Challenge We Need Diverse Books #7

Toujours dans le cadre de ce challenge littéraire.

Aujourd’hui, je vous présente un méga-supra-giga coup de coeur. Si vous me suivez depuis quelque temps, vous savez que je n’emploie pas ces mots à la légère…

OnlyEverYours

Only Ever Yours de Louise O’Neill 

YA Dystopie – VO accessible – Pas de VF prévue à ma connaissance

Pourquoi avoir choisi ce roman ?

Je l’ai d’abord découvert, comme nombre de mes lectures actuelles, sur Twitter, où l’auteur est également présente. En lisant le résumé, je me suis dit « Ca passe ou ça casse, mais c’est un risque à prendre. » Et je suis très heureuse de l’avoir pris !

Thèmes principaux

Sexisme – Egalité hommes/femmes – Dictature/Autoritarisme – Féminisme

4e de couv’

In a world in which baby girls are no longer born naturally, women are bred in schools, trained in
the arts of pleasing men until they are ready for the outside world. At graduation, the most highly rated girls become “companions”, permitted to live with their husbands and breed sons until they are no longer useful.
For the girls left behind, the future – as a concubine or a teacher – is grim.
Best friends freida and isabel are sure they’ll be chosen as companions – they are among the most highly rated girls in their year.

 But as the intensity of final year takes hold, isabel does the unthinkable and starts to put on weight. ..

And then, into this sealed female environment, the boys arrive, eager to choose a bride.

freida must fight for her future – even if it means betraying the only friend, the only love, she has ever known…

Mon avis

Ah, par où commencer ? Il y a tellement de choses à dire sur ce livre… à commencer par sa dystopie impeccablement maîtrisée du début à la fin et son classement en YA. Encore une dystopie YA, me direz-vous avec un gros doute dans la voix, voire une franche horreur ? Je vous répondrai que oui. Une digne héritière de 1984, de Fahrenheit 451 ou encore The Handmaid’s Tale.

J’ai été franchement soufflée par l’audace de l’auteur, par son courage à assumer et à porter une telle histoire, par son sens critique également. Ici, point d’héroïne qui va se rebeller contre l’ordre en place. Point de triangle amoureux. Et surtout, pas de happy end. Autant que vous soyez prévenus : quand vous pénétrez dans l’univers de Louise O’Neill, c’est une histoire glaçante qui vous attend. Elle n’en est pas moins complètement addictive.

Dans l’univers de freida – et oui, c’est volontairement que les majuscules ont été oubliées, vous allez comprendre pourquoi – point de femmes naturellement conçues. Les Eves sont le fruit de modifications génétiques. Leur nombre, leurs critères physiques jusqu’à l’éducation qu’elles reçoivent – si on peut parler d’éducation – tout est mis en oeuvre pour le seul objectif que les Eves auront à remplir  : devenir les compagnes des Héritiers, pour les plus chanceuses, devenir concubines ou encore des chastity (des nonnes sans le côté religieux) pour les autres. Car, dans cette société patriarcale, se relevant du chaos et dominée par un Père Tout-Puissant, chacun a un rôle strict à jouer.

freida est dans sa dernière année. L’année où elle va enfin faire la connaissance des Héritiers et où ceux-ci devront choisir parmi les Eves disponibles. L’année où elle va pouvoir quitter « l’école » où elle se trouve et enfin découvrir le monde extérieur. En apparence, tout va bien pour freida : elle est cotée dans les dix premières de sa « promotion »; sa meilleure amie Isabel, qu’elle connaît depuis l’enfance, occupe la première place de ce podium, fort convoité, car, comme toutes les Eves le savent, leur classement dans cette impitoyable compétition qui règne parmi les Eves représente leur seule valeur. Leur seule raison d’être. Mais voilà que tout bascule quand Isabel perd le contrôle de son corps. De reine de beauté, elle devient ronde. Pire encore : grosse. Et comme chacun le sait dans le monde de freida, les Eves souffrant d’embonpoint n’ont aucune valeur. Personne n’en veut.

freida ne comprend pas ce qui arrive à sa meilleure amie, qui se coupe brutalement d’elle. Seule, en déroute, livrée en pâture aux appétits toujours plus croissants des autres alors que l’heure de présentation aux Héritiers approche, elle devra faire un choix : entre Isabel et la nouvelle reine de beauté, Megan. Entre l’amitié et l’espoir d’une vie en tant que Compagne. Entre ce qu’elle devine et ce qu’elle veut.

Vous l’aurez compris, c’est un univers d’autant plus horrifiant que nous présente l’auteur qu’il est en soi très réaliste. La suprématie de la minceur à tout prix, les troubles alimentaires et psychologiques, la tyrannie de la société imposant des carcans dont nul ne peut s’échapper et surtout, cette dévalorisation de la femme qui n’est vue que comme un objet, l’enjeu d’une compétition aussi éphémère, qui ne s’attache qu’à l’apparence : autant d’éléments qui se retrouvent dans la société d’aujourd’hui.

La dictature du Père présentée ici s’avère très efficace : tout est réglementé dans ses moindres détails. Des personnes qui sortent du moule imposé ? Elles disparaissent dans les Souterrains, où officient les ingénieurs généticiens. Et il n’y a même pas cette volonté de se rebeller contre l’ordre établi, grâce notamment à l’hyper-médiatisation de cette société du paraître, où chacun se critique librement, sans aucun contrôle.

Vous me direz, peut-on vraiment s’attacher à freida ? Là aussi, je vous répondrai que oui. C’est quelqu’un qui doute, qui souffre, mais qui, quelque part, ne se laisse pas faire. Je l’ai suivie jusqu’à la dernière page, j’ai été tour à tour agacée, émue par ce personnage, j’ai voulu la soutenir, la secouer, lui ouvrir les yeux. Et surtout, il y a ce mystère autour d’Isabel, l’ex-reine de beauté, qui incarne à elle toute seule la face la plus sombre de cette dystopie. Je ne vous en dirais pas plus sur elle.

C’est un récit douloureux, mais nécessaire. Et surtout, il est passionnant. Il provoque, il est insolent, il est rempli d’audace et d’humanité dans ce monde où il y en a finalement très peu. Vous aurez le coeur brisé, mais je vous garantis que vous ne pourrez pas rester indifférent face à ce roman.

Pour moi, définitivement, Louise O’Neill est une auteur à suivre, une plume d’un rare talent, et surtout : un écrivain engagé.

A lire d’urgence.

twitter-25-pledge

WNDB_Button

Challenge We Need Diverse Books #5 et #6

Si vous ne connaissez pas encore ce challenge et RDV du samedi, zieutez donc ici !

Aujourd’hui, je vous présente – à nouveau! – deux romans qui m’auront touché chacun à sa manière. On commence par…

disreputable_frankie_lockhart

The Disreputable History of Frankie Landau-Banks par E. Lockhart

YA contemporain – VO (pas de VF pour le moment) – Niveau avancé

Pourquoi avoir choisi ce roman ?

J’ai eu l’occasion l’année dernière de lire mon premier livre de cette auteur, intitulé We Were Liars (jetez donc un oeil sur mon bilan lecture 2014 pour plus d’infos). De plus, ce livre a obtenu une cote de 9 auprès des Book Smugglers. Il ne pouvait que m’intéresser…

Thèmes principaux

Sexisme – Différences hommes/femmes – Education pour tous

4e de couv’

Frankie Landau-Banks at age 14:
Debate Club.
Her father’s “bunny rabbit.”
A mildly geeky girl attending a highly competitive boarding school.

Frankie Landau-Banks at age 15:
A knockout figure.
A sharp tongue.
A chip on her shoulder.
And a gorgeous new senior boyfriend: the supremely goofy, word-obsessed Matthew Livingston.

Frankie Laundau-Banks.
No longer the kind of girl to take “no” for an answer.
Especially when “no” means she’s excluded from her boyfriend’s all-male secret society.
Not when her ex boyfriend shows up in the strangest of places.
Not when she knows she’s smarter than any of them.
When she knows Matthew’s lying to her.
And when there are so many, many pranks to be done.

Frankie Landau-Banks, at age 16:
Possibly a criminal mastermind.

