Banned Books Week

Comme son nom l’indique, la « Banned Books Week » fait référence à tous ces livres, qui, pour une raison ou une autre, se sont retrouvés pointés du doigt, ont fait l’objet de débats houleux et qui – parfois – ont été rayés des listes de lecture établies par des écoles, des bibliothèques ou encore des clubs de lecture. L’initiative est anglophone, mais elle est universelle car, peu importe la langue dans laquelle ils ont été écrits, les bouquins (et leur contenu) ont toujours été une des cibles préférées de la censure.

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N’est-ce pas, Mr Bradbury?

La « Banned Books Week » a donc été instaurée pour célébrer la lecture à travers le monde et ouvrir les yeux du grand public sur bon nombre de bouquins victimes de bannissement à un moment ou un autre de leur existence. Et si vous pensez que cela ne concerne que certains titres « sulfureux », détrompez-vous! Des best-sellers tels que les « Hunger Games » de Suzanne Collins, « Harry Potter » de J.K. Rowling ou encore « Qui es-tu Alaska » de John Green, l’auteur de « Nos étoiles contraires » ont été mentionnés. Il suffit de voir les listes suivantes:

La « Banned Books Week », c’est donc l’occasion de (re)découvrir des romans et, par leur lecture, de fêter la diversité et la créativité des auteurs, quel que soit leur background, comme l’illustre ce post du site « Diversity in YA » par Malinda Lo, auteur notamment de « Ash » ou encore « Adaptation ». Une initiative qui ne pouvait que me plaire ! J’ai donc décidé de lire à cette occasion un bouquin qui me faisait de l’oeil depuis longtemps, qui a été victime de censure – une école l’a rayé de sa liste de lecture, soi-disant pour son langage cru. Rien à voir avec le fait que l’intrigue concerne une jeune fille homosexuelle, envoyée contre son gré dans un « camp de rééducation ». Mais non, qu’allez-vous imaginer…

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« The Miseducation of Cameron Post » by Emily M. Danforth.

Et puisqu’on en est à parler de diversité – un mot qui peut être dangereux à utiliser, comme l’a encore prouvé récemment la lamentable vague d’insultes envers Malorie Blackman, auteur d’Entre Chiens et Loups notamment – j’ose aussi inviter tous ceux qui ne l’ont pas encore vu à visualiser le discours d’Emma Watson devant l’ONU, qui parle d’égalité entre les sexes (ou plutôt de son absence encore trop criante) dans un discours très émouvant.

Vous avez un compte rendu en français ici

Et vous pouvez également visiter le site officiel de la campagne HeForShe (en français).

*Bizarrement* cette initiative a aussi été la cible d’attaques sexistes peu après son lancement. Un parfait parallèle de ce que la « Banned Books Week » cherche justement à dénoncer…

Et vous, que comptez-vous lire comment livre « interdit » ?

5 réflexions sur “Banned Books Week

  1. Pingback: Diversité en littérature : qu’est-ce que c’est et en quoi est-ce important? | Cindy Van Wilder

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