NaNoWriMo 2016 et autres news !

Si vous me suivez sur les réseaux sociaux et/ou lisez ce blog depuis quelque temps, vous savez que le NaNoWriMo c’est une institution pour moi. Je relève très peu de défis/challenges, mais celui-là, il m’attire aussi sûrement que le parfum du miel pour un ours affamé (oui, vous noterez que c’est l’heure du dessert… Hum.)

Tout ça pour vous annoncer que ça y est, après un marathon d’écriture assez frénétique, j’ai remporté l’édition 2016 !

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Elle est pas jolie cette bannière ? Et pour fêter ça, un extrait du roman sur lequel j’ai travaillé, j’ai nommé Ce soir, le ciel nous appartient (ou #CSLCNA de son petit nom).

Je ne pensais pas qu’on pouvait se retrouver aussi vulnérable. Tout ce que nous sommes – nos défauts, nos imperfections, nos travers exposés à la vue d’une seule et même personne.
Et qu’au lieu de nous détruire, elle pouvait nous protéger.
Veiller sur nous.
Nous rendre plus forts.
Tisser, entre son âme et la nôtre, cette confiance, cette certitude qu’elle sera toujours là pour nous rattraper si un jour, nous tombons et n’arrivons pas à nous relever.

 

Enfin, à vos agendas ! Car ce week-end, je suis au Salon du Livre de Colmar – une première pour moi ! Je serai présente tout le week-end sur le stand de Gulf Stream, Hall 4.

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En attendant Montreuil, dont je vous reparlerai mercredi prochain 😉

[NaNoWriMo Checkpoint] Semaines 3 et 4

Hello les gens !

Tout d’abord, avant de parler écriture et NaNoWriMo, je tiens à vous remercier pour tous vos petits mots en réponse à mon dernier article sur ma prochaine parution, Memorex. Que ce soit ici ou sur les réseaux sociaux, vos avis m’ont beaucoup touché, ça me fait extrêmement plaisir !

Passons donc au NaNoWriMo. Un constat s’impose d’emblée : le mien est tombé à l’eau. Cette édition 2016 n’atteindra pas les 50 k prévus au 30/11. Non pas que je trouve cet échec fort grave – je sais que je vais continuer l’histoire de Roar, mais à mon rythme. Pour les raisons, hé bien, c’est fort simple. Le week-end dernier, je comptais bien atteindre les 25 k. Les évènements qui ont eu lieu vendredi soir ont coupé net tout élan de ma part.

Je ne suis pas la seule, loin de là, comme j’ai pu le lire ça et là sur la Toile. Il est dur de reprendre un rythme de vie normal, encore plus difficile de retrouver suffisamment d’inspiration pour poursuivre. Muse a fait un black-out cette semaine. Néanmoins, la vie doit poursuivre son cours, et ce week-end, j’ai retrouvé le chemin de la plume. Je vais donc poursuivre mon petit bout de chemin, phrase par phrase, page après page. Car arriver à la fin de cette première version est ce qui importe le plus, au final.

Un petit extrait pour finir cet article :

Je relève la tête, croise le regard sombre de mon ami. Il semble aussi éberlué que terrifié par mon égarement. Pendant de longs instants, nous demeurons ainsi, les yeux dans les yeux. Je réalise que son bras est passé autour de mes épaules, qu’il est agenouillé auprès de ma couche, où je suis étendue et que son visage est à quelques pouces du mien.

En un réflexe né d’une longue habitude, je pose ma tête sur son épaule. Sa chaleur familière se communique à ma peau, me rassure bien mieux que n’importe quel mot ne saurait le faire. Son pouls s’apaise, le mien aussi.

Pour tous ceux qui continuent l’aventure, que vous atteigniez ou pas les 50k le 30/11, je vous dis bravo et courage !

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NaNoWriMo Checkpoint – Semaine 2

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Pour voir le premier checkpoint NaNoWriMo, rendez-vous par ici 🙂

La deuxième semaine du NaNo pointe donc le bout de son nez… et je peux vous dire que je n’ai pas vu les jours passer ! Au niveau de la progression en nombre de mots, après un week-end & un lundi très fructueux, j’ai eu un petit coup de mou en milieu de semaine, reprise du travail oblige. Heureusement, j’ai pu limiter la casse et surtout, reprendre de l’avance durant ce week-end.