Mon avis

Une élève hors du cadre dans un pensionnat ultra sélect’ ? Check.

Une jeune fille qui refuse non seulement d’être exclue d’une société secrète n’acceptant que des garçons, mais aussi d’être réduite à son statut de girlfriend de l’un des membres ? Check.

Un esprit libre, qui décide de prendre le pouvoir et de prouver sa valeur ? Check.

Pour autant, et même si ce roman comporte de nombreux passages devant lesquels je vous défie de ne pas rire/sourire, le roman entier est baigné d’un ton doux-amer. Doux-amer, car réaliste : même si l’héroïne, cette chère Frankie, parvient à ses fins – je vous laisse découvrir comment – l’auteur ne la ménage en aucun cas, pas plus qu’il n’y a de happy end à la fin. Une fin d’autant plus marquante qu’elle donne à réfléchir : la voix d’une femme/fille a-t-elle autant de « poids » que celle d’un de ses pairs masculins ? L’enseignement transmis dans ce genre d’établissements donne-t-il aux élèves féminines la liberté d’expression, les moyens pour se construire une carrière pro par la suite ou au contraire les conditionne-t-elles déjà dans un rôle de femme au foyer, sans qu’elles aient réellement leur mot à dire ?

Bien loin des triangles amoureux sulfureux, qui ont toujours la cote, Frankie se voit confrontée non seulement à un petit ami « parfait » en apparence, mais aussi à son cercle d’amis et parmi lesquels le « top dog », un élève qui se traîne une réputation d’audace et de risque-tout. Un cercle qui l’accepte en son sein parce qu’elle est la petite amie de l’un d’entre eux, comme Frankie ne tarde pas à le réaliser, et en aucun cas pour ce qu’elle a à apporter. D’ailleurs, la réaction de ce cercle quand une fille se retrouve larguée par son copain est juste choquante, presque violente. Autant d’éléments qui donneront à Frankie l’audace pour agir.

L’auteur a aussi le chic pour nuancer les portraits de ses héros, sans qu’il y ait de bons/mauvais parmi les personnages. Une tendance que j’avais déjà pu voir dans son We Were Liars et qui est finement amenée dans ce roman. Au-delà de la distinction hommes/femmes, les actes de Frankie pour se rendre maîtresse de la confrérie secrète du pensionnat amènent d’autres questions : est-il gratifiant d’être le rebelle, celui qui s’élève contre l’ordre établi ? Ou n’est-ce qu’une manoeuvre pour être intégré ? Pour prendre le pouvoir et ce à n’importe quel prix ?

Un roman qui questionne, qui dérange et qui fait réfléchir, un livre à ne pas manquer!

L’autre roman est un véritable coup de coeur. Ladies and gentlemen, I give you…

aubes_ecarlates_miano

Les aubes écarlates – Sankofa Cry de Léonora Miano

Pourquoi avoir choisi ce roman ?

J’avais déjà eu l’occasion de découvrir cette auteur grâce à son dernier-né La Saison de l’Ombre, prix Femina 2013 et chroniqué par mes soins ici. Un roman qui m’avait bouleversé, autant par son style que par son histoire. Les aubes écarlates attendaient tranquillement que je l’ouvre et laissez-moi vous dire, c’est une autre perle à la couronne, déjà brillante, de Léonora Miano.

Thèmes principaux

Enfants-soldats – esclavage – commerce triangulaire – devoir de mémoire – racisme

4e de couv’

 Au Mboasu, petit état d’Afrique équatoriale, vieux dictateur et enfants soldats se disputent le pouvoir en déchirant le pays. Pendant ce temps, comme le fait Ayané dans un orphelinat de guerre, les femmes s’échinent à recoller les morceaux. Portés par le verbe des morts et des disparus, elles renforcent le lien entre l’Afrique d’hier et celle d’aujourd’hui. C’est par elles que ce continent construira son avenir.

Mon avis

Une fois n’est pas coutume, je vais commencer par un extrait. Lisez et savourez !

Qu’il soit fait clair pour tous que le passé ignoré confisque les lendemains.

Qu’il soit fait clair pour tous qu’en l’absence de lien primordial avec nous, il n’y aura pas de passerelle vers le monde.

Qu’il soit fait clair pour tous que la saignée n’est pas asséchée en dépit des siècles, et qu’elle hurle encore, de son tombeau inexistant.

Qu’il soit fait clair pour tous que rien ne sera reconstruit, chez ceux qui n’assurèrent pas notre tranquillité.

Ne crains pas de comprendre, de rapporter notre propos. Nous sommes les cieux obscurcis qui s’épaississent inlassablement, tant qu’on ne nous a pas fait droit.

Une critique a dit de ce roman qu’il avait la puissance d’un exorcisme. Une métaphore qui me semble tout à fait adéquate pour parler de la voix puissante, envoûtante, à la fois incisive et libératrice, de Léonora Miano. C’est un voyage dans une Afrique où passé, présent et avenir se confondent, une Afrique – le Continent, comme l’appelle la romancière – où les morts ne peuvent pas se taire, où les oubliés de l’Histoire, depuis ceux qui furent enlevés pour être emmenés par bateaux entiers jusqu’aux enfants recrutés par les milices et autres rébellions, crient, encore et toujours, pour que les vivants leur rendent enfin ce qui leur est dû. Une passerelle vers l’autre monde, une voix qui reconnaît leur histoire.

Par les voix d’Ayané, jeune femme qui a subi l’ostracisme dans son village en raison de son statut de « fille de l’étrangère », d’Eso, ancien enfant-soldat devenu carnassier et kidnappeur à son tour, Epa, rescapé de cet enfer qui a vu son frère sacrifié sous ses yeux et qui veut ramener les siens chez eux et enfin, Epupa, prophétesse, pythie enceinte jusqu’aux yeux, celle qui apporte réconciliation et dignité dans un village divisé, la romancière trace une toile ensanglantée, sombre, presque insupportable dans son intensité. Elle raconte les injustices, la corruption, l’exploitation sans fin des petits par les grands, des insignifiants par les puissants. Elle raconte les drames, les rafles dans les villages, les meurtres et les pillages.

Miano ne serait cependant pas Miano si elle ne dessinait pas aussi l’espoir, fragile, mais bien présent, d’une génération qui ne veut plus ignorer le passé. Qui en a besoin même pour bâtir son avenir. Pour que ceux habitant le Continent ainsi que les membres de la diaspora africaine éparpillée de par le monde puissent enfin évoquer leurs ancêtres. C’est un périple, une quête qui ne se fait pas sans dénoncer les maux dont souffre le Continent : l’oubli, la corruption, la spoliation, la violence. L’inaction de la Communauté Internationale, qui ne prend attention aux affaires du Continent que pour mieux veiller à ses intérêts.

C’est un roman où il ne faut pas craindre de se laisser emporter par la voix de l’auteur, de s’immerger dans ce tourbillon, où se mêlent boue et sang, mais aussi espérance. Où il ne faut pas craindre le Sankofa Cry.

– Sankofa ! Pour résider en nous-mêmes, mais aussi hors de nous, réconciliés avec nos peines. Sankofa! Pour nous délivrer de toute haine.

Une voix qu’il faut découvrir d’urgence. Je peux vous dire que, pour ma part, ce ne sera pas la dernière fois que je lirai cette auteur.

twitter-25-pledge

WNDB_Button

Wish-list début 2015 : partie 2

Vous ne pensiez quand même pas que je l’avais oubliée ? 😉

Après une première partie entièrement consacrée aux auteurs francophones, voici la seconde partie, où je vous présente les livres anglophones qui me font complètement craquer! Autant vous prévenir: il y a du lourd !

Enfermez vos portefeuilles (ou pas), c’est parti…

art_normal_williamson

The art of being normal par Lisa Williamson

Two boys. Two secrets.

David Piper has always been an outsider. His parents think he’s gay. The school bully thinks he’s a freak. Only his two best friends know the real truth – David wants to be a girl.

