Février 2018 : le CR !

Poursuivons cette toute nouvelle tradition des CR mensuels avec cette fois-ci, le mois de février !

Un mois qui s’est avéré tout autant « montagnes russes » que le mois de janvier – je commence à m’y habituer !

On peut dire qu’il y a eu de *très* jolies surprises dans le lot 😉

Côté publis

 

 

La grande nouvelle de ce mois, c’est naturellement la publication de #RomanMystère aka #TousDebout (titre provisoire), écrit à quatre mains par ma complice Agnès Marot et moi-même, aux éditions Nathan !

RDV en 2019 pour cette future publication (et naturellement, pleeeeeeeein de teasing entre temps. Vous commencez à nous connaître !)

A cette occasion, je voudrais encore adresser un IMMENSE merci à Roxane Edouard, WonderAgente, et aux éditions Nathan pour leur confiance 🙂

Côté écriture

Le premier tome de Terre de Brume, le dyptique d’imaginaire prévu chez Rageot, a été bouclé et renvoyé chez l’éditeur.

En attendant la phase de retours-corrections éditoriales, l’écriture va donc s’engager pour moi sur #TousDebout ! Côté préparation de projets, je peux vous dire que la Muse, jamais à court d’activité (satanée bestiole !), me tanne déjà pour un nouveau bébé… Que voulez-vous, dans ce cas-là, vous n’avez plus qu’une chose à faire – écouter l’impertinente et prendre des notes ! 😉

Heureusement, j’ai de quoi noter !

Côté dédicaces

L’agenda du second semestre a été adapté !

Mais avant de parler des futures dédicaces, j’aimerais d’abord revenir sur la Foire du Livre de Bruxelles, qui avait lieu le week-end dernier et où vous m’avez réservé un accueil du tonnerre !!!

La preuve en vidéo :

Ca a été une vraie joie de vous voir (et de vous revoir, pour certain-e-s). Des rencontres touchantes, émouvantes et tout ça dans la bonne humeur… Même si je regrette que plusieurs d’entre vous n’aient pas pu se procurer La Lune Est A Nous sur place, le succès a été au rendez-vous pour les Outrepasseurs & Memorex… ainsi que pour Mulberry Tree ! D’ailleurs, si vous êtes intéressé-e-s pour vous le procurer en version papier, ne tardez plus car le stock disponible suite à la campagne Ulule gérée par Anaïs est presque épuisé…

Parlons maintenant des futures dédicaces !

  • Le premier rendez-vous sera… virtuel ! En effet, le salon du Livre UBS Imaginarium organisé par les étudiant-e-s du Master MLHN de l’Université Bretagne Sud m’a gentiment invitée à prendre la parole lors d’une table ronde sur les défis qui attendent la publication d’un ouvrage de l’imaginaire. Intervention qui sera diffusée en live sur leur page Facebook, si vous ne pouvez pas assister en direct à l’évènement 😉
  • Second RDV dans le Haut-Rhin, cette fois-ci, où je dédicacerai à la librairie du Liseron dès 17 heures le vendredi 16/3 à Mulhouse ! LLEAN est en effet sélectionné dans le cadre du prix littéraire des lycées professionnels du Haut-Rhin 🙂
  • Et enfin, pour clôturer ce mois de mars en beauté, rendez-vous le samedi 17 mars au Salon du Livre de Paris !

–> De 14 à 16h, sur le stand Scrineo

–> De 16h30 à 17h30 sur l’espace librairie du stand Pays de la Loire

Côté lectures

Je suis plongée en ce moment dans le recueil d’essais The Good Immigrant paru en 2016, où des auteurs & autrices BAME (Black, Asian, and Minority Ethnic) témoignent de leur quotidien, des difficultés d’insertion, de leurs expériences personnelles vis-à-vis du racisme et du sexisme au Royaume-Uni, et tout cela, avec un humour parfois tendre, parfois mordant et pas mal de second degré aussi ! Un ouvrage des plus intéressants, qui me pousse à énormément réfléchir sur les questions soulevées. Je ne sais pas s’il existe un ouvrage de ce type en Francophonie, mais franchement, ce devrait être un indispensable !

