Et sur quoi tu travailles en ce moment ?

Une des questions qui revient le plus souvent quand on parle écriture !

Une fois n’est pas coutume, je me suis dit que justement j’allais vous en parler… avec un bonus teasing à la fin (vous me connaissez, je ne pouvais pas y résister ^^)

  • En premier lieu, c’est le #RomanMystère à quatre mains avec ma chère Agnès Marot. Et on peut dire qu’on prend un plaisir de dingue à l’écrire… Si vous voulez participer à nos délir… euh nos discussions hyper sérieuses à ce sujet, suivez-nous sur Twitter !

Et jusqu’à ce qu’on vous donne plus d’éléments à ce sujet, vous pouvez toujours visionner ces deux vidéos en attendant – ici et !

 

  • Enfin, parce que Muse est un véritable tyran et que je ne peux jamais résister aux idées qu’elle me souffle – surtout quand elles se révèlent aussi alléchantes ! – je taffe aussi sur un 3e truc… et je n’en dirai pas plus à ce sujet pour le moment !

 

 

Rendez-vous tout bientôt pour d’autres news ^^

Imaginales 2017

Dans exactement 24 heures, j’aurais pris mon envol (ou plutôt la route) destination un de mes festivals favoris, j’ai nommé les Imaginales 2017 !

Autant vous dire que pour mon dernier festival de ce semestre, l’impatience est grande !

Si vous ne connaissez pas ou peu les Imaginales, deux vidéos qui pourront éclairer votre lanterne…

 

Maintenant, passons à mon programme 2017, qui commence cette fois dès le jeudi. En effet, étant donné que j’ai eu le plaisir de voir Memorex arriver finaliste du Prix Imaginales Collégiens (PIC)…

 

Il est donc logique que je commence par là !

  • RDV donc le 18/5 à 15 heures au Magic Mirrors 1 – où la sélection 2017 du PIC passera à la question !

Ensuite,

  • Vendredi 19/5 à 11 heures, toujours au Magic Mirrors 1 – Ecrire des histoires

Et enfin,

  • Samedi 20/5 à 16 heures, au Magic Mirrors 3 – Ils viendront vous traquer…

 

Voici pour les conférences ! Naturellement, vous pourrez me retrouver du jeudi au samedi après-midi sous la Bulle du Livre pour dédicacer les Outrepasseurs au complet ainsi que Memorex 🙂

Et en parlant justement des Outrepasseurs & de Ferenusia, j’ai eu le plaisir d’apprendre il y a quelques jours que l’illustratrice de ce dernier tome, Marcela Bolivar, serait présente au festival ! Vous aurez donc l’occasion d’avoir une double signature sur vos exemplaires de Ferenusia, si l’envie vous en dit 🙂

Enfin – qui sait ? – je pourrais même vous glisser quelques infos sur mon prochain roman à paraître chez Scrineo, La Lune Est A Nous !

Comme d’habitude, si vous voulez me glisser un petit coucou au détour d’une allée ou d’une rue (Epinal n’est guère grand), n’hésitez pas.

A tout bientôt, mes cher-e-s !

Parlons fanfic ! (2/2)

Je vous ai parlé la semaine dernière de ma passion (le mot n’est pas trop fort) pour la fanfiction. A présent, je vais vous expliquer pourquoi j’en parle maintenant !

 

La cause de tout ceci tient en un seul mot – Muse. Pour celleux qui ne la connaîtraient pas, je vous présente la bestiole qui s’est depuis longtemps nichée dans ma cervelle, n’aimant rien tant que me souffler des idées (elle appelle ça de l’inspiration) à longueur de temps. Muse aime frapper quand je m’y attends le moins et je me fais toujours avoir, il faut bien l’avouer.

 

Et Muse avait depuis longtemps dans son collimateur – la fanfiction.

 

Avec, dans sa caboche, l’idée de lui rendre hommage.

Hommage à un genre littéraire décrié, honni quand il n’est pas tout simplement hué et méprisé… Voilà un défi qui fait saliver Muse – et moi-même – d’avance !

Rendre à la fanfiction des lettres de noblesse qu’elle n’a quasi jamais eu, célébrer son inventivité, sa fébrilité créative, ce sens de la communauté enfin qui sont ses marques de fabrique.

 

Naturellement, quand on se met à parler de « projet littéraire impliquant la fanfiction », on ne peut que penser à…

 

Fangirl, naturellement.

