« Qui, de nous deux ? » devient « Memorex »

Comme l’illustre la couverture que j’ai l’immense plaisir de vous dévoiler ci-dessous !

memorex

Inutile de vous dire que je suis complètement fan de cette couverture, brillamment concoctée par la fine équipe de Gulf Stream Editeur ! Je profite d’ailleurs de cette annonce pour adresser un clin d’oeil complice à Angela Léry, formidable attachée de presse chez Gulf Stream et qui s’est gracieusement prêtée au jeu 😉

Pour ceux qui ont suivi le projet depuis le départ, vous remarquerez que l’étoile de mer, image que j’ai toujours utilisée pour parler de Memorex, qui s’appelait alors Qui, de nous deux ? et constituait mon NaNo 2014, est toujours bien présente.

Pourquoi ce changement de titre ?

D’abord, pour vous éviter de fredonner la chanson de M tout au long de votre lecture – je sais que certain-e-s en seront reconnaissant-e-s !

Ensuite, parce que moi et l’équipe éditoriale de Gulf Stream sommes d’avis que Memorex est davantage approprié à l’ambiance de ce roman, qui relève aussi bien du récit d’anticipation que du texte contemporain.

De quoi ça parle ?

Il est encore un peu trop tôt pour tout vous dévoiler, d’autant plus que Memorex paraîtra dans la collection Electrogène au mois de mai 2016. Je peux déjà vous dire qu’il s’agit d’un tome unique.

Mais encore ? 

Vous êtes exigeants 🙂

C’est un texte différent des Outrepasseurs, aussi bien dans le ton que dans son atmosphère. Ce qui ne change pas, c’est le plaisir de l’avoir écrit, d’avoir relevé des défis et découvert de nouveaux genres, horizons et personnages. J’ai hâte d’ailleurs que vous les découvriez à votre tour !

Si vous me suivez, que ce soit sur ce blog, les réseaux sociaux ou même les deux, vous vous doutez que des valeurs chères à mon coeur, comme la diversité et la multiculturalité, se sont naturellement insérées dans Memorex. Des thèmes plus que jamais d’actualité, d’ailleurs.

Voilà pour cette présentation. J’espère qu’elle vous aura plu, qu’elle vous aura intrigué et je vous donne rendez-vous au printemps prochain pour en savoir davantage 😉

NaNoWriMo 2015 – le jeu des dix anecdotes

Si vous ignorez de quoi je parle, aka le NaNoWrimo, rendez-vous ici  !

NaNo-2015-Participant-Banner

Miss Shana des Contes de Minuit m’ayant taggué pour vous révéler dix anecdotes concernant mon roman, je me suis dit que j’allais (encore) le tourner à ma sauce et vous offrir un petit panaché d’anecdotes sur les divers projets que j’ai pu écrire pendant mes NaNos.

Let’s go !

  1. Plusieurs de mes écrits plus ou moins longs sont, à l’origine, des nouvelles. Comme je suis moyennement douée pour cet exercice, soit je sous-estime la longueur finale du texte – ce fut encore le cas pour Mulberry Tree  – soit, quand la fin arrive, je suis insatisfaite, la Muse également et nous revenons toutes deux sur le texte parce qu’en fin de compte, je n’en ai pas tiré tout le potentiel… Ca peut donner un roman… voire toute une trilogie !

  2. Je n’ai pas de rituel d’écriture, à proprement parler. Pas de musique, ce qui a tendance à me déconcentrer, pas d’endroit favori, juste un maximum de calme – ce qui n’est pas toujours facile à trouver d’ailleurs ! J’ai déjà écrit dans les transports en commun, ce qui peut vous mettre les nerfs à rude épreuve avec le bruit ambiant – quand une passagère plus curieuse que les autres ne vous pose pas question sur question sur ce que vous écrivez (Rassurez-vous, Madame, je ne vous en veux plus… trop 😀 )

  3. Je ne suis pas réellement de méthode d’écriture, j’aime bien me lancer à l’aventure – comme vous le savez si vous lisez ce blog depuis quelque temps. Néanmoins, cela ne veut pas dire que je n’ai pas lu de bouquins sur le sujet, comme par exemple La dramaturgie d’Yves Lavandier ou encore L’anatomie du scénario de John Truby. Des livres très intéressants, que je vous recommande d’ailleurs si vous désirez en savoir plus sur les « méthodes » d’écriture. Pour ma part, je ne parviens définitivement pas à les appliquer.