De plus, ce recueil m’a permis de découvrir des voix comme celle de Salena Godden, poétesse britannique, dont l’essai intitulé « Shade » est juste une petite perle, ou encore celle de Miss L. qui gère un Tumblr intitulé Casting Call Woe, où elle poste des annonces de casting qui sont hyper révélatrices au niveau du racisme et du sexisme que l’on subit dans notre société.

J’ai également pu mettre la main sur un article universitaire signé Diana W. Anselmo, intitulé « Gender and Queer Fan Labor on Tumblr – The case of BBC’s Sherlock », qui démontre de manière brillante que non, les oeuvres des fans sont bien loin de se limiter à du « porno gay » comme semble le penser M. Moffat, et qui revient sur les accusations de queerbaiting concernant cette série.

 

Côté films

 

Ai-je VRAIMENT besoin d’en dire plus, hum ?

 

… Je ne pense pas !

A tout bientôt, les gens !

Janvier 2018 : le CR !

M’inspirant de la brillante idée de Cécile Duquenne, chère collègue autrice et traductrice dont j’admire le talent pour (entre autres !) son organisation, je vais donc tâcher (notez bien ce verbe, ce n’est pas anodin !) d’en faire de même et de vous livrer un compte rendu mois par mois, histoire de vous inviter dans ma vie oh so glamour d’autrice et d’alimenter un peu ce blog par la même occasion.

Janvier a démarré sur les chapeaux de roue à tous niveaux. Autant vous dire que garder le rythme de manière constante s’est avéré un tantinet difficile , MAIS je me suis quand même pas mal débrouillée 🙂

Côté écriture

Naturellement, c’est la préparation du premier tome de Terre de Brume, le diptyque prévu chez Rageot, qui m’a pas mal monopolisé ces jours-ci.

 

Un roman très différent de LLEAN à plus d’un titre et… la diversité fait du bien ! LLEAN s’est avéré un roman assez taxant émotionnellement, qui m’a remis en tête pas mal de vécu et si, naturellement, j’ai adoré l’écrire, c’est un ouvrage qui m’a pris énormément d’énergie (pour ne citer que celui-là). Alors je peux vous dire que ça fait énormément de BIEN de me replonger dans un ouvrage d’imaginaire, où je fais la part belle à l’aventure !

Bon, vous me connaissez, il y aura toujours ce côté « réflexions » sur des sujets qui me touchent et dont j’ai à coeur d’en parler. En plus, je m’éclate avec les personnages, c’est un vrai régal que de les découvrir et explorer leur univers… Je peux vous dire que j’ai vraiment hâte de vous en parler davantage !

« C’est le principe même de la liberté. Dans le monde d’avant, les gens construisaient des murs et des barrières, tout ça pour empêcher les autres de passer. (Il secouait la tête.) Ça n’a jamais été efficace, tu sais. Nous sommes faits pour voyager. Pour découvrir. Pour explorer. »

 

Côté publis

LLEAN est sorti depuis plus de quatre mois à présent et le fait de le voir toujours présent dans des chroniques, des vidéos, etc… Vous ne pouvez pas savoir à quel point ça me réchauffe le coeur !

 

 

La plupart des lecteurs et des lectrices ne s’en rendent peut-être pas compte, mais la vie d’un roman sur une étagère de librairie se compte généralement en semaines. En mois, s’il est chanceux. L’offre est hyper présente – surtout dans le domaine du YA ! – la demande n’est pas toujours au rendez-vous pour un titre, bref, vous l’avez compris, la place sur les étagères pour un nouveau roman est très chère.