 

Fangirl que j’ai lu en entier (grave erreur). En effet, je ne devrais jamais me forcer quand un livre ne me plaît pas. Je l’ai fait pour ce roman, je n’aurais pas dû.

 

Résultat des courses – je me suis emmerdée.

Je sais, j’entends vos cris de protestation jusqu’ici – comment s’ennuyer devant un tel succès ? Et pourtant ça a été le cas. Croyez bien que ma déception a été à la mesure de l’ennui – profond – que m’a inspiré Fangirl.

 

(Je vous rassure, je me suis heureusement réconciliée avec l’écriture de Mrs Rowell grâce à Eleanor & Park. Ouf !)

 

Néanmoins, ce roman aura eu du bon – à  savoir, me mettre en tête ce que je voulais faire avec la fanfic. La fanfic telle que moi, je la connais – son humour, son côté irrévérencieux, débridé, les émotions qu’elle parvient à faire passer, et bien entendu, ce qui vient de pair quand on parle de slash (et ce que Fangirl, à mon sens, a totalement loupé) – sa sensualité.

 

Voilà mon programme.

Cependant, c’est bien beau de vouloir parler fanfic, mais une intrigue ne se construit pas seulement autour de ça !

Aussi, alors que je turbinais sur d’autres projets, Muse a fait mijoter sur le feu (oui, les métaphores culinaires ne sont jamais très loin avec nous…) des éléments qu’elle trouvait intéressants d’y incorporer.

Dont notamment…

Un mix prometteur ! Et si le projet n’a pas encore de titre, il a cependant un hérité d’un hashtag, en bonne Twitto que je suis – #fangirlvsVforVendetta.

 

Affaire à suivre donc !

 

Toujours dans le cadre de ce projet donc, je me suis mise à étudier de plus près la fanfic – d’où vient-elle ? Quels sont ses ancêtres ? Comment a-t-elle évolué ? Autant de questions dont j’ai trouvé les réponses – et bien davantage – dans ce bouquin !

 

Why Fanfiction is Taking Over the World par Anne Jamison !

Un bouquin dont je parle depuis des semaines sur les réseaux (mes twittos le savent ^^) et qui se révèle une véritable mine d’or ! A travers une série d’essais, de témoignages, d’interviews également, l’anthologiste a choisi de mettre en lumière la fanfiction sous ses traits les plus divers, depuis les origines (hello Sherlock) jusqu’à aujourd’hui (Hello Twilight) en passant par ses différentes mutations et autres ayant jalonné son histoire (coucou Star Trek). On y parle notamment de l’influence d’Harry Potter, de Buffy, des réseaux sociaux, de Tumblr, de AO3, mais aussi des liens entre fanfiction et publication (avec un focus très intéressant sur Fifty Shades et autres), du rôle des femmes, des minorités, de la science-fiction, etc

Extraits choisis !

 

 

 

Bref, si vous vous intéressez au sujet, que vous êtes curieux/se d’en apprendre davantage, je vous conseille de tout cœur cette petite brique ! Personnellement, je ne suis pas encore arrivée au bout, tout simplement parce que je prends plein de notes (projet oblige !) au cours de ma lecture…

 

Voilà, j’espère que cette petite exploration de la fanfic et de ce qu’elle représente pour moi vous aura plu ! Et je vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures… 😉

Parlons fanfic ! (1/2)

 

D’abord, qu’est-ce que la fanfiction ?

Rassurez-vous, je ne vais pas vous faire un cours magistral, juste vous donner une définition générale – la fanfiction, c’est toute œuvre (littéraire, artistique, audiovisuelle, etc) qui s’inspire d’un univers, mettant en scène des personnages appartenant à un ouvrage déjà publié.

Par exemple, si votre histoire a comme héroïne Buffy ou se passe à Poudlard, c’est de la fanfic.

Notez que cette définition générale ne tient aucun compte des liens de votre fanfic avec l’univers dont elle est inspirée – en clair, si vous vous en inspirez beaucoup ou (presque) pas !

C’est une question qui a notamment été soulevée lors d’une intéressante conversation Twitter avec une abonnée, au sujet notamment du célèbre 50 Shades of Grey, qui à l’origine était une fanfic Twilight (eh si). Naturellement, au moment de passer sous presse, plus aucune trace de Bella ou d’Edward, à la place, nous avons eu Anastasia et Christian, des personnages « originaux » (au sens légal du terme, je m’empresse de le préciser).