Pour le moment, Roar comptabilise un total de 15 000 mots. J’ai donc un jour d’avance sur le planning NaNoWriMo… à dater de ce dimanche, bien sûr. Heureusement que le jour férié du mercredi 11 se profile à l’horizon ! D’ailleurs, à propos du mercredi 11, je vous réserve un petit bonus, à découvrir à la fin de cet article pour les plus impatients 🙂

Au niveau de l’histoire, je m’éclate, tout simplement. C’est le gros avantage du NaNoWriMo à mes yeux, c’est cette philosophie « Allez, j’y vais, je ne me pose pas de questions ». Bref, je suis à fond derrière mes deux points de vue, très différents l’un de l’autre. D’une part, j’ai une forte tête, qui en a bavé dès le premier chapitre – et oui, je suis une auteur sadique, je le revendique. D’autre part, quelqu’un de plus réservé, encore dans sa coquille… et qui va en baver tout autant.

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En attendant de pouvoir torturer encore davantage mes personnages, j’ai aussi *un peu*de lecture à potasser…

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Oui, il s’agit bien de documentation pour mon NaNoWriMo ! L’avantage de travailler sur un sujet que vous aimez depuis belle lurette, c’est que vous avez forcément des bouquins et autres docs sur le sujet. L’inconvénient… Hé bien, vous n’avez plus qu’à (re)lire ça attentivement, histoire de ne pas raconter trop de bêtises dans votre manuscrit.

Et pour clôturer ce compte rendu de ma première semaine de NaNoWriMo, petit extrait :

J’essayais de trouver chez elle, dans son port de tête, dans les lignes graciles de son corps, dans le flot de soie de ses cheveux, quelque chose qui m’appartienne aussi.

Quelque chose que je pourrais retrouver dans mon propre miroir.

Quelque chose qui nous lierait.

Je n’y ai jamais réussi.

Ma mère, cette étrangère.

On passe à la question du jour, qui nous vient de Flobouquine, qui réalise son premier NaNo et dont vous pouvez suivre la progression, entre autres choses, sur sa chaîne YT ! J’en profite d’ailleurs pour saluer au passage ma chère Twitter List, toujours prête à me soutenir dans l’aventure 🙂

Comment procèdes-tu avec tes bêta lecteurs ? Tu leur donnes le manuscrit complet ou par chapitre à lire ?

En général, quand je fais appel à mes bêta-lecteurs – qui sont en général des bêta-lectrices, mais pas tout le temps ^^ – le roman est terminé, d’une part et relu de manière attentive, d’autre part. (Enfin en règle générale, car il m’est arrivé aussi d’envoyer des textes plus bruts, par manque de temps… On peut dire que j’ai des BL géniaux 🙂 )

Je ne peux bien sûr pas me permettre une phase de relecture/correction durant le NaNo, par manque de temps, même si j’aime relire ce que j’ai écrit la veille, histoire de me remettre dans le bain. Les avis de mes BL sont d’autant plus précieux qu’ils découvrent le texte avec un oeil neuf, qu’ils ont la distance nécessaire pour voir ce qui cloche ou non, ce que vous, en tant qu’auteur, ne serez jamais capable de faire !

Donc, je préfère leur donner une version la plus aboutie possible et attendre leurs retours bien sagement – ou plutôt en frétillant d’impatience mêlée d’appréhension 😀

Néanmoins, il m’arrive de livrer des extraits bruts de chez bruts à une de mes bêta-lectrices, juste pour le fun, pour le plaisir d’échanger et de s’encourager mutuellement. D’ailleurs, elle en fait de même avec moi 🙂

Vous avez d’autres questions à me poser, que ce soit sur l’écriture, le métier d’auteur, le NaNoWriMo ou d’autres sujets ? Ca tombe bien… car j’ai décidé d’organiser, le mercredi 11/11 de 19 à 20h, une session questions/réponses live ! Elle se déroulera en simultané sur ma page Facebook et sur Twitter, où vous pourrez me poser les questions en me tagguant @cindy_vw

J’espère vous voir nombreux/nombreuses à cette première édition !

C’est tout pour ce Checkpoint NaNo, rendez-vous la semaine prochaine pour de nouvelles aventures… et en attendant, que les Muses soient avec vous 🙂

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Muse en mode warrior

NaNoWriMo Checkpoint – Semaine 1

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A peine deux jours que le NaNoWriMo 2015 est sur les rails et je peux vous dire que ça dépote grave !!