Aussi, voir que LLEAN continue de vivre sa vie dans les mains des lecteurs et des lectrices représente une belle source de fierté 🙂

Côté lectures

J’ai repris le chemin de Goodreads ! Après avoir lamentablement foiré mon challenge lecture de l’année dernière, me voici donc de retour avec un objectif bien plus modeste (et bien plus réaliste, soyons clairs! ) Vous pouvez le retrouver ici. Pour l’instant, j’ai lu le splendide They both die at the end d’Adam Silvera et j’ai ensuite enchaîné sur le best-seller de Wohlleben, La vie secrète des arbres.

Deux ouvrages très différents, mais tout aussi intéressants dans leur registre !

 

Côté dédicaces

Vous pouvez voir mon programme presque entier pour le premier semestre – je dis « presque » car on n’est jamais à l’abri d’une (bonne) surprise 🙂 C’est aussi un aspect du métier d’autrice qui passe sous le radar public, à savoir l’organisation dont il faut faire preuve quand on t’invite pour un salon, une dédicace en librairie ou que ton roman est nominé pour un prix (comme c’est d’ailleurs le cas pour LLEAN !) Naturellement, c’st beaucoup de bonheur à la clef, mais en retour… Ben, ça demande pas mal de prépa en amont ! Et c’est d’autant plus le cas quand, comme moi, on exerce un autre métier que l’écriture à plein temps. Répondre aux mails, organiser les trajets, les rencontres, etc… Le métier d’auteur ne consiste définitivement PAS à se caler derrière son bureau et à écrire, je peux vous le dire – et encore, dans mon cas, je peux compter sur l’aide inestimable de Roxane Edouard.

Bref, tout ça pour vous dire que ça turbine pas mal en coulisses mais que je pense vous annoncer tout bientôt plusieurs (bonnes… très bonnes, même) surprises. Stay tuned !

Et en attendant…

Be fabulous 🙂

Parlons fanfic ! (1/2)

 

D’abord, qu’est-ce que la fanfiction ?

Rassurez-vous, je ne vais pas vous faire un cours magistral, juste vous donner une définition générale – la fanfiction, c’est toute œuvre (littéraire, artistique, audiovisuelle, etc) qui s’inspire d’un univers, mettant en scène des personnages appartenant à un ouvrage déjà publié.

Par exemple, si votre histoire a comme héroïne Buffy ou se passe à Poudlard, c’est de la fanfic.

Notez que cette définition générale ne tient aucun compte des liens de votre fanfic avec l’univers dont elle est inspirée – en clair, si vous vous en inspirez beaucoup ou (presque) pas !

C’est une question qui a notamment été soulevée lors d’une intéressante conversation Twitter avec une abonnée, au sujet notamment du célèbre 50 Shades of Grey, qui à l’origine était une fanfic Twilight (eh si). Naturellement, au moment de passer sous presse, plus aucune trace de Bella ou d’Edward, à la place, nous avons eu Anastasia et Christian, des personnages « originaux » (au sens légal du terme, je m’empresse de le préciser).

Bref, vous l’aurez compris – « fanfiction » est un terme global, qui peut recouvrir nombre de genres…

 

Pourquoi parler de fanfic ?

Eh bien, pour plusieurs raisons – mais je vais me limiter à une seule pour le moment, les autres suivront dans la deuxième partie de cet article ! (RDV la semaine prochaine).

Time for my coming out – la fanfic, j’en lis depuis des années.

Et que, sachant de quoi je parle, je peux donc affirmer avec certitude : la fanfiction ne se résume pas à une succession de scènes de sexe débridé avec trois fautes d’orthographe toutes les phrases !

(et je vous le prouverai tout à l’heure, avec une petite liste de recommandations 🙂 )

Contrairement aux clichés qui pullulent sur la fanfiction, un genre très mal-aimé en francophonie, j’y ai découvert une grande richesse, des plumes de talent, avec lesquelles je suis tombée en amour, au point de me dire « Bon sang, si elle/il – là aussi, halte aux clichés, il n’y a pas que des filles/femmes qui écrivent de la fanfic ! – publie un jour une œuvre originale, je serai dans les starting-blocks pour l’acheter ! ».

Est-ce à dire que tout est bon dans la fanfic ? Bien sûr que non. Comme pour tout genre littéraire, on y rencontre du pire, du passable, mais aussi du bon et de l’excellent !