  4. Petite anecdote sur les Outrepasseurs : dans une des toutes premières versions, Peter n’avait pas 17 ans, mais bien une bonne trentaine (oui, c’est un changement). Et laissez-moi vous dire qu’il était loin d’être candide… La preuve :

    « Braquant sa torche sur son visage, Peter l’inspecta sans vergogne. La dryade était jeune encore, elle n’avait sans doute pas trouvé son arbre-âme. Néanmoins, sous le double couvert de sa tunique et de sa veste, ses formes se révélaient assez appétissantes pour faire tourner la tête à plus d’un. Mais c’étaient ses yeux qui fascinaient Peter : ils lui rappelaient un regard semblable croisé quinze années auparavant et jamais oublié depuis. La jeune femme ne baissait toujours pas les yeux. Ménilboné se fera un plaisir de te briser, ma petite. » 

  5.  Mon NaNo 2014, alias Qui, de nous deux ? qui sera bientôt publié d’ailleurs, a représenté un défi dans pas mal de domaines. Première fois que j’écrivais au présent et à la première personne; Première fois également que mon personnage principal n’a pas de racines européennes; Et aussi, première incursion dans le YA contemporain, un genre que je lis de plus en plus, et qui transparaît pas mal dans ce roman… D’ailleurs, pour le plaisir, extrait !

    « Ma tante se trompe si elle croit que je la hais. J’ai appris que cela demandait trop d’énergie, je ne réserve ce sentiment que pour quelques personnes. Magali, elle, ne m’inspire que dégoût et mépris. Son attitude, après ce qu’il s’est passé et surtout, cette interview donnée à un célèbre tabloïd, étalant devant mes yeux incrédules les soi-disant secrets de notre famille… Chaque fois que j’y pense, il me suffit de fermer les paupières et de revoir les gros titres du canard en question.

    J’ai envie de l’étrangler.

    Et l’instant d’après, je me dis que je n’ai pas à me salir les mains, qu’elle n’en vaut pas la peine.

    Elle peut m’envoyer toutes les lettres du monde, je ne lui répondrai pas. »

  6. Si je n’aime pas la musique pendant l’écriture, en revanche, certaines chansons me trottent parfois en tête, au point que je me décide à les insérer, d’une manière ou d’une autre, dans mes écrits. Dernièrement, j’ai eu la surprise – hé oui, les auteurs peuvent se surprendre tous seuls ! – de constater qu’une chanteuse en particulier avait été citée à deux reprises dans mes bouquins. Il s’agit de Lana del Rey et, si je ne suis pas une fan inconditionnelle, le timbre de sa voix m’a suffisamment marquée pour que je me décide à citer un de ses airs… Et maintenant, je vous laisse jouer ! A votre avis, dans lesquels de mes ouvrages une référence à Lana del Rey  s’est-elle glissée ?  (En même temps, vous n’avez pas 36 000 possibilités… ^^ )

    Un indice :

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  7. Durant le mois d’octobre, j’ai changé de projet pour mon NaNo 2015. Certain-e-s d’entre vous l’ont peut-être vu apparaître sur le site du NaNoWriMo – sentez-vous d’ailleurs libres de m’ajouter en tant que writing buddy, si vous vous en sentez l’envie 🙂

     

  8. Ce qui m’amène donc au projet que je vais donc poursuivre pour le NaNo 2015 et que j’ai baptisé du nom de code Roar ! Oui, je sais, encore un titre de chanson, me direz-vous. Et de quoi ça parle ? Hé bien, malheureusement, je ne vais pas pouvoir en dire beaucoup plus… non pas pour vous faire mariner, mais bien parce que pour le moment, il doit encore demeurer secret. Sorry, folks ! Comme la présentation très succincte le mentionne, il s’agit bien d’un projet YA. Et en dépit des apparences,  Katy Perry n’y fera pas d’apparition 😉