Avant de parler écriture et de mon projet gracieusement intitulé Roarsi vous vous demandez de quoi il en retourne, visez donc cet article – je veux avant tout souligner que j’ai rarement vu & lu un tel enthousiasme, une telle émulation autour de moi. C’est quelque chose d’extraordinaire de se rendre compte qu’en même temps que vous, partout dans le monde, des gens, qu’il s’agissent de leur premier NaNo ou pas, relèvent le défi et se mettent à écrire. Et tout ça dans la bonne humeur ! C’est juste génial, je n’ai pas d’autres mots. Un clin d’oeil tout spécial aux copines & copains bloggeurs & booktubeurs qui se sont lancés dans l’aventure cette année et dont j’adore lire les posts & voir les vlogs.

Franchement, tous et toutes, vous m’impressionnez ! 🙂

Pour en venir à Roar…

(Juste pour le plaisir, je vous remets sa couv’ – oui, elle est absolument provisoire !)

NaNo_2015

Je dois dire que Muse a été bien inspirée durant ces deux jours ! La preuve en image :

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Pour ceux qui ne déchiffreraient pas mes pattes de mouche, j’ai donc atteint le cap des 5 000 mots 😉 J’avoue que noter ma progression quotidienne me motive, d’autant plus quand c’est dans le super carnet concocté par Miss ChocoFraise (regardez donc sa boutique, elle en vaut la peine !)

carnet

Pour en revenir à Roar, c’est un peu compliqué de vous parler d’un projet sur lequel je ne peux quasi rien dire, mais pour le moment, les deux points de vue principaux du roman progressent très bien. J’ai aussi changé de mode et de forme de narration, des modifications qui me ravissent.

Toujours pour le plaisir, voici – quand même ! – la première phrase de Roar.

J’aurais aimé être un homme.

Tout un programme, n’est-ce pas ?

Enfin, je compte profiter de ces checkpoints hebdomadaires pour aussi répondre à vos questions sur le NaNo, l’écriture, etc, si vous en avez. Posez-les en commentaire ou sur les réseaux sociaux, en me tagguant bien entendu. La première vient de Miss Coralie :

Comment organises-tu tes sessions d’écriture ? Comment fais-tu pour ne pas partir en courant devant la page blanche ? Et comment sais-tu que telle ou telle intrigue vaut mieux qu’une autre, même question pour les persos ?

Ou comment poser plusieurs questions en une ! 😉

Commençons dans l’ordre :

  • Je n’organise pas vraiment mes sessions d’écriture, je profite plutôt de chaque moment de libre pour grapiller quelques mots au passage. Ces deux derniers jours, c’était plutôt facile, vu que je profitais d’un congé. A présent que le boulot va me rattraper, je devrai donc plus que jamais profiter de chaque moment libre, que ce soit en soirée, matin ou durant le week-end 😉
  • Partir en courant devant la page blanche ? Ah non, c’est pas du tout le style de Muse ! Au contraire, la page blanche représente un challenge irrésistible pour elle. La griffonner, la noircir au fur et à mesure avec en arrière-fond le bruit du clavier… Voilà qui représente une extase Musesque en règle. Plus sérieusement, si j’ai une crainte, ce n’est pas celle de la page blanche, mais plutôt de la page noire, à savoir avoir trop d’idées en même temps sans que je ne parvienne à les organiser. Heureusement, le NaNo a ceci de bon qu’il me force à me lancer à l’eau sans plus tergiverser sur la planche du plongeoir – tous ceux qui ont vécu cette situation, au propre comme au figuré, savent de quoi je parle !
  • Pour l’intrigue & les persos… Bon, là, je dois vous avouer une chose : je les ai quand même préparés à l’avance. Si. Je vous jure. Moi, la bordélique, la flemmarde toutes catégories quand il s’agit de rédiger un synopsis, j’en ai quand même dressé un. Mieux encore, je me suis faite des pense-bêtes – ou une mindmap, c’est comme vous voulez – pour ce NaNo-ci. La preuve :

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  • Incroyable, n’est-ce pas ? Bon, en même temps, soyons lucides: rien ne dit que je vais effectivement respecter ce syno. Pour revenir à la question originale, préférer une intrigue, des persos, en général me vient assez naturellement. Les persos me viennent souvent en premier – et croyez-moi sur parole, les coulisses sont parfois encombrées de personnages, qui tous, veulent avoir droit au chapitre. Heureusement que Muse met un peu d’ordre là-dedans. Pour l’intrigue, j’observe les thèmes que je veux explorer, le cadre, etc. Là, je ne vous cache pas que le cadre de ce NaNo est un de mes favoris, je peux même dire une vraie passion d’enfance ! Dès lors, il m’était assez facile de me (re)plonger dans le bain.