En tout cas, la fanfic et moi, c’est une histoire qui dure depuis des années.

 

J’y ai découvert non seulement une grande richesse stylistique & imaginative – et franchement, chapeau, car écrire sa propre histoire en respectant les contraintes posées par un univers déjà créé, ce n’est certainement pas donné à tout le monde ! – mais aussi une ouverture sur le monde qui manque encore cruellement en fiction. On y parle de santé mentale & physique, de questions d’apparence, d’identité, de genre, d’orientation sexuelle, de mode de vie… Voilà un aperçu de ce que peut offrir la fanfic dans sa bouillonnante activité.

Tous ces thèmes sont-ils bien traités ? Non. Et oui, il y a des clichés – même parfois toxiques. Mais – là aussi, comme pour tout genre littéraire – il y a également des perles qui valent vraiment la peine d’être découvertes.

Je suis souvent admirative de l’immense travail & énergie déployés par les auteurs/autrices de fanfic, qui, souvent, n’écrivent pas avec une publication en tête (je parle ici de publi papier, traditionnelle si je puis dire). Et de leur capacité à accepter la critique/se remettre en question quand ils postent leurs oeuvres sur le Web et qui peuvent avoir en réponse des retours à chaud. Là aussi, chapeau !

Enfin, les fandoms – comprenez les différentes communautés de fans – sont en général des lieux d’entraide, de camaraderie, de solidarité également (je ne compte plus le nombre d’actions organisées pour soutenir des oeuvres caritatives par exemple). Des lieux de réflexion aussi, que ce soit sur le roman/série/film qui est l’objet du fandom que sur la réalité qui nous entoure.

 

Mais je vous vois venir, bande de curieux/curieuses…

En ai-je déjà écrit ?

Non. Et ce n’est pas un exercice qui me tente d’ailleurs. Je préfère largement en lire.

Quel(s) fandom(s) ?

Alors j’ai commencé par celui d’Harry Potter, suivant l’exemple de nombreux auteurs/autrices. Ensuite, mes goûts ont varié, là en ce moment, je suis plutôt dans le fandom Sherlock (qu’on suive la série BBC – enfin pas trop non plus, au vu du ratage complet de la S4 – ou encore l’œuvre originale de Conan Doyle.)

Quel(s) genre(s) ?

Une question qui peut avoir diverses réponses…

* D’abord, que ce soient des histoires qui respectent scrupuleusement l’original (les « canons » pour reprendre le langage fanfic) ou qu’elles dévient complètement de celui-ci (des « AU » – Alternate Universe/Univers alternatif), je lis de tout, du moment que c’est bien écrit, que les persos soient cohérents dans leur caractérisation (et je parle de celles que leur donne l’auteur, pas forcément des caractérisations originales), bref tous les ingrédients qu’on demande à une bonne histoire !

* Ensuite, j’ai lu des histoires générales (« Gen ») comme des romances (qui sont légion dans la fanfic, ne nous voilons pas la face !). Et parmi celles-ci, du slash – des histoires M/M, F/F.  Parce que oui, on peut allier romance et histoire bien écrite (c’est aussi valable pour les romances originales, d’ailleurs), comme on peut allier romance entre les persos principaux & des intrigues palpitantes (et même parfois bien mieux construites que l’original… )

 

Une dernière précision – mes recommandations sont toutes en anglais. Non pas que je n’aie jamais lu de fanfics en français, loin de là, mais il faut bien avouer que, dans ce domaine là aussi, l’offre anglophone est bien plus large.

Néanmoins, pour celleux qui s’arracheraient déjà les cheveux car ne lisant pas en anglais, pas de panique ! De nombreux auteurs/autrices anglophones sont traduit-e-s en français et généralement, le lien est inclus dès le début de l’histoire.

