Liberté, curiosité… et lecture!

Hello les gens!

Aujourd’hui, c’est le centième – déjà! – article publié sur ce blog. Jolie coïncidence car cette semaine, pour mon article « libre », j’avais justement envie de parler de la liberté (d’expression, de parole, de création aussi!) qui se retrouve trop souvent malmenée ces derniers temps. J’avais aussi envie de réagir face à certains «  »articles » » /préjugés, etc que j’ai le malheur de croiser trop souvent. Enfin, comme le week-end dernier je me suis souvenue des droits du lecteur établis par Daniel Pennac – vous pouvez les retrouver ici – je me suis dit que j’allais vous livrer ma propre liste.

Commençons!

1. Le droit de lire ce que je veux

Ou de varier mes lectures comme bon me semble. Même si l’imaginaire et le Young Adult restent mes genres de prédilection, ces derniers temps, grâce à de belles rencontres virtuelles – clin d’oeil aux chroniqueurs du Boudoir Ecarlate, qui ne sont pas pour rien dans l’augmentation de ma PaL ! – je (re)découvre certains genres, j’apprends à surmonter les préjugés et partis pris que je pouvais avoir.

C’était déjà le cas pour la romance. Cela le devient pour la littérature générale, le thriller également ou encore le roman historique. Je découvre de nouvelles plumes, de nouveaux éditeurs aussi. J’élargis mon horizon littéraire. Je mélange avec bonheur plusieurs genres dans ma PaL, plusieurs styles et j’abolis les frontières.

En résumé : vive la curiosité !

2. Le droit de lire beaucoup

Je mentionnais des «  »articles » » plus haut, en fait, j’aurais plutôt dû parler de torchons. Comme celui sur lequel je suis tombée la semaine dernière et qui dénigraient ces « femmes » (je reviendrai sur ce point ci-dessous) « qui engloutissaient deux à trois romans par semaine car il leur fallait leur dose » (vous apprécierez le rapprochement) et « qui se foutaient bien du style ».

N’en déplaise à l’esprit misogyne et imbécile ayant conçu ces phrases, en plus de lire ce que je veux – et donc pas toujours des romans – je lis beaucoup. Comme l’illustre bien la phrase « So many books, so little time« , je ne vois pas pourquoi je restreindrai mon appétit de lecture. Est-ce pour autant que je lis telle une machine, engloutissant page après page, sans prendre attention au style de l’auteur ? Que croit donc l’auteur de ce torchon ? Que nous ne sommes pas capables de comprendre les mots s’ils dépassent plus de deux syllabes ou s’il n’y a pas de jolies images pour nous distraire l’esprit ?

Je réclame donc le droit de lire beaucoup ET en même temps de pouvoir juger si le style de l’auteur me plaît ou pas.

3. Le droit d’être fan

A l’heure où la fangirl – là aussi, vous remarquerez que le terme « fanboy » est soigneusement absent – devient la cible des critiques faciles, comme l’illustrait brillamment cet article, je réclame donc le droit d’être fan. Ce qui comprend de manière non exhaustive :

* M’extasier devant une belle couverture (Là aussi, n’en déplaise à certains, l’aspect extérieur du livre a son importance. Et si vous n’en êtes pas convaincus, je vous renvoie à cet autre brillant article du blog « Une page se tourne« . On en discute par la suite)

* Crier/sauter sur mon siège/utiliser les majuscules/tout à la fois quand un nouveau roman d’un de mes auteurs favoris est annoncé. Et je me fous de savoir que l’auteur est célèbre/a sorti un best-seller/est considéré comme populaire par certain(e)s. Ce qui ne m’empêchera d’être déçue si le roman ne se révèle pas à la hauteur de mes attentes. Qui a dit que les fans avaient oublié tout sens critique ?

* Le point précédent vaut aussi si l’auteur assiste à un festival/participe à une dédicace/a écrit un truc chouette, drôle, sensible etc et que je veux le faire partager.

* de me dire fan d’une littérature/genre/etc sans pour autant avoir lu certaines oeuvres « maîtresses ». Là aussi « so many books, so little time ».

Parce que je suis fan ET fière de l’être.

4. Le droit de parler de mes lectures

Autant je comprends que pour certains, endosser plusieurs casquettes auteur/lecteur/etc peut s’avérer problématique, autant que je ne vois pas pourquoi je ne pourrai plus parler de mes lectures simplement parce que je suis passée de l’autre côté du miroir et vu mes oeuvres publiées.

Ce droit rejoint d’ailleurs le premier droit énoncé, à savoir lire ce que je veux. Et ce n’est pas un secret depuis cet article, je crois énormément au potentiel des plumes francophones – qui passent encore trop souvent inaperçues face aux blockbusters anglo-saxons – et j’aime en parler.

Et ce, même si je connais leurs auteurs, que je les apprécie aussi en tant que personnes et que je veux faire découvrir leurs écrits. Là non plus, ca n’exclut pas mon sens critique, n’en déplaise à ceux qui brandiraient tout de suite la carte du copinage.

Parce que je suis fière de connaître des personnes extraordinaires ET des plumes prometteuses. Et que je prends le droit d’en parler, sur ce blog ou sur les sites qui hébergent mes chroniques.

5. Le droit de se taire

Comme disait Pennac. Quand je croise encore et toujours des image déformées, fausses et biaisées des lecteurs/bloggeurs/membres des forums/fans d’un genre, etc (là aussi, liste non exhaustive). Le droit de me taire, parce qu’il faut choisir ses batailles et ne pas se laisser tout le temps distraire par des esprits chagrins (même si parfois, y répondre fait du bien).

Le droit de me taire, de considérer des initiatives optimistes et positives, d’y apporter ma petite pierre.

Le droit de me taire, de me déconnecter et d’écrire.

 Le droit de me dire enfin « Keep calm and carry on » !

Et si vous voulez ajouter vos propres droits à cette liste, allez-y!