On the first day at his new school Leo Denton has one goal – to be invisible. Attracting the attention of the most beautiful girl in Year 11 is definitely not part of that plan. When Leo stands up for David in a fight, an unlikely friendship forms. But things are about to get messy. Because at Eden Park School secrets have a funny habit of not staying secret for long . . .

En fait, ce roman est déjà sorti – le 1er janvier – et cerise sur le gâteau, il est juste parfait pour mon challenge We need diverse books (je sais, tous les prétextes sont bons!) Les premiers avis ont commencé à tomber et ils sont très positifs. Donc craquage en vue.

Un autre craquage en vue, c’est cette anthologie dirigée par Malorie Blackman avec plein de plumes que j’ai hâte de retrouver et d’autres que je suis curieuse de découvrir. Et puis zieutez donc cette couverture !!

love_hurts_anthology

Love hurts – anthologie de Malorie Blackman.

Malorie Blackman brings together the best teen writers of today in a stunningly romantic collection about love against the odds. Featuring short stories and extracts about modern star-crossed lovers from stars such as Gayle Forman, Markus Zusak and Patrick Ness, and with a brand-new story from Malorie Blackman herself, Love Hurts looks at every kind of relationship, from first kiss to final heartbreak.

Il sort le 29 janvier.

Un bouquin repéré depuis l’année dernière – depuis que les Book Smugglers en ont parlé – et que j’attends en frétillant d’impatience, c’est…

none_of_above_gregorio

None of the Above par I.W. Gregorio

When Kristin Lattimer is voted homecoming queen, it seems like another piece of her ideal life has fallen into place. She’s a champion hurdler with a full scholarship to college and she’s madly in love with her boyfriend. In fact, she’s decided that she’s ready to take things to the next level with him.

But Kristin’s first time isn’t the perfect moment she’s planned—something is very wrong. A visit to the doctor reveals the truth: Kristin is intersex, which means that though she outwardly looks like a girl, she has male chromosomes, not to mention boy “parts.”

Dealing with her body is difficult enough, but when her diagnosis is leaked to the whole school, Kristin’s world completely unravels. With everything she thought she knew thrown into question, can she come to terms with her new self?

Incredibly compelling and sensitively told, None of the Above is a thought-provoking novel that explores what it means to be a boy, a girl, or something in between.

J’ignorais tout des personnes intersexes jusqu’ici, c’est ce roman qui m’en a fait prendre conscience et je suis d’autant plus curieuse de découvrir cette histoire!

Sortie au mois d’avril.

Une autre sortie du mois de janvier, c’est

door_where_gardner

The door that led to where par Sally Gardner

AJ Flynn has just failed all but one of his GCSEs, and his future is looking far from rosy. So when he is offered a junior position at a London law firm he hopes his life is about to change – but he could never have imagined by how much.

Tidying up the archive one day, AJ finds an old key, mysteriously labelled with his name and date of birth – and he becomes determined to find the door that fits the key. And so begins an amazing journey to a very real and tangible past – 1830, to be precise – where the streets of modern Clerkenwell are replaced with cobbles and carts, and the law can be twisted to suit a villain’s means. Although life in 1830 is cheap, AJ and his friends quickly find that their own lives have much more value. They’ve gone from sad youth statistics to young men with purpose – and at the heart of everything lies a crime that only they can solve. But with enemies all around, can they unravel the mysteries of the past, before it unravels them?

Aucune romance à l’horizon – ça va me changer – et du voyage dans le temps… What’s not to love?

Sortie le 1er janvier.

Bien sûr, je n’oublie pas les suites des bouquins dévorés & appréciés en 2014! Parmi lesquelles figurent…

arsenic_tea_stevens

Arsenic for Tea de Robin Stevens 

Schoolgirl detectives Daisy Wells and Hazel Wong are at Daisy’s home, Fallingford, for the holidays. Daisy’s glamorous mother is throwing a tea party for Daisy’s birthday, and Daisy’s eccentric family are all invited.

Then one of their party falls seriously, mysteriously ill – and everything points to poison.

With furious storms preventing anyone from leaving, or the police from arriving, Fallingford suddenly feels like a very dangerous place to be. No one at Fallingford is what they seem – and everyone has a secret or two. And when someone very close to Daisy looks suspicious, the Detective Society must do everything they can to reveal the truth . . . no matter the consequences.

J’avais adoré le premier opus – Murder most Unladylike – j’ai hâte de retrouver Daisy & Hazel ! Sortie le 29 janvier. Plus tard dans l’année, le 3e opus – qui se passe dans l’Orient-Express ! – sera aussi publié.

storm

The Storm par Virginia Bergin

Three months after the killer rain first fell, Ruby is beginning to realise her father might be dead . . . and that she cannot survive alone. When a chance encounter lands her back in the army camp, Ruby thinks she is safe – at a price.

Being forced to live with Darius Spratt is bad enough, but if Ruby wants to stay she must keep her eyes – and her mouth – shut.

It’s not going to happen. When she realises what is going on – the army is trying to find a cure by experimenting on human subjects – Ruby flips out . . . and makes an even more shocking discovery: she’s not useless at all.

Last but not least, la suite d’un de mes plus gros coups de coeur 2014 – The Rain, si vous ne l’aviez pas encore deviné! – j’ai nommé the Storm par Virginia Bergin. J’ai vraiment hâte de voir ce qu’il va advenir de Ruby dans un monde dévasté par une pluie aussi mortelle qu’inévitable…

Je vais m’arrêter là, non pas que je n’ai pas encore de nombreux titres à vous lancer en pâture, mais par pitié pour le portefeuille (croyez-moi, le mien est déjà bien assez en danger!).

N’hésitez pas à me dire les titres présents dans votre wish-list 🙂

Challenge « We need diverse books » #1 : Lies We Tell Ourselves par Robin Talley

Je vous en parlais dans cet article, j’ai donc décidé de me lancer dans un challenge livresque cette année. Un challenge qui me tient à coeur, puisqu’il s’agit de parler de la diversité de tous bords (couleur, sexe, religion, etc) dans les romans.  Je suis donc très contente d’inaugurer ce rendez-vous du samedi par un roman qui m’a beaucoup touchée, d’autant plus en regard de l’actualité de ces derniers jours.

15828079

Il s’agit donc du roman Lies We tell ourselves de Robin Talley.

VO – Niveau accessible – YA historique.

4e de couv’

1959 Virginia. The lives of two girls on opposite sides of the battle for civil rights will be changed forever.

Sarah Dunbar is one of the first black students to attend the previously all-white Jefferson High School. An honors student at her old school, she is put into remedial classes, spit on and tormented daily.

Linda Hairston is the daughter of one of the town’s most vocal opponents of school integration. She has been taught all her life that the races should be kept “separate but equal.”

Forced to work together on a school project, Sarah and Linda must confront harsh truths about race, power and how they really feel about one another.

Thèmes principaux

LGBT – Racisme – Lutte pour les droits civils

Pourquoi avoir choisi ce roman ?

L’amitié entre deux élèves, l’une noire, l’autre blanche, au moment de la lutte pour les droits civils dans les années cinquante – soixante aux Etats-Unis était un thème que j’avais déjà abordé dans mes lectures, notamment par le roman Sweet Sixteen d’Annelise Heurtier. C’est un thème qui m’intéresse et le côté LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuels et Transsexuels pour ceux qui ne connaissent pas l’acronyme) m’a beaucoup intrigué. Comment développer une histoire d’amour entre deux êtres que tout oppose ?

Mon avis

Avant toute chose, je dois dire que l’auteur a remporté haut la main ce défi. Le côté romance entre les deux héroïnes est doux & tendre, évoqué mais sans se focaliser dessus. Certains trouveront peut-être que ce côté aurait pu être davantage développé. Personnellement, je n’ai pas ressenti de manque à ce niveau.

C’est un roman avant tout sur l’engagement politique et le sacrifice que nous sommes prêts à faire pour une cause qui, souvent, nous dépasse. L’histoire s’ouvre sur le point de vue de Sarah, qui en même temps que sa petite soeur, s’apprête à entamer sa dernière année dans le lycée de Jefferson. Nous sommes en février, les écoles ont été fermées jusqu’à ce moment, car le gouverneur s’est opposé à la décision de la Cour Suprême, qui autorise, après plusieurs années de recours et d’appels, les étudiants noirs à fréquenter les mêmes établissements que les étudiants blancs.