Et naturellement, rien ne vous empêche de me donner vos propres recommandations, tous fandoms confondus ! 🙂

 

Sans plus tarder… La liste ! (et un petit coucou à Claire au passage, qui m’en a donné l’idée 🙂 

 

* Je parlais de Harry Potter tout à l’heure et croyez-moi, j’en ai lu un bon paquet ! Néanmoins, quand on me parle de fanfic HP, un nom me vient directement en tête – Saras_Girl.

Je pense que j’ai dévoré toutes ses histoires (une première) tant son style me plaît. Elle possède cet art, qui semble si simple à première vue, mais si difficile quand on s’y essaie, de rendre le quotidien palpitant. Elle met en lumière les détails de la vie de tous les jours d’une telle manière que ces derniers sonnent incroyablement vrais. C’est une plume extraordinaire, remplie de sensibilité et d’humour. Bonus non négligeable (ce qui arrive quand on lit le LJ d’une autrice), elle semble juste aussi adorable dans sa vie de tous les jours.

Bref, je ne peux que vous encourager à la découvrir !

 

* Une autre autrice qui est devenue complètement incontournable pour moi – cette fois-ci dans le fandom Sherlock – c’est BeautifulFiction.

Sa fanfic The Gilded Cage  a réussi l’exploit de m’intéresser au trope Alpha/Omega (par “trope” comprenez une des variantes en fanfic, comme les fics se déroulant à l’université, par ex.) qui ne m’avait jamais inspiré jusque là. Voilà le parfait exemple d’une romance superbement bien développée, qui se paie le luxe d’allier enquête passionnante doublée d’une réflexion politico-sociale très actuelle – eh si ! Je peux vous dire que, quand je l’ai finie, j’étais wow. Juste Wow.

En plus, cette autrice, qui évolue dans plusieurs fandoms sous divers pseudos, écrit avec une sensibilité, une justesse, un lyrisme enfin extraordinaires.

Dans tous les cas, un nom à retenir !

 

* Dans le monde de la fanfic, on ne présente plus Emma Grant. Une autrice prolifique dans plusieurs fandoms, une plume acérée, avec cette pointe d’humour So British  qui marche à tous les coups pour moi et des histoires qui ne ménagent pas les protagonistes. En prime – des scènes very hot et très bien écrites (et ça, tous ceux/toutes celles qui s’y sont essayées vous diront que les écrire, c’est bien plus difficile que ça n’en a l’air !)

A découvrir sans hésitation – mais attention à votre palpitant tout de même (j’ai dit qu’elle n’épargnait pas ses personnages, n’est-ce pas ! )

 

* Une découverte beaucoup plus récente, mais qui m’a séduit par son style, la manière dont elle développe la palette des sentiments, la construction de ses intrigues enfin – j’ai nommé dr_girlfriend Là aussi, une autrice multifandoms.

 

* Enfin, je terminerais par l’un des AU les plus géniaux et les mieux écrits qu’il m’ait été donnés de lire, j’ai nommé Performance In A Leading Role  par Mad_Lori. Wow, wow, WOW.

Un récit qui m’a séduit aussi bien par la relation qu’elle met en scène que par sa connaissance du monde du cinéma & de l’audiovisuel, ainsi que par tout ce qu’elle implique sur celui-ci.

Du tout grand Univers Alternatif !

 

Voilà pour cette première partie – parce que sinon, vous allez avoir un article de six pieds de long !

On se retrouve la semaine prochaine pour la deuxième partie où je vous parlerai notamment de ma lecture en cours, un ouvrage de non-fiction celui-ci, Why Fanfiction Is Taking Over the World par Anne Jamison !

Des Oscars et des gens ordinaires

Une fois n’est pas coutume, j’ai suffisamment d’inspiration pour vous écrire un article sur ce blog (je sais, ça fait un bail).

Et une fois n’est pas coutume non plus, ce sont les Oscars hollywoodiens qui m’ont mis le pied à l’étrier. Si vous ne le saviez pas, dans la nuit de dimanche à lundi, tout le gratin hollywoodien était donc réuni for the event of the year, aux célèbres statuettes dorées. Et non, je n’étais pas collée devant la TV – à vrai dire, j’ai regardé une seule fois les Oscars en direct (enfin en partie !) quand LOTR3 Le retour du Roi s’est retrouvé nominé à je ne sais plus combien de reprises. C’est vous dire si je ne suis pas spécialement fan de l’évènement.