    NaNo_2015

  9. Si j’aime beaucoup l’émulation et l’enthousiasme qui règnent autour du NaNo, en revanche, je n’ai encore jamais participé à une Kick-off ou un write-in qui s’organisent de plus en plus de par le monde ! Par manque d’opportunités ces dernières années – La Belgique était regroupée jusqu’il y a peu dans le forum néerlandophone, ce qui limitait les possibilités d’interaction – et par manque de temps aussi… Mais il ne faut jamais dire jamais, bien entendu ! 😉

  10. Et enfin, pour cette dernière anecdote, laissez-moi voir… Ah oui ! Je suis une vraie flemmarde – je sais, les gens ont beaucoup du mal à me croire quand je le dis, mais c’est la pure vérité. Pour le NaNo, c’est pareil. Je ne ferai jamais partie des compétiteurs qui alignent 50K, voire 100K en quelques jours – si, ils existent, j’en connais plusieurs. Perso, je continue à mon petit rythme, celui des 1666 mots par jour, et quand j’ai atteint la barre des 50 000 mots, je m’arrête. Et je valide. En général, c’est à ce moment-là que la Muse débarque avec ses idées de réécriture, d’ailleurs… *soupir*

Voilou pour ce tag bien sympathique ! Je vous invite à jeter un coup d’oeil sur les réponses de Miss Shana ou encore celles  de Miss Flo Bouquine concernant son projet. Comme d’habitude, je ne nomine personne, mais si vous avez envie de le faire, lâchez-vous.

A tout bientôt pour de nouvelles aventures !

Vos questions sur l’écriture et le métier d’auteur : huitième round !

Vous pouvez retrouver les rounds précédents ici 

La question du jour :

Bonjour ! J’ai une question, assez courte. Je me demandais combien de temps, une fois que vous avez écrit le brouillon d’un roman et que tous les chapitres sont rédigés, vous retravaillez un texte et comment est-ce que vous vous y prenez… Merci d’avance 

Bonne question. La réponse en bref : je n’en sais rien ^^ (Je sais, ça fait super organisé)

En réalité, c’est plutôt au cas par cas. D’une part, comme je l’ai sans doute expliqué lors des rounds précédents sur ce blog, je finis rarement la première version d’un roman. Le schéma est le suivant : je me lance, avec peu ou pas de préparation étant donné que je ne suis pas une fan des synopsis/plans/fiches, etc. Tout va bien jusqu’au stade des 50 000 mots – bizarrement (ou non), cela coïncide souvent avec la fin du NaNoWriMo.

Et là, je stoppe.

Pourquoi ? La raison en est simple. Muse s’en est mêlée. Et quand elle s’en mêle, me soufflant suggestions & nouvelles inspirations, je préfère m’arrêter dans le processus de rédaction, faire une pause plutôt que de continuer à tout prix.

C’est un choix personnel, bien entendu. Tout le monde n’agira pas de cette manière et quelque part, tant mieux. Pour l’avoir testée, non seulement sur les Outrepasseurs mais aussi pour Qui, de nous deux ?, c’est celle qui me convient.

Après ce premier arrêt, en général, je mets le projet en pause, le temps de rassembler mes idées et de pouvoir déconstruire l’intrigue. C’est là que commence la réécriture – avec une histoire plus affûtée, des persos plus construits & fouillés. L’avantage, c’est que je connais déjà mes personnages, j’ai fait leur connaissance, et je vois leur potentiel. Même chose pour l’histoire, d’ailleurs.

Je me (re)concentre sur les thèmes que je veux aborder, je redéfinis parfois les personnages du tout au tout – cela m’est d’ailleurs arrivé dans Qui, de nous deux ? une des personnages a subi un véritable « lifting » et elle m’est apparue beaucoup plus crédible de cette manière. Je coupe, je modifie, j’ai rarement l’opportunité de copier/coller car en général, je préfère réécrire. Un processus plus long, certes, mais grâce auquel je peux éviter d’abord les erreurs – ce qu’occasionne parfois les copier/coller – et ensuite, tout remettre à plat.

Cette réécriture est généralement bouclée jusqu’au mot FIN !

Et ensuite ?