Voilou pour mes réponses 🙂 Je vous dis à la semaine prochaine pour un prochain #NaNoCheckpoint. Et en attendant… A vos claviers !

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NaNoWriMo 2015 – le jeu des dix anecdotes

Si vous ignorez de quoi je parle, aka le NaNoWrimo, rendez-vous ici  !

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Miss Shana des Contes de Minuit m’ayant taggué pour vous révéler dix anecdotes concernant mon roman, je me suis dit que j’allais (encore) le tourner à ma sauce et vous offrir un petit panaché d’anecdotes sur les divers projets que j’ai pu écrire pendant mes NaNos.

Let’s go !

  1. Plusieurs de mes écrits plus ou moins longs sont, à l’origine, des nouvelles. Comme je suis moyennement douée pour cet exercice, soit je sous-estime la longueur finale du texte – ce fut encore le cas pour Mulberry Tree  – soit, quand la fin arrive, je suis insatisfaite, la Muse également et nous revenons toutes deux sur le texte parce qu’en fin de compte, je n’en ai pas tiré tout le potentiel… Ca peut donner un roman… voire toute une trilogie !

  2. Je n’ai pas de rituel d’écriture, à proprement parler. Pas de musique, ce qui a tendance à me déconcentrer, pas d’endroit favori, juste un maximum de calme – ce qui n’est pas toujours facile à trouver d’ailleurs ! J’ai déjà écrit dans les transports en commun, ce qui peut vous mettre les nerfs à rude épreuve avec le bruit ambiant – quand une passagère plus curieuse que les autres ne vous pose pas question sur question sur ce que vous écrivez (Rassurez-vous, Madame, je ne vous en veux plus… trop 😀 )

  3. Je ne suis pas réellement de méthode d’écriture, j’aime bien me lancer à l’aventure – comme vous le savez si vous lisez ce blog depuis quelque temps. Néanmoins, cela ne veut pas dire que je n’ai pas lu de bouquins sur le sujet, comme par exemple La dramaturgie d’Yves Lavandier ou encore L’anatomie du scénario de John Truby. Des livres très intéressants, que je vous recommande d’ailleurs si vous désirez en savoir plus sur les « méthodes » d’écriture. Pour ma part, je ne parviens définitivement pas à les appliquer.

  4. Petite anecdote sur les Outrepasseurs : dans une des toutes premières versions, Peter n’avait pas 17 ans, mais bien une bonne trentaine (oui, c’est un changement). Et laissez-moi vous dire qu’il était loin d’être candide… La preuve :

    « Braquant sa torche sur son visage, Peter l’inspecta sans vergogne. La dryade était jeune encore, elle n’avait sans doute pas trouvé son arbre-âme. Néanmoins, sous le double couvert de sa tunique et de sa veste, ses formes se révélaient assez appétissantes pour faire tourner la tête à plus d’un. Mais c’étaient ses yeux qui fascinaient Peter : ils lui rappelaient un regard semblable croisé quinze années auparavant et jamais oublié depuis. La jeune femme ne baissait toujours pas les yeux. Ménilboné se fera un plaisir de te briser, ma petite. » 

  5.  Mon NaNo 2014, alias Qui, de nous deux ? qui sera bientôt publié d’ailleurs, a représenté un défi dans pas mal de domaines. Première fois que j’écrivais au présent et à la première personne; Première fois également que mon personnage principal n’a pas de racines européennes; Et aussi, première incursion dans le YA contemporain, un genre que je lis de plus en plus, et qui transparaît pas mal dans ce roman… D’ailleurs, pour le plaisir, extrait !

    « Ma tante se trompe si elle croit que je la hais. J’ai appris que cela demandait trop d’énergie, je ne réserve ce sentiment que pour quelques personnes. Magali, elle, ne m’inspire que dégoût et mépris. Son attitude, après ce qu’il s’est passé et surtout, cette interview donnée à un célèbre tabloïd, étalant devant mes yeux incrédules les soi-disant secrets de notre famille… Chaque fois que j’y pense, il me suffit de fermer les paupières et de revoir les gros titres du canard en question.