Bref, vous l’aurez compris – « fanfiction » est un terme global, qui peut recouvrir nombre de genres…

 

Pourquoi parler de fanfic ?

Eh bien, pour plusieurs raisons – mais je vais me limiter à une seule pour le moment, les autres suivront dans la deuxième partie de cet article ! (RDV la semaine prochaine).

Time for my coming out – la fanfic, j’en lis depuis des années.

Et que, sachant de quoi je parle, je peux donc affirmer avec certitude : la fanfiction ne se résume pas à une succession de scènes de sexe débridé avec trois fautes d’orthographe toutes les phrases !

(et je vous le prouverai tout à l’heure, avec une petite liste de recommandations 🙂 )

Contrairement aux clichés qui pullulent sur la fanfiction, un genre très mal-aimé en francophonie, j’y ai découvert une grande richesse, des plumes de talent, avec lesquelles je suis tombée en amour, au point de me dire « Bon sang, si elle/il – là aussi, halte aux clichés, il n’y a pas que des filles/femmes qui écrivent de la fanfic ! – publie un jour une œuvre originale, je serai dans les starting-blocks pour l’acheter ! ».

Est-ce à dire que tout est bon dans la fanfic ? Bien sûr que non. Comme pour tout genre littéraire, on y rencontre du pire, du passable, mais aussi du bon et de l’excellent !

En tout cas, la fanfic et moi, c’est une histoire qui dure depuis des années.

 

J’y ai découvert non seulement une grande richesse stylistique & imaginative – et franchement, chapeau, car écrire sa propre histoire en respectant les contraintes posées par un univers déjà créé, ce n’est certainement pas donné à tout le monde ! – mais aussi une ouverture sur le monde qui manque encore cruellement en fiction. On y parle de santé mentale & physique, de questions d’apparence, d’identité, de genre, d’orientation sexuelle, de mode de vie… Voilà un aperçu de ce que peut offrir la fanfic dans sa bouillonnante activité.

Tous ces thèmes sont-ils bien traités ? Non. Et oui, il y a des clichés – même parfois toxiques. Mais – là aussi, comme pour tout genre littéraire – il y a également des perles qui valent vraiment la peine d’être découvertes.

Je suis souvent admirative de l’immense travail & énergie déployés par les auteurs/autrices de fanfic, qui, souvent, n’écrivent pas avec une publication en tête (je parle ici de publi papier, traditionnelle si je puis dire). Et de leur capacité à accepter la critique/se remettre en question quand ils postent leurs oeuvres sur le Web et qui peuvent avoir en réponse des retours à chaud. Là aussi, chapeau !

Enfin, les fandoms – comprenez les différentes communautés de fans – sont en général des lieux d’entraide, de camaraderie, de solidarité également (je ne compte plus le nombre d’actions organisées pour soutenir des oeuvres caritatives par exemple). Des lieux de réflexion aussi, que ce soit sur le roman/série/film qui est l’objet du fandom que sur la réalité qui nous entoure.

 

Mais je vous vois venir, bande de curieux/curieuses…

En ai-je déjà écrit ?

Non. Et ce n’est pas un exercice qui me tente d’ailleurs. Je préfère largement en lire.

Quel(s) fandom(s) ?

Alors j’ai commencé par celui d’Harry Potter, suivant l’exemple de nombreux auteurs/autrices. Ensuite, mes goûts ont varié, là en ce moment, je suis plutôt dans le fandom Sherlock (qu’on suive la série BBC – enfin pas trop non plus, au vu du ratage complet de la S4 – ou encore l’œuvre originale de Conan Doyle.)

Quel(s) genre(s) ?

Une question qui peut avoir diverses réponses…

* D’abord, que ce soient des histoires qui respectent scrupuleusement l’original (les « canons » pour reprendre le langage fanfic) ou qu’elles dévient complètement de celui-ci (des « AU » – Alternate Universe/Univers alternatif), je lis de tout, du moment que c’est bien écrit, que les persos soient cohérents dans leur caractérisation (et je parle de celles que leur donne l’auteur, pas forcément des caractérisations originales), bref tous les ingrédients qu’on demande à une bonne histoire !