Hé bien, ensuite, il y a plusieurs cas de figure : soit je remets le bébé à l’éditeur – si le roman était sous contrat – soit, s’il ne l’est pas, je lisse et je peux encore m’engager sur une phase de réécriture partielle. D’ailleurs, lors de mes dernières corrections éditoriales, c’est ce que j’ai fait. D’après les premiers retours, c’était une bonne idée 😉

Pour le temps que cela me prend, là aussi, ça dépend. Si j’ai une date limite pour rendre le manuscrit à l’éditeur, il est évident que je mets tout en oeuvre pour la rendre au jour dit, question de professionnalisme et de politesse. On me demande souvent, par ex. combien de temps cela me prend pour écrire un livre. La meilleure réponse que je puisse donner, c’est que cela se compte en mois.

Et que le travail de l’auteur est loin de s’arrêter au moment de rendre son bouquin à l’éditeur ! Car après, viennent les corrections éditoriales, la relecture du BAT, etc.

Voilou pour ma réponse 🙂

Et comme d’hab’, si vous avez des questions sur l’écriture & le métier d’auteur, inscrivez-les en commentaire.

NaNoWriMo 2015 – Quelques bonnes raisons de se lancer

Avec le mois d’octobre rime l’arrivée de l’automne, la récolte des potirons – inspirés par ceux de mon jardin – et bien entendu, le retour du NaNoWriMo !

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Brève présentation pour ceux qui ne connaissent pas le principe : Le NaNoWriMo – ou NaNo, de son petit nom – est une initiative américaine « National Novel Writing Month », comprenez le « Mois National de l’Ecriture d’un Roman ». Le principe est simple – pendant tout le mois de novembre, depuis le 1er à minuit jusqu’au 30, vous écrivez. L’objectif ? Atteindre les 50 000 mots, ce qui donne environ 300 000 signes espaces comprises.

Mis à part ce but, vous avez carte blanche – vous écrivez ce que vous voulez, comme vous le voulez ! Que ce soit un roman, des nouvelles, plusieurs projets en même temps ou encore votre mémoire, peu importe.

Je vous conseille de vous rendre sur le site du NaNoWriMo, où vous pouvez d’ailleurs retrouver plusieurs forums francophones, notamment en sélectionnant les régions correspondantes dans votre profil, pour plus d’information.

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A présent que je vous ai expliqué ce qu’est le NaNo, voici quelques bonnes raisons de se lancer dedans au cas par cas :

* Vous avez envie d’écrire mais n’osez pas vous lancer :

C’est le moment ou jamais ! D’une part, le NaNo, avec sa contrainte quotidienne d’écrire au moins 1666 mots par jour, vous oblige d’une certaine manière à dépasser vos appréhensions et à vous mettre devant le clavier en vous disant : « Cette fois-ci, c’est parti ! »

D’autre part, vous ne serez pas tout seul ! Chaque année, des millions de personnes à travers le monde participent au NaNo – il suffit de regarder la participation dans les différents forums pour s’en rendre compte. De plus, selon votre région, des évènements sont fréquemment organisés pour permettre aux NaNoteurs – comprenez les participants au NaNo – de se rencontrer et de s’épauler. Que ce soit les Kick-off party dès le 31 octobre, les write-in (sessions d’écriture intensive) tout au long du mois, les word wars virtuelles (même principe que les write-in, mais vous ne devez pas vous déplacer) ou encore les TGIO fin novembre (Thank God It’s Over = Dieu merci, le NaNo est fini ), vous ne courrez pas le risque de vous ennuyer !

Notez que tous ces évènements sont loin d’être obligatoires – perso, je n’y ai jamais participé et ça ne m’empêche pas de participer au NaNo . Donc, si vous voulez rester tranquillement dans votre coin, c’est parfaitement possible.

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* Vous souffrez du syndrome de la page blanche/la page noire :

Deux états contraires, à première vue, mais qui peuvent trouver un répit lors du NaNo. Si vous souffrez du syndrome de la page blanche, à savoir « Je n’ai pas d’idée/Je ne sais pas par où commencer », le NaNo vous donne l’occasion de vous mettre une date butoir pour organiser vos idées, titiller votre Muse, bref vous lancer une bonne fois pour toutes !