Mais cette année, cependant, on peut dire que les nominations avaient attiré mon attention. Pour des nominations qui ont trop souvent été décriées comme trop blancs (et je ne donne absolument pas tort aux détracteurs/détractrices, loin de là) voir des acteurs & actrices comme Mahershala Ali & Viola Davis parmi les nominé-e-s ou encore des films comme Moonlight & Hidden Figures susceptibles de remporter une statuette, c’était un changement plus que bienvenu, surtout quelques semaines après l’investiture de Trump.

Et si je croisais les doigts pour que tous et toutes remportent le succès remporté, je ne m’attendais pas pour autant à ce que cela se réalise (surtout pour Moonlight – best Movie et dans des circonstances aussi rocambolesques.)

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Mais le plus important ne se situe pas dans la gaffe qui a eu lieu sur scène ;

L’important se situe dans les mots, dans les expressions, dans les regards de ceux et celles qui, le premier moment d’incrédulité passé, ont monté les quelques marches et se sont retrouvés avec la récompense suprême entre les mains. Bien plus qu’objet à poser sur la cheminée (du moins j’imagine ^^ ) c’est la consécration, c’est la reconnaissance du travail accompli.

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Et, surtout à l’époque où nous vivons, c’est l’affermissement d’un droit – celui d’être vu ET entendu. Celui de se dire et de dire tout court aux autres « Je suis à ma place ».

« Je suis sur le devant de la scène, moi qu’on a trop souvent relégué en second rôle, quand ce n’était pas en coulisses, et j’emmerde celleux que cela gêne. »

Mahershala Ali accepts the award for best actor in a supporting role for "Moonlight" at the Oscars on Sunday, Feb. 26, 2017, at the Dolby Theatre in Los Angeles. (Photo by Chris Pizzello/Invision/AP)

Mahershala Ali accepts the award for best actor in a supporting role for « Moonlight » at the Oscars on Sunday, Feb. 26, 2017, at the Dolby Theatre in Los Angeles. (Photo by Chris Pizzello/Invision/AP)

Si j’écris cet article, ce n’est pas seulement pour saluer la victoire de ces acteurs et de ces films. C’est aussi parce que ces victoires me touchent et me parlent sur un plan personnel.

En tant qu’auteur et en tant qu’être humain.

 

Auteur d’abord, car mes deux sorties 2017, que ce soit Ferenusia ou Ce soir, le ciel nous appartient, vont mettre en scène, chacune à leur manière, des personnages que j’ai rarement eu l’occasion de voir figurer dans des romans, si pas jamais.

Être humain ensuite, car je m’avoue volontiers lassée par la plupart des médias & divertissements culturels qu’on peut nous proposer. Comme si on me proposait chaque fois le même format, les mêmes caractéristiques, les mêmes cloisons, les mêmes cadres également dans lesquels je n’entre plus.

Je refuse d’y entrer en fait.

C’est même plus que ça – je ne peux plus ne pas voir ce qui se trouve en face de moi et qui ne va pas.

Ce qui cloche – alors que ça me semblait si normal auparavant.

Que ce soit une remarque grossophobe sous couvert d’une blague ciblant les gros-se-s, l’absence criante d’acteurs/d’actrices racisé-e-s dans les films et autres séries ou encore l’obligation vestimentaire pour l’immense majorité des actrices de porter jupe/talons aiguilles (et je pourrais continuer longtemps dans cette veine), ce sont là autant de détails qui me passaient sous le nez auparavant et que je ne peux plus ne plus voir à présent.

Une évolution qui s’est faite au fil du temps, au fil des rencontres également et qui ne cesse pas de s’affiner.