* Ensuite, j’ai lu des histoires générales (« Gen ») comme des romances (qui sont légion dans la fanfic, ne nous voilons pas la face !). Et parmi celles-ci, du slash – des histoires M/M, F/F.  Parce que oui, on peut allier romance et histoire bien écrite (c’est aussi valable pour les romances originales, d’ailleurs), comme on peut allier romance entre les persos principaux & des intrigues palpitantes (et même parfois bien mieux construites que l’original… )

 

Une dernière précision – mes recommandations sont toutes en anglais. Non pas que je n’aie jamais lu de fanfics en français, loin de là, mais il faut bien avouer que, dans ce domaine là aussi, l’offre anglophone est bien plus large.

Néanmoins, pour celleux qui s’arracheraient déjà les cheveux car ne lisant pas en anglais, pas de panique ! De nombreux auteurs/autrices anglophones sont traduit-e-s en français et généralement, le lien est inclus dès le début de l’histoire.

Et naturellement, rien ne vous empêche de me donner vos propres recommandations, tous fandoms confondus ! 🙂

 

Sans plus tarder… La liste ! (et un petit coucou à Claire au passage, qui m’en a donné l’idée 🙂 

 

* Je parlais de Harry Potter tout à l’heure et croyez-moi, j’en ai lu un bon paquet ! Néanmoins, quand on me parle de fanfic HP, un nom me vient directement en tête – Saras_Girl.

Je pense que j’ai dévoré toutes ses histoires (une première) tant son style me plaît. Elle possède cet art, qui semble si simple à première vue, mais si difficile quand on s’y essaie, de rendre le quotidien palpitant. Elle met en lumière les détails de la vie de tous les jours d’une telle manière que ces derniers sonnent incroyablement vrais. C’est une plume extraordinaire, remplie de sensibilité et d’humour. Bonus non négligeable (ce qui arrive quand on lit le LJ d’une autrice), elle semble juste aussi adorable dans sa vie de tous les jours.

Bref, je ne peux que vous encourager à la découvrir !

 

* Une autre autrice qui est devenue complètement incontournable pour moi – cette fois-ci dans le fandom Sherlock – c’est BeautifulFiction.

Sa fanfic The Gilded Cage  a réussi l’exploit de m’intéresser au trope Alpha/Omega (par “trope” comprenez une des variantes en fanfic, comme les fics se déroulant à l’université, par ex.) qui ne m’avait jamais inspiré jusque là. Voilà le parfait exemple d’une romance superbement bien développée, qui se paie le luxe d’allier enquête passionnante doublée d’une réflexion politico-sociale très actuelle – eh si ! Je peux vous dire que, quand je l’ai finie, j’étais wow. Juste Wow.

En plus, cette autrice, qui évolue dans plusieurs fandoms sous divers pseudos, écrit avec une sensibilité, une justesse, un lyrisme enfin extraordinaires.

Dans tous les cas, un nom à retenir !

 

* Dans le monde de la fanfic, on ne présente plus Emma Grant. Une autrice prolifique dans plusieurs fandoms, une plume acérée, avec cette pointe d’humour So British  qui marche à tous les coups pour moi et des histoires qui ne ménagent pas les protagonistes. En prime – des scènes very hot et très bien écrites (et ça, tous ceux/toutes celles qui s’y sont essayées vous diront que les écrire, c’est bien plus difficile que ça n’en a l’air !)

A découvrir sans hésitation – mais attention à votre palpitant tout de même (j’ai dit qu’elle n’épargnait pas ses personnages, n’est-ce pas ! )

 

* Une découverte beaucoup plus récente, mais qui m’a séduit par son style, la manière dont elle développe la palette des sentiments, la construction de ses intrigues enfin – j’ai nommé dr_girlfriend Là aussi, une autrice multifandoms.

 

* Enfin, je terminerais par l’un des AU les plus géniaux et les mieux écrits qu’il m’ait été donnés de lire, j’ai nommé Performance In A Leading Role  par Mad_Lori. Wow, wow, WOW.

Un récit qui m’a séduit aussi bien par la relation qu’elle met en scène que par sa connaissance du monde du cinéma & de l’audiovisuel, ainsi que par tout ce qu’elle implique sur celui-ci.

Du tout grand Univers Alternatif !

 

Voilà pour cette première partie – parce que sinon, vous allez avoir un article de six pieds de long !

On se retrouve la semaine prochaine pour la deuxième partie où je vous parlerai notamment de ma lecture en cours, un ouvrage de non-fiction celui-ci, Why Fanfiction Is Taking Over the World par Anne Jamison !