Pour ceux qui souffrent du syndrome de la page noire, à savoir « J’ai trop d’idées ! », là aussi, c’est l’opportunité rêvée pour élaborer votre plan de rédaction ou, si vous êtes comme moi et n’aimez pas trop les balisages avant-rédaction, faire le tri dans les embryons d’idées que vous souffle la Muse et décider celui qui vous tente le plus.

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* Pour tous les autres :

L’important, c’est de participer – c’est aussi valable pour le NaNo ! Que ce challenge fun et convivial vous plaise ou pas, que vous atteignez les 50 000 mots ou non, peu importe au final. Le NaNo, c’est aussi l’occasion de relever des défis, de vous lancer dans l’inconnu tête baissée et qui sait ce que vous pourriez récolter à la fin ? 🙂

Pour ma part, le NaNo est devenu une véritable tradition. J’aime y participer, j’aime l’ambiance et l’effervescence qui se dégagent à l’approche du premier novembre. Cela me donne de plus l’occasion parfaite de me jeter dans le vide à chaque fois, de tester mes limites. Enfin, l’exercice s’est révélé plutôt fructueux pour moi, puisque deux de mes romans débutés à l’occasion du NaNo – Les Outrepasseurs tome 1 ainsi que Qui, de nous deux ? (dont j’espère avoir bientôt l’occasion de vous en parler davantage ) – sont publiés/en passe de l’être.

C’est donc tout naturellement que je rempilerai pour cette édition 2015 ! Et là aussi, ce sera un défi, puisque je compte bien sortir de mes habitudes d’écriture. Si le récit que j’envisage sera toujours du Young Adult, en revanche, ce sera strictement du contemporain. Un genre que j’ai découvert au fil de mes lectures et qui m’attire de plus en plus…

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Je vous dis à bientôt pour des nouvelles supplémentaires et je vous souhaite, chers futurs NaNoteurs, une bonne préparation !

A ce sujet, n’hésitez pas à vous rendre sur le site Espaces Comprises & à lire ses articles sur le NaNo !

Nouvelles de la rentrée

Petit break dans les rounds des questions sur l’écriture et le métier d’auteur – pas de panique, ils reprendront bientôt leur cours ! – pour vous donner quelques nouvelles de ma rentrée littéraire, étant donné que l’on m’a dernièrement posé la question « Sur quoi bosses-tu en ce moment ? »

La réponse en une seule image :

starfish

Que le premier/la première qui a répondu Qui, de nous deux ? lève la main !

Bravo, vous avez remporté un extrait de ce roman à paraître en 2016, chez Gulf Stream Editeur dans sa toute nouvelle collection, Electrogène !

Des camionnettes aux gigantesques logos se massent en désordre près de la barrière automatique et des projecteurs braquent leurs feux sur la guérite occupée par les gardes. Des ombres chinoises se dessinent sous leur lumière, s’agitant furieusement, tels des insectes dont on aurait dérangé le nid. À cette distance, je ne peux pas en être sûre, mais il me semble bien reconnaître la haute stature de notre principal. Ce qui ne fait que confirmer mes soupçons.
J’aurais dû anticiper. Prévoir. Me blinder en conséquence.
Putains de journalistes.

Un style et une narration assez différents des Outrepasseurs, mais le plaisir de l’écrire reste le même. Le roman est en train de franchir une nouvelle étape, celle des corrections éditoriales, entre découpage, réécriture, lissage et autre affinage… L’occasion de retrouver – une dernière fois ! – tous mes personnages avant la relecture finale et l’envoi à l’imprimeur !

J’espère bientôt pouvoir vous en révéler davantage sur cette histoire, donc stay tuned 🙂

Et oui, avant que vous ne le demandiez, Muse a bien entendu d’autres projets dans son sac… Mais pour le moment, il n’y a rien de concret, donc je n’en dirai pas plus.

A très bientôt les gens !

[Dédicaces] Montreuil 2015 !

Je vous avais annoncé une bonne nouvelle dans les jours à venir, la voici : j’ai le plaisir d’annoncer que je serai en dédicace le week-end durant au Salon du Livre et de la Presse Jeunesse 2015, se tenant à Montreuil du 2 au 7 décembre 2015 !

