne se fasse trop pressant. Je suis également une passionnée de littérature de l’imaginaire depuis toujours. J’ai d’ailleurs rédigé ma dissertation de master sur la place réservée aux femmes noires dans les littératures de l’imaginaire en travaillant plus précisément sur Octavia E. Butler et Nalo Hopkinson. Au risque de paraître terriblement niaise, je peux dire que les romans d’Octavia E. Butler ont tout changé pour moi. Il y a clairement un avant et un après Octavia.

 

  • Tu as plusieurs casquettes – chargée de droits étrangers chez Curtis & Brown ainsi qu’agent littéraire représentant des auteurs francophones. En quoi consistent ces différentes tâches ?

En effet, à CB, j’ai d’abord été recrutée pour assister deux agents dont les auteurs sont essentiellement des auteurs américains. J’ai par la suite eu l’opportunité d’évoluer et de représenter mes propres auteurs américains également et dont nombreux sont des auteurs jeunesse. En fait, nous travaillons en partenariat avec une agence américaine ICM Partners et nous chargeons de leur droits étrangers. C’est-à-dire que nous vendons les droits des titres de leurs auteurs à des éditeurs étrangers. C’est vraiment passionnant car, non seulement nous avons l’opportunité de voyager mais également d’être constamment en contact avec des personnes à l’étranger et de leur parler de livres ! J’idéalise un peu, il y a bien sûr beaucoup d’administratif et nous ne sommes pas en déplacement tous les jours mais je ne peux pas m’imaginer faire autre chose.

Pour ce qui est des auteurs francophones, c’est un projet encore à ses balbutiements que j’essaie de développer depuis à peu plus d’un an en parallèle de nos autres activités à CB. Je trouve qu’il y a un manque chez beaucoup d’auteurs francophones tant dans la façon dont ils sont représentés en France, mais aussi à l’étranger. Certains s’en sortent très bien, bien sûr mais pour beaucoup, ils tâtonnent et c’est encore difficile de savoir ce qui est standard et ce qui ne l’est pas. J’ai commencé par travailler en partenariat avec des maisons d’édition française comme Hachette. Nous avons d’ailleurs connu pas mal de succès à l’international avec leur série de fantasy jeunesse Oniria de B.F. Parry et j’aimerais vraiment poursuivre ce type de collaboration avec les éditeurs français. Ce qui me tient à cœur est aussi de représenter des auteurs francophones directement et non par le biais d’un éditeur, de travailler le texte de leur manuscrit avec eux, de construire leur carrière en France mais aussi à l’étranger. C’est un projet à long terme et qui va prendre du temps. Après tout, un livre ne s’écrit pas en une nuit et parfois le processus de soumission est tout aussi long, mais je suis patiente.

 

  • Quelles sont tes motivations, en tant qu’agent ? Pourquoi avoir choisi ce métier ?

Comme je le disais, je ne me vois pas exercer un autre métier. J’aime le contact avec les auteurs et avec les éditeurs français et étrangers. J’aime me faire une meilleure idée d’une culture ou d’une personne en me basant sur leur goût littéraire. J’aime trouver le livre qui fera succomber un éditeur. En tant qu’agent, mon rôle est de développer la carrière de mes auteurs dans un marché en particulier, de les accompagner et bien sûr de négocier les meilleures conditions possibles pour la parution ou la traduction de leur ouvrage tout en prenant en compte la réalité du marché et des maisons d’édition.

 

  • Concrètement, que peut apporter un agent à un auteur francophone ?

Chaque auteur a des attentes différentes mais selon moi, tout l’intérêt d’avoir un agent est de former une équipe avec des relations basées sur la confiance et l’honnêteté. Après tout, un texte est toujours quelque chose de très personnel. Avec les auteurs francophones, je re-travaille les textes, pas comme une éditrice ce que je ne prêtant pas être, mais j’aime pousser mes auteurs à se dépasser et à innover. Une fois le texte prêt, commence le processus des soumissions et de relances. Une fois qu’il y a une offre sur un texte, la négociation commence et un des avantages d’avoir un agent selon moi, est qu’il en mesure de conserver certains droits tels que les droits étrangers ou encore les droits audio-visuels si cela est justifié. Nous bénéficions aussi du soutien de service juridique et de comptabilité. Pour faire simple, nous nous occupons de tout l’aspect administratif et pratique afin que l’auteur puisse se consacrer à l’écriture. Le rôle d’un agent ne s’arrête pas une fois un deal finalisé. Il est aussi là pour conseiller et aider par la suite par exemple lors de la promotion d’un ouvrage.

 

  •   Et dernière question – Acceptes-tu des soumissions spontanées ? 

J’accepte les soumissions spontanées mais je suis très sélective et pas toujours aussi rapide que je le souhaiterais. Je suis à la recherche de projets originaux et bien écrits tant en jeunesse qu’en adulte. Comme vous l’aurez compris, j’affectionne particulièrement les littératures de l’imaginaire mais cela reste un marché difficile surtout en adulte et il faut vraiment se démarquer et que j’ai un véritable coup de cœur. Je suis également ouverte à des textes qui n’appartiennent pas aux domaines de l’imaginaire. Je suis d’ailleurs en train de travailler avec une auteure en adulte et son roman est tout ce qu’il y a de plus réaliste. Je prends peu d’auteurs mais chaque texte que je défends doit me tenir à cœur et me parler.

Pour l’aspect plus pratique, je demande un synopsis et les trois premiers chapitres.

 

  • Un petit mot de la fin ? 

Merci de m’avoir invitée ! C’est la première fois que je me prête à ce type d’exercices. J’espère que ce qui en ressort est que je suis passionnée par ce que je fais et que j’espère communiquer ma passion pour les auteurs que je défends en France et à l’étranger.