Quand les premiers étudiants noirs entrent à Jefferson, c’est l’enfer qui les attend. Un enfer vu par les yeux de Sarah, qui, jour après jour, respecte les consignes données, à savoir ne pas réagir aux insultes, crachats, manoeuvres d’intimidation, agressions physiques, etc. Garder la tête haute. Travailler du mieux possible. Et c’est quelque chose qui vous retourne le coeur, quand vous assistez à ce type d’agressions du point de vue de Sarah. C’est d’autant plus terrifiant quand ces évènements se sont passées il y a seulement 50 ans.

L’autre point de vue est celui de Linda: en apparence, l’étudiante privilégiée par excellence. Elle est la fille du rédacteur en chef du journal local, clairement favorable à la ségrégation et qui craint que la fin de celle-ci n’entraîne la fin de son mode de vie, tel que Davisburg (une bourgade imaginaire) la connaît, un point de vue que la jeune fille partage sans réserve. Elle est fiancée, coule des jours heureux en attendant le mariage, bref tout va bien. Mais en vérité, pas si bien que ça. Car le père est un tyran, qui a cessé depuis longtemps de s’intéresser à ses proches, et est obsédé par cette question de la ségrégation. Linda rêve d’être ailleurs, de pouvoir s’évader de cette demeure au climat étouffant.

La rencontre entre Sarah et Linda va connaître un tournant décisif quand les deux jeunes filles doivent travailler ensemble sur un devoir de français.

J’ai adhéré aux deux points de vue et, pour faire la comparaison avec le roman d’Annelise Heurtier dont je parlais plus haut, je pense que la réflexion sur le climat politique et social de cette époque est plus poussé dans Lies We Tell Ourselves. Autant Sarah que Linda sont confrontées aux questions suivantes: mes opinions m’appartiennent-elles réellement ou ont-elles été dictées par mon entourage ? Est-ce que je crois réellement à ce que je dis ? Est-ce que je cautionne totalement la manière dont j’agis ? Et surtout, ce que j’incarne comme opinion politique, comme lutte pour mes droits n’entre-t-elle pas en opposition avec mon bien-être personnel ?

Les personnages des deux jeunes filles ne peuvent pas laisser insensibles, pas plus d’ailleurs que certains personnages secondaires, comme Ruthie, la petite soeur de Sarah, Chuck, un autre adolescent noir ou Judy, la meilleure amie de Sarah. Chacun représente la diversité des opinions en cours à cette époque, un aspect essentiel du roman qui, au-delà des deux camps opposés, ne tombe jamais dans le manichéisme ou la simplification. Au contraire et j’ai d’ailleurs beaucoup aimé l’évolution de Sarah & Linda sur ce plan. La manière dont elles grandissent, chacune à leur manière, est douloureuse, déchirante, mais en même temps tellement courageuse qu’elle ne pouvait que m’émouvoir.

La manière dont elles communiquent peu à peu ensemble, leurs débats enflammés quand elles se trouvent en présence l’une de l’autre, l’évolution de leurs sentiments, leurs interactions avec leurs familles & amis, tout ceci est merveilleusement développé dans Lies We Tell Ourselves Même si cette époque ne vous intéresse pas de prime abord, je vous conseille de vous lancer dans ce roman, ne serait-ce que pour la richesse du portrait qui y est décrit et les personnages authentiques, vrais et très émouvants.

twitter-25-pledge

WNDB_Button

Wish-list de début 2015 – 1ere partie

Il y avait longtemps que je ne vous avais plus parlé wish-list, et comme en ce moment, j’ai l’impression que des cargaisons de livres tous plus alléchants les uns que les autres débarquent sur les réseaux sociaux – et en particulier Twitter – je me suis dit qu’il n’y avait aucune raison que je ne vous fasse pas profiter 🙂

Et comme celle-ci s’avère d’ores et déjà assez longuette, voici une première partie, entièrement consacrée aux publications francophones!

On va commencer par une suite sur laquelle je vais me précipiter dès qu’elle sera disponible, j’ai nommé…

phenomenale_lise_syven

Phénoménale, le tome 2 de la Balance Brisée, de Lise Syven, qui sortira en février 2015 chez Castelmore! J’avais beaucoup aimé le premier tome Subliminale, innovant et rafraîchissant, j’ai hâte de connaître la suite des aventures d’Elie et de Karl !

On quitte le domaine de la jeunesse pour un roman que j’ai déjà eu l’opportunité de lire, et dont je suis très curieuse de découvrir le produit fini ! C’est un premier roman et il s’agit de…

la-pelote-d-epingles

La pelote d’épingles de Cécile G. Cortes, à paraître le premier février aux éditions du Chat Noir! 

4e de couv’

De nos jours, l’existence des marraines fées est bien connue. L’une d’entre elles, Violette, est missionnée à Paris pour réunir deux tourtereaux : un chanteur pour midinettes et une couturière sans le sou. Mais sur place, rien ne se déroule comme prévu : les prétendants ne se calculent même pas ! Pire, le jeune homme craque pour les charmes de la fée qui doit pour la première fois gérer un problème de taille, pour lequel elle est parfaitement incompétente et inexpérimentée : ses propres émotions.

La pelote d’épingle est une romance acidulée aux accents rock qui met un bon coup de pied au joyeux petit monde des fées, princes charmants et innocentes princesses.

Pour l’avoir lu, je peux vous dire que ce roman ne manque pas de piquant ! ( Je sais, elle était facile)

Une autre sortie que là aussi, j’ai pu lire en avant-première – le privilège d’être bêta-lecteur! – c’est le roman suivant, là aussi un premier roman. Et puis admirez cette couverture !

redemption_berengere_rousseau

Rédemption de Bérengère Rousseau, à paraître – lui aussi ! – en février 2015 aux éditions du Riez.

4e de couv’

Quand un vieux médaillon et quelques documents anciens révèlent à Noâm les soupçons de collaboration qui pèsent sur son arrière-grand-père, son monde bascule. Comment accepter et vivre avec cette honte ? Il veut comprendre. Avec son meilleur ami, il se rend au Château de Noisy, là où son aïeul fut aperçu pour la dernière fois.

Sur place, ils sont victimes d’un éboulement. Ils se réveillent en 1944 à la veille de la Bataille des Ardennes. Noâm voit là l’occasion de restaurer l’honneur de sa famille, au risque de changer le cours de l’Histoire. Et si, justement, celle-ci avait déjà changé ?

Un roman combinant la Belgique comme lieu de l’action – pour une fois que cela arrive! – et une période historique qui m’a toujours vivement intéressée… I’m sold.

On demeure toujours dans le domaine du fantastique avec ce roman d’une amie de coeur et d’une grande plume, qui a signé entre autres la saga des Fedeylins et un de mes coups de coeur 2014, Ascenseur pour le Futur, j’ai nommé…

Le premier_nadia_coste

Le Premier de Nadia Coste, aux éditions Scrinéo, qui paraîtra au mois d’avril.

Une histoire d’amour, de vengeance et de mort à la fin du Néolithique… et une couverture qui fait méchamment flipper. Et puis, c’est signé Nadia Coste. Ca dit tout.

Je vous avais parlé aussi, dans mes belles découvertes 2014, de ce roman graphique paru chez Gulf Stream, Mots Rumeurs, Mots Cutter, c’est donc avec grand plaisir que je vois le duo Charlotte Bousquet & Stéphanie Rubini se former pour un troisième opus !

bullesblues_bousquet_rubini

Bulles & Blues, qui sortira toujours chez Gulf Stream Editeur, le 22 janvier!

4e de couv’

Soan et moi, on ne se parle plus du tout. Apparemment, je lui fais honte, je suis un gros boulet qu’il en a marre de traîner. Je m’en fous, il n’a qu’à rester avec ses nouveaux copains  du théâtre et baver devant Layla. Non. Ce n’est pas vrai. Je  ne m’en fous pas. Ça me fait mal. J’ai l’impression d’avoir  un trou à la place du cœur et je ne sais même pas à qui en  parler… 

Avouez que toutes ces sorties sont alléchantes!