    J’ai envie de l’étrangler.

    Et l’instant d’après, je me dis que je n’ai pas à me salir les mains, qu’elle n’en vaut pas la peine.

    Elle peut m’envoyer toutes les lettres du monde, je ne lui répondrai pas. »

  6. Si je n’aime pas la musique pendant l’écriture, en revanche, certaines chansons me trottent parfois en tête, au point que je me décide à les insérer, d’une manière ou d’une autre, dans mes écrits. Dernièrement, j’ai eu la surprise – hé oui, les auteurs peuvent se surprendre tous seuls ! – de constater qu’une chanteuse en particulier avait été citée à deux reprises dans mes bouquins. Il s’agit de Lana del Rey et, si je ne suis pas une fan inconditionnelle, le timbre de sa voix m’a suffisamment marquée pour que je me décide à citer un de ses airs… Et maintenant, je vous laisse jouer ! A votre avis, dans lesquels de mes ouvrages une référence à Lana del Rey  s’est-elle glissée ?  (En même temps, vous n’avez pas 36 000 possibilités… ^^ )

    Un indice :

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  7. Durant le mois d’octobre, j’ai changé de projet pour mon NaNo 2015. Certain-e-s d’entre vous l’ont peut-être vu apparaître sur le site du NaNoWriMo – sentez-vous d’ailleurs libres de m’ajouter en tant que writing buddy, si vous vous en sentez l’envie 🙂

     

  8. Ce qui m’amène donc au projet que je vais donc poursuivre pour le NaNo 2015 et que j’ai baptisé du nom de code Roar ! Oui, je sais, encore un titre de chanson, me direz-vous. Et de quoi ça parle ? Hé bien, malheureusement, je ne vais pas pouvoir en dire beaucoup plus… non pas pour vous faire mariner, mais bien parce que pour le moment, il doit encore demeurer secret. Sorry, folks ! Comme la présentation très succincte le mentionne, il s’agit bien d’un projet YA. Et en dépit des apparences,  Katy Perry n’y fera pas d’apparition 😉

    NaNo_2015

  9. Si j’aime beaucoup l’émulation et l’enthousiasme qui règnent autour du NaNo, en revanche, je n’ai encore jamais participé à une Kick-off ou un write-in qui s’organisent de plus en plus de par le monde ! Par manque d’opportunités ces dernières années – La Belgique était regroupée jusqu’il y a peu dans le forum néerlandophone, ce qui limitait les possibilités d’interaction – et par manque de temps aussi… Mais il ne faut jamais dire jamais, bien entendu ! 😉

  10. Et enfin, pour cette dernière anecdote, laissez-moi voir… Ah oui ! Je suis une vraie flemmarde – je sais, les gens ont beaucoup du mal à me croire quand je le dis, mais c’est la pure vérité. Pour le NaNo, c’est pareil. Je ne ferai jamais partie des compétiteurs qui alignent 50K, voire 100K en quelques jours – si, ils existent, j’en connais plusieurs. Perso, je continue à mon petit rythme, celui des 1666 mots par jour, et quand j’ai atteint la barre des 50 000 mots, je m’arrête. Et je valide. En général, c’est à ce moment-là que la Muse débarque avec ses idées de réécriture, d’ailleurs… *soupir*

Voilou pour ce tag bien sympathique ! Je vous invite à jeter un coup d’oeil sur les réponses de Miss Shana ou encore celles  de Miss Flo Bouquine concernant son projet. Comme d’habitude, je ne nomine personne, mais si vous avez envie de le faire, lâchez-vous.

A tout bientôt pour de nouvelles aventures !

NaNoWriMo 2015 – Quelques bonnes raisons de se lancer

Avec le mois d’octobre rime l’arrivée de l’automne, la récolte des potirons – inspirés par ceux de mon jardin – et bien entendu, le retour du NaNoWriMo !

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Brève présentation pour ceux qui ne connaissent pas le principe : Le NaNoWriMo – ou NaNo, de son petit nom – est une initiative américaine « National Novel Writing Month », comprenez le « Mois National de l’Ecriture d’un Roman ». Le principe est simple – pendant tout le mois de novembre, depuis le 1er à minuit jusqu’au 30, vous écrivez. L’objectif ? Atteindre les 50 000 mots, ce qui donne environ 300 000 signes espaces comprises.