Ce qui nourrit ma lassitude, ma colère aussi, mon désenchantement se muant en indifférence blasée vis-à-vis de ces médias. S’ils ne me prennent pas en compte, ne reconnaissent pas la réalité de personnes qui, comme moi, ne rentrent pas dans leurs petites cases, pourquoi devrais-je, moi, les prendre en compte ? M’intéresser à ce qu’ils peuvent me proposer ?

Et il en va de même pour les autres produits culturels – au premier rang d’entre eux, les livres.

Voilà aussi et surtout pourquoi des voix comme celles de Yaa Gyasi, Léonora Miano, Meredith Russo, Jeff Garvin et encore bien d’autres parviennent à me captiver. Pourquoi je m’intéresse à leurs récits.

Dernier coup de coeur en date

Parce que leur réalité, comme la mienne, ne s’articule pas autour du pôle qu’on nous ressert si souvent dans les fictions.

Parce que leurs personnages sont différents – comme j’ai envie que les miens soient différents.

Parce qu’ils parlent du monde d’hier et d’aujourd’hui – ou tout au moins une version qu’on ne retrouvera pas dans la plupart des livres d’histoire/journaux actuels.

Aussi et surtout parce que leurs récits me parlent. Me font du bien.

Et qu’en tant qu’auteur, j’espère pouvoir faire de même pour celleux qui me liront.

Voilà pourquoi les victoires de Viola Davis, Mahershala Ali et Moonlight m’ont donné un sourire aussi large que ceux qui se sont inscrits sur leurs visages hier soir.

Voilà pourquoi, en voyant les photos, les vidéos, en écoutant leurs discours, un sentiment de fierté m’a aussi gonflé la poitrine.

Et voilà pourquoi j’ai l’espoir que ces succès encourageront d’autres à créer, rêver, inspirer et – qui sait ? – eux aussi, monter sur le devant de la scène pour crier « J’existe. J’ai le droit d’être ici devant vous. Et je vais cesser de me taire. »

Du nouveau…

Petit update sur ce blog, puisque j’ai le plaisir de vous annoncer que désormais, vous pourrez retrouver toutes mes infos en un seul endroit à savoir mon site Web !

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En français ou en anglais, vous pourrez y retrouver l’agenda, les nouvelles sur mes sorties à venir, les bonus et bien d’autres choses !

N’hésitez donc pas à mettre vos favoris à jour 🙂

Rentrée !

Bonjour à tous et toutes !

Cette semaine, c’était l’heure de la rentrée pour pas mal d’entre vous et je ne fais pas exception à la règle. Après des vacances aussi génialissimes que nécessaires – j’espère qu’il en a été de même pour vous ! – il est temps de se retrousser les manches et de réfléchir au programme des prochaines semaines, voire des prochains mois.

Alors, à quoi pouvez-vous attendre de ce côté-ci ?

  • Tout d’abord, naturellement, une reprise du blog. Plusieurs articles sont déjà dans les tuyaux, dont notamment un nouvel opus de  » Sur le grill « .. Je vous laisse deviner quelle prochaine personnalité du monde du livre sera à l’honneur cette fois-ci !
  • La chaîne Youtube reprend également du service, à un rythme cependant plus léger que celui des mois précédents. Plusieurs thèmes de vidéos sont aussi en développement, dont notamment les chroniques LGBTQIA+ !

Côté littéraire, je vous dévoilerai bientôt les rendez-vous de ce semestre où vous pourrez me croiser, j’attends encore confirmation pour une certaine date… donc Stay tuned !

Et enfin, pour les plus curieux/curieuses, si vous voulez savoir sur quoi je travaille en ce moment, en voici un petit aperçu…

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[Chronique] The Serpent King – Jeff Zentner

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4e de couv’

Dill has had to wrestle with vipers his whole life—at home, as the only son of a Pentecostal minister who urges him to handle poisonous rattlesnakes, and at school, where he faces down bullies who target him for his father’s extreme faith and very public fall from grace.