 

montreuil_2015

 

Un thème 2015 « Pour de vrai… Pour de faux » qui me parle d’autant plus qu’en ce moment, je suis plongée dans les corrections éditoriales de Qui, de nous deux ? mon roman à paraître dans la collection Electrogène chez Gulf Stream Editeur… et oui, ce roman parle justement de faux-semblants et de vérités cachées, entre autres choses. Tout un programme 🙂

Created with Nokia Smart Cam

L’état du bébé pour le moment…

 

Et, qui sait ? Peut-être ceux et celles d’entre vous qui comptent venir à Montreuil auront droit à un avant-goût…

Je retourne au travail pour le moment… en attendant peut-être de vous livrer d’autres nouvelles prochainement !

[Agenda] Imaginales 2015 – Addendum

Je sais, je vous avais déjà donné un premier aperçu de mon programme pour les Imaginales 2015 via ce post. Néanmoins, comme plusieurs autres choses se sont ajoutées depuis lors – et pas des moindres ! – je me suis dit que ça valait bien un nouvel article 😉

Commençons donc par les conférences où j’interviendrai. Vous pouvez les voir en un seul clic en sélectionnant mon nom dans la liste des invités sur le site officiel du festival , mais pour le plaisir, comme dirait Herbert, je vous les copie/colle ci-dessous :

Vendredi 29 mai – 12h00 – Magic Mirrors 2

Café littéraire sur le thème des Lieux étranges… et vilains bestiaux ! (je ne sais pas vous, mais moi, j’adore cet intitulé !)

Y seront aussi présents : Jean-Claude Dunyach, Cassandra O’Donnell & Adrien Tomas

Dimanche 31 mai – 11h00 – Magic Mirrors 1

Café littéraire sur la magie et les magiciens

Y seront aussi présents : Charlotte Bousquet, Patrick McSpare… et Robin Hobb (*larmichette émue*)

Côté dédicaces, si je serai bien entendu là pour signer les Outrepasseurs, sachez que ce ne seront pas les seuls ouvrages dispos aux Imaginales, où ma prose sera présente !

En effet, grâce aux efforts de l’anthologiste et de l’éditrice de Voy’El, vous pouvez désormais lire les nouvelles de la collection E-courts, jusqu’ici seulement disponibles en version numérique, dans un ouvrage papier intitulé Sur les ailes de l’imaginaire ! Et donc oui, Au Service des Insectes en fait bien partie. Admirez un peu cette couv’ !

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Et last but definitely not least, voilà une autre surprise, cette fois-ci concoctée avec le concours de Gulf Stream Editeur…

Comme vous le savez si vous suivez ce blog depuis quelque temps, je vous ai déjà parlé de mon nouveau projet intitulé Qui, de nous deux ? , mais toujours en filigrane… Aussi, quel meilleur cadre que les Imaginales pour vous en révéler plus à ce sujet ?

Je vous invite donc à un apéro le dimanche 31 mai dès 12h15 à l’Espace Cours pour en découvrir davantage sur ce titre ainsi que les prochaines/actuelles publications dans la collection Electrogène de Gulf Stream ! Au menu : présentation de la collection, des ouvrages… et lecture d’extraits ! Je peux vous dire que ça va dépoter !

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Y seront aussi présents Jérôme Noirez, Charlotte Bousquet, Françoise Grard, Agnès Marot sans oublier Angela Léry, super attachée de presse !

Alors, vous serez au rendez-vous ? 😉

Je peux vous dire que je suis impatiente d’y être !

Revue de presse Le Libérateur… et petit teasing !

Moins de deux semaines après sa sortie, Le Libérateur, troisième tome des Outrepasseurs, remporte tous les suffrages & se transforme en véritable bourreau des coeurs (je sais, elle était facile).

Admirez le duo !

Admirez le duo !

Je vous invite à un petit tour d’horizon… garanti sans spoilers 😉

La fin m’a nouée la gorge. J’ai ressenti énormément d’émotions. Elle est aussi belle que sombre. La conclusion d’une saga mémorable. J’ai tant aimé qu’elle fait sans hésitation partie de mes séries préférées. J’en redemande encore !