Mis à part ce but, vous avez carte blanche – vous écrivez ce que vous voulez, comme vous le voulez ! Que ce soit un roman, des nouvelles, plusieurs projets en même temps ou encore votre mémoire, peu importe.

Je vous conseille de vous rendre sur le site du NaNoWriMo, où vous pouvez d’ailleurs retrouver plusieurs forums francophones, notamment en sélectionnant les régions correspondantes dans votre profil, pour plus d’information.

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A présent que je vous ai expliqué ce qu’est le NaNo, voici quelques bonnes raisons de se lancer dedans au cas par cas :

* Vous avez envie d’écrire mais n’osez pas vous lancer :

C’est le moment ou jamais ! D’une part, le NaNo, avec sa contrainte quotidienne d’écrire au moins 1666 mots par jour, vous oblige d’une certaine manière à dépasser vos appréhensions et à vous mettre devant le clavier en vous disant : « Cette fois-ci, c’est parti ! »

D’autre part, vous ne serez pas tout seul ! Chaque année, des millions de personnes à travers le monde participent au NaNo – il suffit de regarder la participation dans les différents forums pour s’en rendre compte. De plus, selon votre région, des évènements sont fréquemment organisés pour permettre aux NaNoteurs – comprenez les participants au NaNo – de se rencontrer et de s’épauler. Que ce soit les Kick-off party dès le 31 octobre, les write-in (sessions d’écriture intensive) tout au long du mois, les word wars virtuelles (même principe que les write-in, mais vous ne devez pas vous déplacer) ou encore les TGIO fin novembre (Thank God It’s Over = Dieu merci, le NaNo est fini ), vous ne courrez pas le risque de vous ennuyer !

Notez que tous ces évènements sont loin d’être obligatoires – perso, je n’y ai jamais participé et ça ne m’empêche pas de participer au NaNo . Donc, si vous voulez rester tranquillement dans votre coin, c’est parfaitement possible.

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* Vous souffrez du syndrome de la page blanche/la page noire :

Deux états contraires, à première vue, mais qui peuvent trouver un répit lors du NaNo. Si vous souffrez du syndrome de la page blanche, à savoir « Je n’ai pas d’idée/Je ne sais pas par où commencer », le NaNo vous donne l’occasion de vous mettre une date butoir pour organiser vos idées, titiller votre Muse, bref vous lancer une bonne fois pour toutes !

Pour ceux qui souffrent du syndrome de la page noire, à savoir « J’ai trop d’idées ! », là aussi, c’est l’opportunité rêvée pour élaborer votre plan de rédaction ou, si vous êtes comme moi et n’aimez pas trop les balisages avant-rédaction, faire le tri dans les embryons d’idées que vous souffle la Muse et décider celui qui vous tente le plus.

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* Pour tous les autres :

L’important, c’est de participer – c’est aussi valable pour le NaNo ! Que ce challenge fun et convivial vous plaise ou pas, que vous atteignez les 50 000 mots ou non, peu importe au final. Le NaNo, c’est aussi l’occasion de relever des défis, de vous lancer dans l’inconnu tête baissée et qui sait ce que vous pourriez récolter à la fin ? 🙂

Pour ma part, le NaNo est devenu une véritable tradition. J’aime y participer, j’aime l’ambiance et l’effervescence qui se dégagent à l’approche du premier novembre. Cela me donne de plus l’occasion parfaite de me jeter dans le vide à chaque fois, de tester mes limites. Enfin, l’exercice s’est révélé plutôt fructueux pour moi, puisque deux de mes romans débutés à l’occasion du NaNo – Les Outrepasseurs tome 1 ainsi que Qui, de nous deux ? (dont j’espère avoir bientôt l’occasion de vous en parler davantage ) – sont publiés/en passe de l’être.

C’est donc tout naturellement que je rempilerai pour cette édition 2015 ! Et là aussi, ce sera un défi, puisque je compte bien sortir de mes habitudes d’écriture. Si le récit que j’envisage sera toujours du Young Adult, en revanche, ce sera strictement du contemporain. Un genre que j’ai découvert au fil de mes lectures et qui m’attire de plus en plus…

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Je vous dis à bientôt pour des nouvelles supplémentaires et je vous souhaite, chers futurs NaNoteurs, une bonne préparation !