Il y a aussi des publications qui titillent ma curiosité et au sujet desquelles je voudrais bien en savoir davantage, comme celle-ci de Camille Brissot, et puis il y en a d’autres, sur lesquelles je voudrais bien vous toucher deux mots mais il me faut encore garder le silence, faute d’annonce officielle… Croyez-moi, c’est frustrant.

Un indice ? Je vous dirais de guetter les sites/blogs suivants : Escroc-Griffe; celui de Silène Edgar; celui d’Agnès Marot & Cécile Duquenne (qui organise en ce moment d’ailleurs un super concours!)

Bien sûr, la liste est loin d’être exhaustive et nul doute que j’aurai l’occasion de vous reparler de plumes francophones… Rendez-vous la semaine prochaine pour la seconde partie de cette wish-list, consacrée cette fois-ci aux auteurs anglophones!

Bilan lecture de novembre

Et c’est parti pour ce bilan, qui a connu un peu de retard !

Je vais commencer par la partie la plus agréable, à savoir mes coups de coeur. Novembre a été fructueux en ce domaine, puisque j’en compte 3.

Let’s begin with…

evernight_mel_andoryss

De l’autre côté de la Nuit, le tome 1 des Enfants d’Evernight, de Mel Andoryss

4e de couv’:

Pour échapper à la pension, Camille fait un vœu la veille de son treizième anniversaire, avant de s’endormir : ne plus jamais se réveiller.
Lorsqu’elle rouvre les yeux, elle découvre que son souhait s’est réalisé. La voici à Evernight, le monde des rêves. Perdue dans cet univers étrange, elle rencontre le Marchand de Sable. Malgré le soutien que lui apporte le jeune homme, Camille comprend qu’elle n’est pas la bienvenue : aucun humain n’est toléré à Evernight !
Mon avis:
J’avais déjà beaucoup aimé les deux tomes de la BD chez Delcourt, comme vous pouvez le voir dans mon bilan d’octobre, j’étais donc impatiente de me jeter sur le tome 1 paru chez Castelmore, qui m’attendait depuis un petit moment déjà dans ma PaL. Que dire, sinon que je n’ai en aucun cas regretté le voyage ? Mel Andoryss possède un style frais, vivant, qui nous entraîne en quelques mots dans l’univers de Camille et celui d’Evernight. J’ai vraiment apprécié de revoir Camille, d’en découvrir davantage sur elle, puisque son point de vue est naturellement davantage mis sur le devant de la scène dans le roman. Et puis revenir à Evernight, dans ce monde si particulier, où les descriptions rappellent les magnifiques dessins de la BD… Bref, une saga à découvrir si ce n’est pas déjà fait! Inutile de vous dire que j’ai acquis le tome 2 à Montreuil et je suis très impatiente de le découvrir!
renegade_magic
Renegade Magic, tome 2 de la saga Kat Incorrigible, de Stéphanie Burgis
4e de couv’ (de la VF):

Elissa, la grande sœur de Kat, s’apprête à épouser l’homme qu’elle aime. Grâce à Kat ! Et Belle-maman ne compte pas s’arrêter là : elle veut maintenant marier Angeline, la cadette des sœurs Stephenson. Mais dans la bonne société, la rumeur court que les sœurs Stephenson seraient des sorcières, comme leur mère… Alors, pour fuir les ragots, Belle-maman emmène ses filles à Bath. Là-bas, personne ne sait qui elles sont, et ce sera bien plus facile de trouver un mari pour Angeline. Mais les ennuis suivent Kat comme son ombre. À Bath, elle retrouve son grand-frère Charles, qui a de gros problèmes. Et, au milieu de la haute société, la magie circule… une magie sombre et puissante, qui pourrait bien donner du fil à retordre à Kat Stephenson.

Pas le temps de jouer aux petites filles modèles, Kat a quelques sortilèges à apprendre !

Mon avis:

J’avais complètement adhéré au premier tome, avec Kat, cette héroïne si attachante, qui combat les préjugés de son temps, en particulier ceux régissant la vie des femmes, et essaie en même temps d’apprivoiser la magie héritée de sa mère. Ce deuxième volume commence sur les chapeaux de roue, puisqu’en plein mariage d’Elissa, la soeur aînée de Kat, éclate un scandale entachant toute la famille Stephenson. Pour sauver les apparences, la belle-mère de Kat ne voit d’autre choix que d’emmener toute la famille à Bath. Elle ne se doute pas un instant que sous cette ville si fashionable, un complot se trame. Et bien entendu, qui de mieux placé pour le découvrir que notre chère Kat?

Une héroïne bien dans ses baskets… enfin dans ses chaussures, déterminée sans être une intrépide casse-cou, qui a de la personnalité à revendre et qui remet en question toutes les conceptions de l’époque concernant ce qui est approprié pour les femmes… comment ne pas l’aimer ? De plus, il faut souligner l’extraordinaire travail de reconstitution de l’auteur concernant Bath et la société de cette époque. Bref, un vrai régal! Je compte bien me jeter sur le troisième tome de cette saga dès que possible!

et enfin, dernier coup de coeur…

mysoontobesexlife

My soon-to-be sex life par Judith Tewes (VO)

4e de couv’

Charlie is down to her absolute. Total. Last. Resort.

Despite a thoroughly comprehensive list of potential cherry poppers, er…suitors, and careful plotting, Charlie is three weeks into her devirginzation campaign, still untouched, and getting desperate. In the movie of her life, this aspiring screenwriter is giving herself a PG, for please, get some.

Her project goes into freeze frame when her mom checks herself into rehab and packs Charlie off to live with her estranged, or just plain strange, grandfather, Monty. How is she supposed to get a date when she has to go pick up his Depends? 

Enter Eric, a hot rehab grad on the road to redemption, and the only one who can make Charlie rethink her strategy. The more she gets to know him, the more convinced she becomes that is the one, and not just another to add to the list of people who will abandon her.

In this hilarious and heartbreaking story of one girl’s detoured road to womanhood, Charlie’s list develops a life of its own – right when she realizes there’s so much more to lose.

Mon avis

Ah, la jolie surprise de ce mois de novembre! Je l’ai acheté sur un coup de tête, redoutant le pire… Et heureusement pour moi, ce roman s’est révélé un vraie petite perle. Une perle imparfaite, oui, et je n’ai pas totalement accroché à la romance, même si elle était tendre, drôle et sexy à la fois, mais une perle qui m’a conquise avec ses dialogues à mourir de rire et surtout ses personnages. Comment ne pas tomber sous le charme de Charlie, qui essaie de perdre sa virginité selon ces conditions, mais à laquelle il arrive les pires tuiles possibles ? C’est aussi un roman qui traite de thèmes sensibles, comme le slut-shaming, mais aussi les rapports avec les proches, les grands-parents, la maladie, etc. Un roman avec lequel on ne voit pas le temps passer, et dont je suis ressortie avec un grand sourire. Attention, je ne pense pas qu’il soit accessible aux débutants en anglais, mais pour les niveaux intermédiaires, foncez!