Parole de Léa

Les fins, ce n’est jamais facile et souvent, ça passe ou ça casse. Alors arrêtons de tourner autour du pot : ce troisième tome clôt parfaitement la saga, il est aussi bon que les deux autres et j’y ai trouvé tout ce que j’espérais, et plus encore.

Allisonline

Encore une fois, le charme a opéré. J’ai été envoûtée du début jusqu’à la fin, j’ai « bu » les mots de Cindy et je me suis même dit, en rigolant, que j’étais complètement accroc à son écriture.

La plume de Manihola

En détournant les contes, en les rappelant, en partant vers d’autres directions, Cindy Van Wilder  s’affirme définitivement comme une grande conteuse à la plume alerte et érudite : à adopter définitivement. Un tome III éblouissant !

Khimaira

Alors oui, j’aime tout dans cette saga: l’histoire, les personnages, les recherches qui ont été faites, les liens avec d’autres œuvres, les couvertures, mais aussi le prix (hey oui, il faut le dire!)

La Croque-Livres

Quel beau final, quelle excellente série, quel talent….et j’en passe. Ce tome finit en apothéose la fin de ce triptyque magnifique qu’est les Outrepasseurs, un tome à la hauteur des deux précedents. Fabuleux, grandiose, grandiloquent, espiègle, plein d’actions et de rebondissements, je n’ai pas pu m’empêcher d’essayer de le lire au plus vite malgré mes partiels et en sachant aussi que ce serait le dernier de cette aventure !

Chasseuse de livres

Si vous hésitez encore……….. Je ne peux plus rien pour vous lol c’est sûr que cette lecture m’a profondément touchée et restera longtemps dans mon esprit, là … une place privilégiée ❤

Meloufoka

Comment voulez-vous ne pas avoir le sourire avec de tels avis ? Impossible ! Je sais, je le dis souvent, mais c’est néanmoins absolument sincère : un immense MERCI à tous les lecteurs ! Sans vous, cette aventure n’existerait pas 😉

Et oui, je vous promettais aussi un petit teasing – ne dérogeons pas aux bonnes habitudes, vous me connaissez ! – le voici…

electrogene

Hé oui, Gulf Stream Editeur lance une nouvelle collection, appelée Electrogène (la bien nommée !)

Vous voulez en savoir plus ?

Jetez donc un oeil sur cette interview… et lisez-la jusqu’au bout 😉

Alors, intrigués ?

Restez aux aguets, les gens… Je pourrais peut-être bientôt lever un coin du voile 😉

Une semaine en images

Vu que cette semaine a été riche en émotions – et ce n’est pas fini 😉 – voici un récapitulatif !

L’image 

starfish

Ceux qui ont suivi ma dernière aventure NaNoWrimo reconnaîtront peut-être cette photo…

Petit indice pour les autres : elle est liée à mon projet d’écriture, Qui, de nous deux ? dont je ne vous ai pas encore véritablement parlé et pour cause, car mardi j’ai mis un point final à l’écriture de ce roman ! (En versant ma petite larme, d’ailleurs… Ca va devenir un rituel).

Pour le moment, je ne vais pas encore lever le voile sur ce roman… mais peut-être en aurais-je bientôt l’occasion.

Stay tuned…

Les chroniques

Un vrai festival cette semaine, vous m’avez gâtée !

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En conclusion, un récit enivrant et passionnant qui pose les bases d’une trilogie dont je suis curieuse de connaître la suite. J’ai beaucoup aimé le style de l’auteur qui, en plus d’être très sympathique, nous révèle son talent de conteuse.

Cristal de Fee

Ce premier tome est bourré de potentiel et j’ai hâte de découvrir la suite qui est, paraît-il, encore meilleure !

Les lectures d’Alice

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Ce deuxième tome est encore meilleur que le premier. J’ai été passionnée, captivée. La plume de Cindy est magnifique et a su m’emporter dans un autre monde. Je ne peux que vous conseiller cette suite !

Parole de Léa

Bref, Les Outrepasseurs tome 2 : La Reine des Neiges est encore meilleur que le premier opus que j’avais déjà adoré ! Une écriture fluide et poétique qui vous emportera avec facilité dans son monde en compagnie de Peter, des Outrepasseurs et des fés. J’ai vraiment hâte de dévorer le troisième et dernier tome !