A ce sujet, n’hésitez pas à vous rendre sur le site Espaces Comprises & à lire ses articles sur le NaNo !

Vos questions sur l’écriture et le métier d’auteur : premier round !

Il y a quelque temps, je vous avais proposé de me poser toutes les questions qui vous sont déjà passées par la tête concernant l’écriture & le métier d’auteur. Vous avez été nombreux à me transmettre vos interrogations, j’ai donc procédé à un tirage au sort pour cette première session de questions/réponses 😉 Si votre question n’y est pas, ne vous en faites pas, elle sera mentionnée dans une prochaine session.

Petite précision avant de commencer : il va de soi que ces réponses n’engagent que moi 😉 Je me garderais bien de parler pour les autres !

  • Comment canaliser le trop grand enthousiasme de Muse ?

La bonne question ! Si vous ne connaissez pas Muse, petite présentation : c’est comme ça que je nomme cette petite voix qui vous souffle des idées d’histoires – le plus souvent au plus mauvais moment, quand vous êtes occupés à autre chose/il est trois heures du mat’ et vous êtes forcés de vous lever pour noter ce qu’elle vient de vous murmurer à l’oreille (ne rigolez pas, c’est déjà arrivé !) – bref la Muse sans l’aura qu’elle inspirait aux anciens Grecs et que je me représente souvent – allez savoir pourquoi… – sous les traits de mon chat.

Si Muse peut vous être d’un grand service, elle peut aussi pas mal vous embrouiller le cerveau en vous soufflant plusieurs idées à la suite ! C’est ce que j’appelle le syndrôme de la page noire, où vous vous retrouvez avec tant d’ébauches d’intrigues que vous finissez par ne plus vous en sortir. Donc, comment « sélectionner » une idée et la développer ?

Je vais peut-être vous décevoir, mais il n’existe pas de méthode certifiée et garantie. Chaque auteur a sa propre méthode pour ce faire. Depuis ceux qui planifient en détail chaque scène de leur roman jusqu’à ceux qui se lancent sans garde-fou (ou presque) dans la bataille… C’est quelque chose qui se construit au fur et à mesure de l’écriture.

Néanmoins, il existe plusieurs « pistes » que vous pouvez tester pour voir si oui ou non, elles vous conviennent dans le développement de votre histoire. Voici un petit aperçu non exhaustif !

* La méthode des flocons : En VO, The Snowflake Method. En dix étapes, l’auteur vous invite à développer peu à peu votre intrigue, en commençant par une phrase décrivant les principaux enjeux, puis en passant par un paragraphe et enfin un synopsis complet, grâce auquel il ne vous « reste » plus qu’à écrire ensuite le bouquin.

Pour les anglophones, voici le lien 

Pour les autres, je vous invite à découvrir le merveilleux site d’Espaces Comprises, qui parle justement de cette méthode dans une série d’articles.

* Les guides sur l’écriture : Et ils sont nombreux à s’être penchés sur le sujet, depuis Orson Scott Card – Comment écrire de la fantasy et de la science-fiction en passant par Chris Baty, le fondateur du NaNoWriMo et son bouquin No Plot? No Problem! qu’on pourrait traduire par Pas d’intrigue ? Pas de souci ! ou encore John Truby, éminent scénariste et son guide The Anatomy of Story (pour les non anglophones, rassurez-vous, la VF existe !)

Sont-ils utiles, me direz-vous ? Je vais parler du seul guide que j’ai lu, à savoir celui de Truby. Il développe une méthode assez précise pour canaliser votre intrigue, en se basant sur les motivations du personnage principal et le conflit majeur qui va dominer votre histoire. Ce qui est intéressant chez lui, c’est qu’il vous invite à penser non pas au début du roman, ce qui peut présenter un obstacle, mais bien à la fin, au point culminant de votre histoire, au retournement de situation. Et de là, à explorer toutes les possibilités pour vos personnages. Une lecture instructive !

* Les ressources gratuites : Hé oui, elles existent ! Et en français 😉 J’ai déjà parlé de l’excellent site d’Espaces Comprises, voici un petit guide élaboré par une de mes chères amies de plume et de coeur, j’ai nommé Lise Syven et les Aventures de Robert (en téléchargement gratuit ici ).  Elle vous offre sa propre vision du travail d’auteur et de l’écriture, avec exemples pratiques à la clef !