Dans le rayon belles découvertes, il y a également

dresseur_fantomes

Dresseur de fantômes par Camille Brissot

4e de couv’:

Le monde avait été redessiné par une série de catastrophes climatiques, les courants marins et les vents modifiés. Les anciennes cartes devenues obsolètes, les aventuriers pouvaient renaître… Pendant des années, Théophras et Valentine ont parcouru le monde pour le compte de riches employeurs, à la recherche de trésors et de pièces rares. Jusqu’au jour où Valentine est empoisonnée par le mystérieux Collectionneur, son meilleur client. Réduite à l’état de fantôme, elle devient invisible aux yeux de tous… sauf de Théophras. Aidés par le capitaine Peck,  propriétaire du plus grand bateau à aubes du monde, et par la troupe du célèbre AeroCircus, flottille hétéroclite de ballons et de dirigeables, les deux amants se lancent aux trousses de l’assassin de Valentine. D’une quête de vérité à la vengeance, il n’y a qu’un pas.
Le franchiront-ils ?
Mon avis:
Une autre trouvaille des Imaginales, où j’avais eu le plaisir de rencontrer la pétillante Camille! Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’auteur a de l’imagination à revendre. J’ai vraiment été accrochée dès le début par le voyage de Théophras et Valentine, ce couple uni et déchiré en même temps, à la recherche d’un serial killer bien particulier… Mais en est-ce vraiment un ?
Un roman qui se lit d’une seule traite, qui nous présente un univers post-apo cohérent et passionnant ainsi qu’une quête dont j’ai apprécié les dénouements. Bref, une belle plume à découvrir que celle de Camille Brissot. Et puis notez la splendide couverture.
On continue avec deux YA contemporains (pour le moment je dois dire que je fais de très belles trouvailles dans ce genre…)
D’abord
miseducation_cameron_post
The Miseducation of Cameron Post par Emily M. Danforth
4e de couv’
Dead parents. Random acts of shoplifting. Girls kissing girls in barns, in twisty slides on playgrounds, in abandoned hospitals. A Victorian dollhouse with all kinds of weird shit glued to it. The compulsive renting and watching of 99cent videos. Miles City, Montana. The 1990s. Swimming. Summer. Cowgirls. Dinosaur discovering. Ferris Wheels. Conversion therapy. Taco Johns. A girl named Jane Fonda and the hollowed compartment in her prosthetic leg. The way a mountain-toppling earthquake that happened some thirty years before keeps aftershocking our hero: Cameron Post. Yup: it’s coming of age, it’s coming of GAYge, it’s a Bildungsroman, a novel of development, it’s all of these things, none of these things, and it would be kick-ass if you gave it a whirl.
Mon avis
Un roman que je voulais lire depuis longtemps, d’abord par son thème – une jeune fille des années 80-90 envoyée dans un camp de rééducation en raison de son homosexualité – ensuite parce qu’il s’agit – malheureusement – d’un bouquin visé par la censure dans plusieurs établissements scolaires.
Je m’attendais  à un roman poignant, j’étais loin du compte. Un roman qui vous brise le coeur, mais qui vous fait sourire aussi. Un roman témoignage sur ce que c’est d’être adolescent dans les années 80-90, un roman sur le coming-out et le secret institué dans les petites villes de province. Un roman sur l’amour, sur l’amitié surtout, la tolérance et qui ne pointe aucun « vilain » du doigt, ce que j’ai grandement apprécié.
L’auteur prend son temps pour livrer son histoire et personnellement, j’ai apprécié le voyage. Un must-read.
knockout_games
Knockout Games par G. Neri 
4e de couv’
Part Oliver Twist, part Fight Club, set in urban St. Louis, the novel is about a newly transplanted white sophomore girl named Erica who finds herself alienated in an almost all-black school. Her only friend is a video camera– a gift from her recently estranged father. She withdraws into a world only experienced through her lens, but the camera leads to a run-in with a girl named Destiny, who takes Erica under her wings as the mascot and videographer for the mysterious TKO Club. Erica soon finds out what the club wants her to record: the notorious knockout games  where kids pick out a stranger at random and try to knock them out with one punch. At first, Erica is shocked, but any doubts are diminished when she falls for the TKO leader, a Junior everyone calls the Knockout King. She starts filming the club’s games, first as a kind of documentary, then as a way to make friends. But she sinks deeper and deeper into the world of the knockout game as she gains a following online and the respect of the club. Next things she knows, she’s up to her neck in trouble when one of the victims dies and suddenly, it’s murder. Now she has to come to terms with her actions and the wake of victims she and her crew has left behind.
Mon avis
Un roman qui m’a fait de l’oeil avec son sujet pour le moins polémique: le Knockout Games, un « jeu » consistant à assommer d’un seul coup de poing une victime désignée au hasard. Erica, une jeune fille ayant dû déménager à la va-vite à la Nouvelle-Orléans avec sa mère, va faire la connaissance de cet univers au sein de son lycée, où quasi seule Blanche parmi des élèves noirs, latinos ou métis, elle est d’abord la cible de moqueries et de harcèlement. Ce qui la sort de cette spirale infernale, c’est son talent derrière la caméra. Un talent qui se retrouve soudain propulsé sur le devant de la scène quand elle filme, presque par hasard, une séance de Knockout. Un talent qui accroche aussi l’oeil de celui qui est surnommé le Knockout King, le troublant Kalvin…
Un roman qui explore avec brio les zones de gris, entre volonté d’être intégré et la culpabilité d’être le témoin de ce jeu, dont la violence ne va pas tarder à causer des ravages dans la ville. J’ai beaucoup aimé la façon dont l’auteur mène son intrigue, dévoile ses personnages, le tout en n’émettant aucun jugement à leur encontre. Erica se révèle une héroïne, qui encaisse pas mal de choses horrifiantes, et sa résistance, sa volonté de vivre et de pouvoir encore se regarder dans le miroir sans se détester m’ont beaucoup émue. Un roman coup de poing, sans mauvais jeu de mots, et qui pose des questions douloureuses.
Et enfin, pour clôturer ce bilan lecture, une déception, j’ai nommé
dose_melvinburgess
La dose de Melvin Burgess
4e de couv’
Une nouvelle drogue vient de faire son apparition dans un contexte politique agitée. Appelé le Raid, dette drogue promet une semaine de rêve où tout devient possible, avant de donner la mort. Lorsqu’une célébrité meurt sur scène 7 jours après avoir pris du Raid, c’est le déclic pour de nombreux fans. Adam, 17 ans, pour qui la vie n’a fait aucun cadeau se laisse tenter lorsque son frère disparaît et que sa petite amie Lizzie, le largue. Mais il ne tarde pas à regretter son geste…
Mon avis:
Un contexte politique totalitaire. Une situation économique globale désastreuse. Des jeunes au bord du désespoir. Une drogue qui leur promet monts et merveilles pendant 7 jours, puis le repos éternel.
Comment résister? C’est ce qu’Adam et Lizzie, jeune couple, vont vivre, chacun de leur côté. Et si la vie valait la peine d’être vécue finalement ?
Un roman qui aurait pu me plaire, vu les thèmes développés, mais dont hélas le traitement m’a fait grincer des dents (et même plus). Le point de départ, cette drogue miracle et mortelle en même temps, se révèle intriguant. Hélas, l’auteur va trop vite, trop fort, on sent sa volonté derrière les actes des personnages, qui en deviennent de simples marionnettes dans ses mains. Adam, un des personnages principaux, se révèle écoeurant d’hypocrisie et de je-m’en-foutisme. Et ne parlons même pas de sa relation avec Lizzie, qui se voit elle soumise à quelques-uns des pires clichés concernant les love interest.
Quant au message final, il aurait pu m’émouvoir s’il avait été mieux amené et surtout par des personnages auxquels j’aurais pris intérêt. Hélas, ce n’est pas le cas et ce roman ne comptera certainement pas parmi ceux dont je me souviendrai !
Et voici pour ce bilan de novembre ! Et vous, quel est le vôtre ?

Diversité en littérature : qu’est-ce que c’est et en quoi est-ce important?

Derrière ce titre, qui ressemble furieusement à celui d’une dissertation – aucun risque que je vous en impose une, je n’étais pas des plus brillantes dans cet exercice à l’école! – je veux surtout parler d’un sujet qui me tient à coeur. Je l’ai déjà effleuré dans des articles comme celui sur la Banned Books Week, mais je m’aperçois que je n’ai pas vraiment livré mes sentiments sur ce thème. Allons-y donc pour un coeur-à-coeur !

Je vais commencer par une anecdote, qui m’est arrivée à plusieurs reprises lors de mes dédicaces. Outre les questions habituelles que le public peut me poser – « De quoi ça parle? » ou « C’est une trilogie? » – on m’a aussi demandé :

« C’est écrit pour les filles ou pour les garçons? »

Passé mon premier moment de surprise – car honnêtement, je n’ai jamais réfléchi en ces termes – j’ai répondu spontanément : « Pour les deux. » Et c’est vrai. En écrivant les Outrepasseurs, je ne me suis pas interrogée en terme de public, et encore moins en pensant à son sexe. J’ai écrit l’histoire que je désirais et je pense que chacun peut y trouver son compte.