The Notebook 14

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Le tome 3, déjà coup de coeur à la librairie de la presqu’île à Strasbourg !

Et oui, à peine sorti, Le Libérateur suscite déjà les réactions… et les coups de coeur ! 🙂

Comme celui de The Notebook 14 !

Bref, la trilogie des Outrepasseurs se termine avec ce tome 3 : Le Libérateur. J’ai été emportée dans cette histoire poétique avec Peter, Arnaut, le Chasseur et tous les autres ! Je suis triste que ce soit déjà terminé car ils vont me manquer mais j’ai trouvé que la fin était parfaite. Si vous n’avez toujours pas découvert cet univers si particulier, n’hésitez plus et n’attendez plus pour le faire !!

Et pour finir, un joli portrait de famille 🙂

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La jolie surprise

c’est la victoire des Outrepasseurs tome 1 : Les Héritiers aux awards du site Vampires et Sorcières, dans la catégorie Low & Urban Fantasy ! 

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Merci à tous les votants et bravo aux gagnants !

L’agenda du week-end

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C’est la dédicace – sans « e » supplémentaire à mon nom 😉 – à la librairie le Grand Cercle, ce samedi de 14 à 18 h !

Je vous donne RDV la semaine prochaine pour d’autres nouvelles… & aventures !

Jeu anniversaire Outrepasseurs : And the winner is…

Sans plus attendre, voici le résultat du jeu anniversaire des Outrepasseurs dont je vous parlais ici.

Le n° pioché au hasard est le 28 ! Et voici l’extrait correspondant…

Cette fois-ci, elle chanta pour les flocons qui tournoieraient bientôt dans le vent, pour la neige qui recouvrirait ses terres, pour la bise qui gèlerait les hommes jusqu’à l’os. Pour Hiver, et sa souveraine puissance. 

Mon dernier Hiver, songea-t-elle.

Des larmes dévalèrent le long de ses joues, tombant sur le sol aride, gouttes éphémères.

Enfin, Snezhkaïa posa une main hésitante sur son crâne. Les Outrepasseurs l’avaient rasée, mais depuis son évasion, ses cheveux d’encre avaient repoussé. Les mèches n’étaient pas assez longues cependant pour qu’elle n’entaille pas sa peau quand elle les coupa, fragile offrande à l’océan qui venait s’échouer à ses pieds. Et quand tout fut fini, sous l’éclat indifférent des étoiles et de la lune, Snezhkaïa attendit. Malgré le froid qui courait sous sa peau, la lassitude qui la gagnait de manière sournoise, le feu de ses blessures, elle attendit que les anciens enchantements reviennent à la vie…

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Rendez-vous le 9 avril pour en savoir plus ! Et guettez bien les annonces… car je suis loin d’en avoir fini avec les surprises!

Et comme j’aime vous gâter, voici un autre extrait, cette fois-ci tiré de mon projet en cours d’écriture, j’ai nommé Qui, de nous deux ?

Attendre. Un verbe que Kassa peut conjuguer à tous les temps. Un verbe qu’il ne supporte plus, du haut de ses douze ans. Dans son sang bouille l’impatience. La volonté de quitter cet horizon uniquement composé de tentes blanches, rangées sur rangées sur rangées. Des tentes, à perte de vue. Kassa ne se souvient plus s’il a déjà vécu dans un bâtiment en dur. Le mot « maison » lui est devenu étranger. Un rêve, un mirage dans cet environnement hostile, où le désespoir s’accumule, où la violence éclate pour un oui ou un non. Kassa a appris à se battre très tôt, sa haute taille pour son âge l’y aide. Il sait jouer des poings et des pieds, mordre et griffer. Il sait aussi que certains gamins de son âge ont disparu des camps, qu’ils ont franchi les fils barbelés délimitant le camp et ont été emportés par des Jeeps conduites par des hommes armés.

S’il n’y avait pas sa mère, il serait peut-être parti avec eux. Ou pas. Car son instinct de survie, né au fil des longues marches dans le désert et aiguisé par la lutte quotidienne des camps, lui souffle que la mort se cache dans ces véhicules puant l’essence et l’huile.

 

starfish