Enfin, vous ai-je déjà parlé du forum CoCyclics, pour les amoureux de l’imaginaire ? Et de son association, Tremplins de l’Imaginaire, qui vous offre entre autres choses la possibilité de participer à des conférences & autres master class à destination des auteurs ?

Comme je le disais ci-dessus, les ressources que je cite ici sont loin d’être exhaustives, si vous en connaissez d’autres, n’hésitez pas à les indiquer en commentaire !

Sachez enfin que toutes ces ressources, pour utiles qu’elles soient, ne sont EN RIEN obligatoires. Vous n’êtes pas forcés de lire et/ou d’appliquer ces méthodes avant de vous lancer dans l’écriture. Il n’existe pas de recette toute faite qui vous donnera les clefs de l’écriture, ce qui est une liberté, mais qui peut aussi effrayer quand on veut taquiner la plume. Donc, n’ayez pas de complexes si vous n’avez pas lu ce que je viens de citer ou si vous vous y prenez autrement !

Et pour ma part, me direz-vous, comment fais-je pour canaliser l’enthousiasme débordant de ma Muse ? A vrai dire, je n’ai pas de recette à appliquer. En bonne rebelle – ou bordélique, c’est selon – je n’ai jamais trouvé mon compte dans les méthodes exposées ci-dessus, même si celles-ci sont très intéressantes d’un point de vue général. La question qui me vient tout de suite en tête, c’est : qu’ai-je le plus envie d’écrire ? Et comme les personnages me viennent souvent en premier lieu, je compte sur eux pour me raconter leur histoire, leurs doutes, leurs espoirs, ce qu’ils ont besoin d’exprimer.

Pour la suite, le plus souvent, je n’élabore aucun plan, aucun portrait de personnage – j’avoue que rien que l’idée de rédiger ces docs me fait passer l’envie d’écrire… – et je me lance dans l’aventure. Ce qui a ses avantages – l’exaltation du début, quand les idées fusent et que vous vous retrouvez dans des situations que vous n’aurez jamais imaginées – mais aussi ses inconvénients – quand je me fourvoie, je me perds dans un détour et que je dois revenir en arrière, recanaliser Muse, ce qui entraîne toujours de la réécriture !

La meilleure suggestion que je puisse vous faire dans ce cas, c’est de vous lancer. D’expérimenter aussi. Soyez curieux, n’hésitez pas à vous mettre en danger, l’écriture sert aussi à ça !

  • Je me demandais par rapport au métier d’auteur, si on était directement considéré comme indépendant une fois publié ou s’il y avait plusieurs statuts ? J’ai entendu tout et n’importe quoi sur le sujet.

Une question hyper pratique & très intéressante 🙂 Là aussi, je ne vais parler que de ma propre situation, qui n’est pas celle de tous les écrivains. Perso, je travaille à plein temps dans un autre domaine, je ne peux pas me permettre, financièrement parlant, de vivre de ma plume, ce qui est une situation que plein d’auteurs francophones connaissent. La taille du marché francophone, les moyens des éditeurs et la restriction des revenus, vu notamment l’absence de traductions vers l’étranger – très peu d’ouvrages de fiction francophones, du moins en YA, connaissent la chance d’être traduits en d’autres langues, contrairement aux ouvrages anglophones, où c’est monnaie courante – sont quelques-unes de ces raisons.

Pour revenir sur ma situation, je suis donc salariée à temps plein. Et j’écris hors des heures de travail, ce qui implique le matin, le soir et les week-ends. Ce qui ne m’empêche pas, bien entendu, de devoir déclarer mes revenus en tant qu’auteur (il ne faut pas rêver non plus !) Donc, je n’ai pas le statut d’indépendant – ce serait différent si l’écriture était ma seule activité professionnelle.

Pour plus d’informations pratiques, je vous invite à consulter notamment le site de la Charte des Auteurs & Illustrateurs Jeunesse, qui regorge d’informations pratiques générales & notamment sa section de brochures à télécharger, qui vous donnera pas mal de conseils et astuces sur la réalité du métier d’écrivain.

Et c’est tout pour cette première session ! Si vous avez des questions, n’hésitez pas à les poser en commentaire, je les noterai pour une prochaine session questions/réponses 😉