Néanmoins, cette question m’a interpellée et en y réfléchissant, je me suis dit que je pouvais comprendre l’intention derrière les mots. Mon but n’est pas de « diaboliser » les personnes m’ayant posé cette question ou de les pointer du doigt. Au contraire, si j’essaie de me mettre à leur place, comme je le dis, je peux les comprendre. Pour autant, je ne cautionne pas cette division et même cette sélection.

Le constat est triste, mais vrai: notre société met en place des associations automatiques, presque instinctives, qui veulent que par exemple, la plupart des poupées offertes aux petites filles arborent des cheveux blonds et des yeux bleus (et c’est une blonde aux yeux bleus qui vous en parle). Ou encore, que les garçons préfèrent jouer avec des Legos. Des associations pareilles, vous pouvez en trouver à la pelle. Des étiquettes qui nous sont imposées, parfois de force et qui ne reflètent pas ce que nous sommes.

Nous sommes tous complexes. Multiples. Différents. Et c’est là qu’intervient la diversité.

En tant que lectrice, j’y prête une vive attention. Je suis les campagnes lancées par les auteurs et lecteurs anglophones, telles que We Need Diverse Books ou encore Diversity in YA. Pourquoi ? Tout d’abord, parce que mes goûts de lecture me poussent vers ces romans, qui ne mettent pas en scène la culture ou les personnages auxquels je suis « habituée ». C’est particulièrement vrai si vous regardez mes bilans lecture, mais pour le plaisir, voici quelques-unes de mes récentes lectures:

motsrumeur

hunting_monsters

enfants_evernight_1

eleanor&parks

knockout_neri

9782362311062PC

Leur point commun, outre le fait de contenir de très belles histoires? Toutes évoquent la diversité.

Justement, qu’est-ce que la diversité, me direz-vous? Loin de moi l’intention de vous livrer un cours magistral, je n’ai pas l’ambition d’être prof. Je ne peux que vous confier mon avis sur le sujet.

D’abord, la diversité, ce n’est pas bannir, censurer ou interdire. Je parlais plus haut de l’omniprésence de poupées pour enfant aux cheveux blonds et aux yeux bleus. Est-ce pour autant qu’il faut les retirer toutes des rayons ? Bien sûr que non. En revanche, y inclure d’autres poupées au physique différent, que ce soit la couleur de peau, des yeux, des cheveux, les formes qu’elles peuvent avoir: oui. L’une n’est pas meilleure ou pire que l’autre, elles sont différentes et méritent toutes deux de figurer dans le même rayon.

Pour revenir à la littérature, c’est exactement ce que je désire lire. Je veux des héros différents. Et cela ne se limite pas seulement à la couleur de peau, des yeux, à l’apparence physique. Je veux lire des mentalités différentes, explorer d’autres cultures, voir des horizons divers.

J’ai lu plusieurs articles, qui renvoient tous au même constat:  on redouterait qu’en introduisant des personnages différents, le public soit désorienté et ne sache plus s’identifier aux héros/héroïnes. Je me suis posée la question à mon tour.

miseducation_cameron_postshadowboxer_sullivan erasure_everettHP_1

4 couvertures illustrant 4 romans que j’ai lus ou que je suis en train de lire. Est-ce que vous pensez vraiment que je me suis basée sur celles-ci pour me poser la question que tout lecteur se pose, inconsciemment, au moment de choisir un livre, à savoir « Vais-je aimer? »

Ce qui revient sans nul doute à s’identifier aux personnages.

Non.

Pour la bonne raison que, passé leur apparence, leur âge ou leur background, ce qui m’intéresse, c’est ce qu’ils ressentent. Ce qu’ils ont vécu. Ce qu’ils veulent. Les obstacles qu’ils rencontrent sur leur route, leurs relations avec leurs familles, leurs amants, leurs amis. Ce qui les fait sourire ou pleurer. En clair, leurs émotions, ce que ces personnages d’encre et de papier parviennent à nous transmettre au fil des pages. Ce qui les rend humains. Ce qui les rend uniques.

Ce qu’ils peuvent exprimer et qui nous fasse réfléchir. Qui nous interpelle.

Car la diversité est aussi là pour nous faire songer à l’autre, à ces différences. Elle remet en question les conceptions que nous pouvons avoir, ces étiquettes dont je parlais plus haut. Et oui, pour ça, il faut aussi parler de thèmes qui peuvent faire peur. Des thèmes qui sont bel et bien présents dans notre vie de tous les jours, mais sur lesquels ont préfère jeter le voile du politiquement correct. Et si c’est nécessaire de les évoquer dans notre vie d’adulte, je pense que c’est doublement nécessaire quand l’on s’adresse aux jeunes.

Si, à présent, je me fous pas mal des stéréotypes, qu’on peut rencontrer à toute époque de la vie, je sais aussi que ça n’a pas toujours été le cas. Ado, je ne correspondais pas, pour diverses raisons, aux canons établis. Je me suis sentie perdue, incomprise, voire même franchement désespérée et ce plus d’une fois. Je sais aussi que c’est en partie dans les livres que j’ai trouvé d’autres manières de penser, des personnages qui n’hésitaient pas à dire tout haut ce que je pensais tout bas, et que que je les aimais justement pour cette raison. Je pense que la jeune fille que j’ai été et qui est toujours là, quelque part, aurait adoré trouver sur son chemin de lectrice des histoires qui reflètent nos différences. Notre diversité.

La diversité m’interpelle forcément en tant qu’auteur. Il y a un conseil qui revient souvent quand on parle d’écriture, c’est Ecrivez ce que vous connaissez, ce qui paraît logique de prime abord. Nous le suivons tous, quand nous nous lançons dans l’aventure, et je ne fais pas exception à la règle. Pourtant, plus j’y réfléchis, plus je me dis que ce conseil peut inconsciemment nous limiter. Poser une frontière face aux horizons que nous aimerions explorer.

Je n’y connais rien dans le fonctionnement d’une navette spatiale ou des coutumes thaïlandaises, est-ce pour autant que je me dois me limiter dans mon écriture ? Et si, justement, j’ai envie de parler d’une astronaute thaïlandaise envoyée en mission pour l’exploration inédite d’une comète (pour rejoindre la récente actualité), hum ?

Vous savez quoi ? L’écriture, c’est aussi une prise de risques. Et oui, je devrai sans aucun doute faire des recherches pour que mon intrigue et mon perso soient réalistes, mais c’est ce qui fait tout le sel de l’écrivain. Si vous pensez par ex. que je n’ai jamais fait de recherches pour les Outrepasseurs et en particulier, pour mon premier tome, qui se passe en partie dans la France du 13e siècle, je peux vous dire que je n’ai pas la science infuse. Et que ce goût de la découverte m’a réservé de très jolies surprises.

Mettre en scène la diversité dans tous ses aspects me tient à coeur. Et les défis qui y sont inhérents, j’aime les relever. C’est le cas par ex. dans mon dernier projet, celui que je suis en train d’écrire, intitulé Qui, de nous deux ? et dont je vous parlais ici. Il y aura sans doute de l’arrachage de cheveux dans l’air quand je l’écrirai/le réécrirai/le corrigerai/l’enverrai aux bêtas. Une routine que les auteurs connaissent. Mon souci, c’est de livrer une histoire qui me plaît, une héroïne qui, si elle ne me ressemble pas par certains côtés, me touche et me fait vibrer. Et aussi d’illustrer cette diversité, qui me tient à coeur.

Cet article est non seulement quelque chose que je voulais vous livrer, mais aussi un appel pour que nous n’oublions pas cet aspect essentiel dans nos vies. Pour qu’on secoue les étiquettes qu’on nous colle souvent bien trop vite; pour qu’on brise les frontières qu’on peut rencontrer; pour qu’on parle aussi de sujets qui sont passés sous silence.

Si, pour vous aussi, c’est important, dites-le. Ecrivez-le. Partagez-le.

Haut et Fort.

It’s NaNo time!