La Lune Est A Nous

Hello tout le monde !

Pour tous ceux & toutes celles qui ont raté la nouvelle diffusée hier sur les réseaux, petite séance de rattrapage !

Vous vous souvenez de cette vidéo, où je vous dévoilais mon prochain roman à paraître aux editions Scrineo ?

 

Eh bien, sachez que #NouveauRoman s’intitulera en définitive…

comme le dit Tonton Amazon…

 

Et pour fêter ça, petit extrait !

 

Je peux vous dire en tout cas que j’ai GRANDEMENT hâte de vous dévoiler la couv’ !

RDV à la rentrée 😉

Foire du Livre de Bruxelles 2017

La Foire du Livre de Bruxelles 2017 ouvre ses portes demain, et comme j’y participe cette année, je me suis dit qu’il était sans doute temps de vous parler de mon programme – assez chargé d’ailleurs ! – pour cette édition 2017 🙂

Notez d’abord les jours où je serai présente – le samedi et le dimanche toute la journée (comme vous allez le voir !)

Je participerai à deux conférences :

On commence le samedi dès 11 heures avec une conférence à la Scène Orange – et ce que ne dit pas le site, c’est que je ne serai pas toute seule sur scène ! Je serai accompagnée de ma chère Lise Syven, autrice entre autres de la série La Balance Brisée & Saving Paradise, tous deux parus chez Castelmore. La rencontre sera modérée par Silvie Philippart de Foy et traitera des joies de l’écriture, du métier d’auteur, etc… Tout un programme !

Le dimanche, même heure, même scène – mais on change de participantes car je serai accompagnée cette fois de Bérengère Rousseau, autrice entre autres de la saga Souffleur de Rêves (Livr’S éditions) et de Katia Lanero Zamora, autrice des Chroniques des Hémisphères aux Impressions Nouvelles. On y parlera notamment bêta-lecture, rapport de l’auteur à son texte, etc…

Si ça ne vous met pas l’eau à la bouche, n’est-ce pas…

 

Signatures/dédicaces

On commence le samedi dès 15 heures au stand 207 (FWB) et ce jusqu’à 16 heures.

Ensuite, rendez-vous au stand 311 (Gulf Stream Editeur) de 16h30 à 19 heures.

Et enfin, le dimanche sur le stand 311 (Gulf Stream Editeur) de 16h30 à 19 heures.

 

Rendez-vous ce week-end !

 

Des Oscars et des gens ordinaires

Une fois n’est pas coutume, j’ai suffisamment d’inspiration pour vous écrire un article sur ce blog (je sais, ça fait un bail).

Et une fois n’est pas coutume non plus, ce sont les Oscars hollywoodiens qui m’ont mis le pied à l’étrier. Si vous ne le saviez pas, dans la nuit de dimanche à lundi, tout le gratin hollywoodien était donc réuni for the event of the year, aux célèbres statuettes dorées. Et non, je n’étais pas collée devant la TV – à vrai dire, j’ai regardé une seule fois les Oscars en direct (enfin en partie !) quand LOTR3 Le retour du Roi s’est retrouvé nominé à je ne sais plus combien de reprises. C’est vous dire si je ne suis pas spécialement fan de l’évènement.

Mais cette année, cependant, on peut dire que les nominations avaient attiré mon attention. Pour des nominations qui ont trop souvent été décriées comme trop blancs (et je ne donne absolument pas tort aux détracteurs/détractrices, loin de là) voir des acteurs & actrices comme Mahershala Ali & Viola Davis parmi les nominé-e-s ou encore des films comme Moonlight & Hidden Figures susceptibles de remporter une statuette, c’était un changement plus que bienvenu, surtout quelques semaines après l’investiture de Trump.

Et si je croisais les doigts pour que tous et toutes remportent le succès remporté, je ne m’attendais pas pour autant à ce que cela se réalise (surtout pour Moonlight – best Movie et dans des circonstances aussi rocambolesques.)

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Mais le plus important ne se situe pas dans la gaffe qui a eu lieu sur scène ;

L’important se situe dans les mots, dans les expressions, dans les regards de ceux et celles qui, le premier moment d’incrédulité passé, ont monté les quelques marches et se sont retrouvés avec la récompense suprême entre les mains. Bien plus qu’objet à poser sur la cheminée (du moins j’imagine ^^ ) c’est la consécration, c’est la reconnaissance du travail accompli.