He and his fellow outcast friends must try to make it through their senior year of high school without letting the small-town culture destroy their creative spirits and sense of self. Graduation will lead to new beginnings for Lydia, whose edgy fashion blog is her ticket out of their rural Tennessee town. And Travis is content where he is thanks to his obsession with an epic book series and the fangirl turning his reality into real-life fantasy.

Their diverging paths could mean the end of their friendship. But not before Dill confronts his dark legacy to attempt to find a way into the light of a future worth living.

Mon avis

Vous connaissez la sensation d’être pris aux tripes dès que vous ouvrez un roman ?

Comme si les personnages semblaient de chair et d’os tant ils vous semblent vrais ?

Et avant même que vous ne vous en rendiez compte, vous êtes déjà à un tiers du bouquin sans même avoir vu les pages défiler ?

Voilà, c’est l’effet que ce roman a eu sur moi.

The Serpent King, je l’ai pris un peu hasard lors de ma dernière razzia en ebooks. J’en avais entendu pas mal parler, surtout en bien, et le 4e de couv’ m’intriguait. La couverture, enfin, constituait un gros bonus avec son design tout à fait adéquat.

Contrairement à ce que le titre pourrait laisser penser, aucune trace de fantastique ou de fantasy dans ce roman. Du 100% réaliste situé à Forrestville, petite bourgade dans le Tennessee, sud des Etats-Unis. On suit trois ados, trois points de vue totalement différents entre Dill, le fils du Serpent King alias un pasteur qui s’est retrouvé en prison; Lydia, bloggueuse à succès et qui a hâte de faire ses débuts à l’université de NY; Travis, à moitié immergé dans l’univers de sa saga fantasy préférée pour mieux oublier ce qu’il se passe à sa maison.

Trois amis, qui s’apprêtent à entrer dans leur dernière année de lycée, chacun redoutant et espérant en même temps un autre horizon, une autre vie.

Premier roman de Jeff Zentner, The Serpent King m’a totalement fasciné (ah ah) dès le départ. Sa grande force, ce sont les personnages – extrêmement bien construits, extrêmement bien développés. J’ai ressenti d’emblée l’amitié qui les unissait tous les trois, ces liens qui les isolent d’un monde où ils ont beaucoup de mal à trouver leur place – Dill, avec la réputation de son père qui lui colle aux basques et cette culpabilité dont il ne parvient pas à se défaire; Travis et son amour pour la saga fantasy Bloodland, sous la coupe d’un père odieux et brutal; Lydia, esprit en constante ébullition, tiraillée entre son désir de quitter cette bourgade qui ne l’accepte pas et le regret de laisser ses amis derrière elle.

Nous trois contre le monde pourrait être un titre alternatif pour ce roman et c’est un sentiment qui ressort de chacune des phrases de ce bouquin. Personnellement, je me suis énormément attachée à chacun des trois points de vue, chacun me parlant d’une manière différente, me touchant par ses faiblesses, ses espoirs, ses démons. Et il en est question de démons, que ce soit dans les relations familiales, dans l’héritage légué par les générations précédentes ou encore dans l’ambition qui peut tout dévorer sur son passage.

J’ai aimé le fait que chacun des personnages confronte les autres à un moment donné, qu’ils n’aient pas peur de remettre en cause leur amitié, de la questionner, d’évoluer aussi et de faire évoluer les autres. J’ai adoré le fait qu’on parle d’harcèlement scolaire sans qu’on ait les scènes devenues quasi obligatoires d’humiliation générale, que ce soit dans les couloirs ou à la cafétéria du lycée, que la romance puisse se développer sans devenir guimauve ou omniprésente, étouffant par là les thèmes essentiels de ce roman.

The Serpent King n’est pas un roman qui vous épargne. La malédiction qui veut que je me retrouve à pleurer (en général dans un train) a encore frappé ! En même temps, si elle me fait découvrir de telles pépites, c’est une belle compensation. C’est un roman qui vaut la peine d’être découvert, qui m’a fait rire, verser des larmes, qui m’a touché et énormément ému.

C’est une très belle histoire d’amitié, de vie et définitivement, un gros coup de coeur 2016 !