Les écrivains le savent (du moins ceux accros aux challenges d’écriture, comme je le suis, ainsi que leurs copains de plume qui n’ont rien demandé, mais qui sont quand même entraînés dans l’aventure!) : la fin du mois d’octobre ne rime pas seulement avec citrouilles, sorcières ou encore « Trick or treat ». Car, le 1er novembre, commence…

NaNo_2014

le défi de l’écriture en 30 jours, j’ai nommé le NaNoWrimo !

Si vous vous demandez de quelle drôle de bestiole je parle, je vous invite à lire cet article, qui cite également mes raisons pour laquelle j’aime participer à ce défi.

Vous voulez en savoir plus ? Je vous invite à lire l’excellent article d’Espaces Comprises (ainsi que l’ensemble de leur site, tant que vous y êtes!) sur le phénomène NaNo ainsi que celui des French Wrimos, regroupant les supporters du NaNo français (Notez, vous pouvez toujours squatter chez eux même si vous n’êtes pas français, l’accueil y est chaleureux!), qui vous expliquera tout ce qu’il y a à savoir sur les write-in, les gators, les badges, etc.

Pour mes lecteurs belges et qui voudraient se lancer dans l’aventure, sachez que cette année, la Belgique francophone a (enfin!) eu droit à son forum régional sur celui du NaNo. C’est-y pas beau ?

Quant à moi, me direz-vous, avec quel projet vais-je me lancer ?

Tout ce que je peux vous dire, c’est que le projet sera nécessairement du Young Adult et qu’il contiendra une bonne dose d’imaginaire! Incroyable, quand on me connaît, je sais 🙂 Et ne croyez pas que je vous tease en disant cela – pour une fois – c’est juste que moi et Muse cogitons encore pour savoir ce qui sortira de la plume/du clavier en ce mois de novembre…

Comme j’ai loupé mon NaNo 2013, je peux vous dire en tout cas que je suis motivée pour réussir celui-ci !

Alors, tenté par le NaNoWriMo? Avec quel projet comptez-vous vous lancer ?

NaNo

 

Ecrire pour la jeunesse

« Jeunesse » étant un terme assez large dans le contexte de cet article 🙂 Je préfère le préciser!

Une question qui revient souvent ces derniers temps est le fait d’écrire pour la jeunesse. Outre les réponses qui me viennent tout de suite à l’esprit quand on me pose cette question – à savoir que j’aime exploiter des personnages ados/jeunes adultes, que j’aime narrer leurs premières fois, que j’aime aussi leur style et la vision de la vie qu’on peut avoir à cet âge – j’ai aussi trouvé des échos dans cet article.

Il a été écrit par une agente américaine, Sarah LaPolla, que je suis sur Twitter (quelle surprise, n’est-ce pas, je sais que vous ne vous attendiez pas à ce que je mentionne Twitter dans cet article!) et parle justement d’écrire pour le 21e siècle. Le titre m’a pas mal intrigué et je me suis plongée dedans. De quoi cela parle-t-il, me direz-vous?

Tout simplement du public pour lequel les auteurs jeunesse écrivent en premier lieu, à savoir les jeunes (là aussi, je vise large). Des jeunes, qui pour la plupart, ne sont pas familiers des années 80 ou 90, mais bien des années 2000. Des enfants de ce 21e siècle, qui évolue tellement vite dans certains domaines et pas assez dans d’autres. Cela peut sembler une évidence, mais un point que Mrs LaPolla illustre parfaitement bien – et je pense qu’elle a l’expérience nécessaire pour le montrer, vu les centaines de soumissions qu’elle reçoit par semaine, si pas par jour! – c’est que les auteurs ont tendance à oublier justement ce 21e siècle.

Quelque part, c’est compréhensible. Pour prendre mon exemple, je suis née au début des années 80, j’ai connu une certaine période en étant ado, des références culturelles, sociales et économiques qui ne sont plus du tout les mêmes maintenant. Si je vous parle walkman, Friends ou encore Myspace, ça parlera naturellement à certains d’entre vous – et vous donnera un coup de vieux au passage! Si les ados d’aujourd’hui peuvent connaître ces références, ils n’ont pas vécu avec. Et honnêtement, pourquoi devraient-ils s’en soucier?

Comme le dit Mrs LaPolla

With adults, whether they’re 52 or 27, they have at least one thing in common: they can look back on their adolescence as adults. Teens can’t. They only know their own worldview and the here-and-now. This is one of the main reasons I love YA and want to bring more of it into the world. Teens are full of possibilities. They have more ahead of them than behind them, and their stories often reflect that.

Ce qui peut donner en VF:

Les adultes, qu’ils aient 52 ou 27, ont au moins une chose en commun: ils peuvent revenir sur leur adolescence, avec leurs yeux d’adulte. Les jeunes, eux, ne le peuvent pas. Ils n’ont que leur vision du monde et la perception « aujourd’hui & maintenant ». C’est l’une des raisons principales pour laquelle j’aime le YA et désire donner sa chance à davantage de romans écrits pour ce public. Les adolescents regorgent de possibilités. Ils regardent davantage en avant qu’en arrière et leurs histoires en sont souvent le reflet.

Est-ce à dire que nous sommes trop « vieux » en un sens pour écrire pour la jeunesse? Certainement pas. Car le YA – et c’est un sentiment que je partage entièrement – possède cette double nature, que certains pourront trouver contradictoire, mais que personnellement, je considère comme complémentaire, c’est-à-dire:

I am a firm believer that teens are teens are teens. Meaning, their circumstances and perspectives change, but they don’t. Not really. That’s another reason why I love YA. I don’t need to be a 21st century teen to remember what it felt like to be a teenager. The heart of your stories – the emotional arcs of your characters – should be timeless. That doesn’t mean you can ignore a changing world that influences how your audience relates to your novel.

Et en VF:

Je crois fermement que les adolescents restent des adolescents. Ce qui veut dire que les circonstances et les perspectives changent, mais qu’eux ne changent pas. Pas vraiment. C’est une autre raison pour laquelle j’aime le YA. Je n’ai pas besoin d’être un ado au 21e siècle pour savoir ce que c’est d’être un ado. Le coeur des histoires, les émotions que ressentent les personnages doivent avoir ce caractère intemporel. Ce qui ne signifie pas que vous pouvez ignorer un monde en pleine mutation, qui influence la manière dont votre public s’identifie à votre roman.

 

Ce caractère intemporel est quelque chose que je ressens très fort dans mes lectures, qui appartiennent le plus souvent au YA. Pourquoi sinon m’identifierais-je à ces personnages & ressentirais-je du plaisir à découvrir ces histoires, qui, à première vue, ne me concernent plus vraiment? Pourquoi, sinon ce caractère intemporel, ce côté commun à nous tous, peu importe l’âge que nous ayons, qui nous touche et nous fait vivre des émotions via ces romans? C’est quelque chose que l’on retrouve dans la plupart des romans YA, peu importe le contexte ou le genre d’ailleurs. Bien sûr, ce n’est pas la seule raison pour laquelle je lis du YA, mais j’en profite aussi pour clamer haut et fort: oui, le YA peut être lu par tous, peu importe que vous soyez un ado ou un adulte.

Pour autant – et là aussi, je suis tout à fait d’accord avec ce que Mrs LaPolla explique – il ne faut pas ignorer le monde dans lequel nous vivons, sans pour cela faire un blocage dessus – car soyons clairs, vous n’avez pas besoin de parsemer votre texte de références pour montrer que vous êtes « dans le coup » – une autre expression des années 90 !  – ou de faire un blocage dessus. Pourquoi ? Parce que ces références ne cessent d’évoluer et que votre texte risque de s’en ressentir par la suite, au moment de sa parution. Honnêtement, si vous décrivez un perso vêtu d’un jeans, est-il obligatoire de mentionner que ce sont des jeans skinny, baggy ou autres ? Ou que le téléphone portable dispose de l’option navigation sur Internet ? Nope. Il est bon aussi parfois de laisser l’imagination de votre lecteur faire son oeuvre. Et de penser à l’avenir & aux futures générations qui vous liront peut-être!

Si vous le pouvez, n’hésitez pas à lire la suite de cet article, très intéressant!