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Et, surtout à l’époque où nous vivons, c’est l’affermissement d’un droit – celui d’être vu ET entendu. Celui de se dire et de dire tout court aux autres « Je suis à ma place ».

« Je suis sur le devant de la scène, moi qu’on a trop souvent relégué en second rôle, quand ce n’était pas en coulisses, et j’emmerde celleux que cela gêne. »

Mahershala Ali accepts the award for best actor in a supporting role for "Moonlight" at the Oscars on Sunday, Feb. 26, 2017, at the Dolby Theatre in Los Angeles. (Photo by Chris Pizzello/Invision/AP)

Mahershala Ali accepts the award for best actor in a supporting role for « Moonlight » at the Oscars on Sunday, Feb. 26, 2017, at the Dolby Theatre in Los Angeles. (Photo by Chris Pizzello/Invision/AP)

Si j’écris cet article, ce n’est pas seulement pour saluer la victoire de ces acteurs et de ces films. C’est aussi parce que ces victoires me touchent et me parlent sur un plan personnel.

En tant qu’auteur et en tant qu’être humain.

 

Auteur d’abord, car mes deux sorties 2017, que ce soit Ferenusia ou Ce soir, le ciel nous appartient, vont mettre en scène, chacune à leur manière, des personnages que j’ai rarement eu l’occasion de voir figurer dans des romans, si pas jamais.

Être humain ensuite, car je m’avoue volontiers lassée par la plupart des médias & divertissements culturels qu’on peut nous proposer. Comme si on me proposait chaque fois le même format, les mêmes caractéristiques, les mêmes cloisons, les mêmes cadres également dans lesquels je n’entre plus.

Je refuse d’y entrer en fait.

C’est même plus que ça – je ne peux plus ne pas voir ce qui se trouve en face de moi et qui ne va pas.

Ce qui cloche – alors que ça me semblait si normal auparavant.

Que ce soit une remarque grossophobe sous couvert d’une blague ciblant les gros-se-s, l’absence criante d’acteurs/d’actrices racisé-e-s dans les films et autres séries ou encore l’obligation vestimentaire pour l’immense majorité des actrices de porter jupe/talons aiguilles (et je pourrais continuer longtemps dans cette veine), ce sont là autant de détails qui me passaient sous le nez auparavant et que je ne peux plus ne plus voir à présent.

Une évolution qui s’est faite au fil du temps, au fil des rencontres également et qui ne cesse pas de s’affiner.

Ce qui nourrit ma lassitude, ma colère aussi, mon désenchantement se muant en indifférence blasée vis-à-vis de ces médias. S’ils ne me prennent pas en compte, ne reconnaissent pas la réalité de personnes qui, comme moi, ne rentrent pas dans leurs petites cases, pourquoi devrais-je, moi, les prendre en compte ? M’intéresser à ce qu’ils peuvent me proposer ?

Et il en va de même pour les autres produits culturels – au premier rang d’entre eux, les livres.

Voilà aussi et surtout pourquoi des voix comme celles de Yaa Gyasi, Léonora Miano, Meredith Russo, Jeff Garvin et encore bien d’autres parviennent à me captiver. Pourquoi je m’intéresse à leurs récits.

Dernier coup de coeur en date

Parce que leur réalité, comme la mienne, ne s’articule pas autour du pôle qu’on nous ressert si souvent dans les fictions.

Parce que leurs personnages sont différents – comme j’ai envie que les miens soient différents.

Parce qu’ils parlent du monde d’hier et d’aujourd’hui – ou tout au moins une version qu’on ne retrouvera pas dans la plupart des livres d’histoire/journaux actuels.

Aussi et surtout parce que leurs récits me parlent. Me font du bien.

Et qu’en tant qu’auteur, j’espère pouvoir faire de même pour celleux qui me liront.

Voilà pourquoi les victoires de Viola Davis, Mahershala Ali et Moonlight m’ont donné un sourire aussi large que ceux qui se sont inscrits sur leurs visages hier soir.

Voilà pourquoi, en voyant les photos, les vidéos, en écoutant leurs discours, un sentiment de fierté m’a aussi gonflé la poitrine.

Et voilà pourquoi j’ai l’espoir que ces succès encourageront d’autres à créer, rêver, inspirer et – qui sait ? – eux aussi, monter sur le devant de la scène pour crier « J’existe. J’ai le droit d’être ici devant vous. Et je vais cesser de me taire. »