Le mardi sur son 31

Un petit mot avant de vous parler du rendez-vous littéraire hebdomadaire de ce blog : avez-vous remarqué le changement de design du blog ? J’ai également remanié les catégories « Bibliographie » et « Revue de presse » en des pages indépendantes pour chacun de mes textes (voir barre d’onglets ci-dessus), j’espère que ça vous plaît! N’hésitez pas à explorer.

Au programme pour ce mardi, un texte qui m’a beaucoup fait rire et qui m’intrigue, vu qu’il s’agit du premier épisode d’une série numérique, publié dans la collection numérique de Bragelonne « Snark »! Il s’agit de « Souvenirs mortels », le premier épisode de « Rêve Oméga » de Jeff Balek.

Hop, la couv’ !

balek_omega

Quatrième de couverture

Yumington, 2075.

Garibor Coont est un ouvrier disséqueur. Son métier : extraire les organes des morts afin de les préparer à la transplantation. Si son quotidien est banal, ses hobbies le sont bien moins : Coont a la capacité extraordinaire de décoder les mémoires d’Heisenberg, les implants mentaux dont est équipé l’essentiel de la population de Yumington. Un don qui va attirer l’attention de l’Organisation, une société secrète dont l’objectif est de résoudre des crimes aussi technologiques que mystérieux.

Sous la contrainte, Coont devra enquêter sur la propagation d’un virus mental et mortel qui dévore les souvenirs de ses victimes. Et ce qu’il apprendra l’amènera à remettre en cause sa propre identité.

Et au lieu d’une phrase, vous aurez droit à deux extraits (je sais, je vous gâte!)

[…]
— Smith. John Smith.
— Vous aussi ?
— Nous nous appelons tous John Smith. D’ailleurs vous vous appelez désormais vous aussi John Smith.
— Une grande famille, hein ? Et si je veux appeler l’un d’entre vous, je fais comment pour vous ne rappliquiez pas tous ?
John Smith regarde John Smith, le sourcil droit haussé, l’air surpris. […]

[…] En attendant qu’un des Smith prépare ma connexion, je consulte le dossier de la femme à la cervelle toastée, Virginia Woolf.
— Virginia WOOLF ?
— Un homonyme, j’imagine, ou une mauvaise blague de ses parents, marmonne Smith 2. […]

Vous comprenez mieux pourquoi j’ai pas mal ri tout au long de cet épisode !

Et la chronique (auparavant postée sur le forum du Boudoir Ecarlate)

Attention, voici le premier épisode d’une série numérique, joliment déjanté et mené tambour battant ! Nous sommes à Yumington, une ville-univers évoluant sur plusieurs niveaux, située dans un avenir proche. Pas de panique cependant si vous redoutez trop de jargon SF : non seulement l’immersion dans ce monde est très aisée, ne serait-ce que par la construction de ce premier épisode, où des mémos, publicités en tout genre nous familiarisent avec ces nouvelles caractéristiques, mais aussi parce que le récit de Garibor Coont, personnage principal de cet épisode, nous entraîne tout de suite, avec sa gouaille et son humour. Personnellement, l’ambiance de Souvenirs mortels, sous son vernis technologique, m’a fait penser à plus d’une reprise aux polars noirs des années 50-60, avec son lot d’action et de réflexions piquantes !

Garibor Coont travaille donc comme disséqueur dans une usine de tri de cadavres, une activité fort lucrative au sein de Yumington. De manière tout à fait frauduleuse, il récupère les implants dissimulés dans le cerveau des défunts. Appelés Mémoires d’Heidelberg, ils permettent à Garibor de savourer des souvenirs qui ne lui appartiennent bien sûr pas. Tout roule donc pour lui, entre son travail, ses petites fraudes mémorielles, les frasques de son colocataire, surnommé « Churros »  – je vous laisse le loisir de découvrir pourquoi ! – spécialiste en plans foireux. Jusqu’au jour où le « talent » de Garibor est repéré par l’Organisation et qu’il est recruté, sous la menace du chantage, par John Smith.

La mission de Garibor au sein de cette mystérieuse Organisation ? Repérer la cause qui a plongé une dizaine de personnes dans le coma. De plongée mémorielle en traque dans les bas-fonds de Yumington, en passant par une recherche de colocataire, on peut dire que Garibor n’est pas au bout de ses surprises !

Ce premier épisode est frais, punchy et dégage un parfum de thriller très agréable. Il introduit bien les personnages, au sujet desquels on a hâte d’en savoir plus, et si les enjeux restent mystérieux, on peut déjà deviner certains thèmes majeurs de cette série. Ajoutez à cela la voix sarcastique, les échanges aussi frais que piquants entre Garibor et les John Smith de l’Organisation, et vous obtenez un épisode très réussi. Vivement la suite !

3 réflexions sur “Le mardi sur son 31

  1. Ca a l’air vraiment bien sympa !
    Mon mardi est d’un… heu… tout autre style ! (j’aurais dû déroger et mettre plusieurs phrases, parce qu’une seule n’est pas parlante, j’essaierai de corriger ce soir si j’ai le temps)
    Tu vois, j’assume bien, côté défi…
    (en même temps, je ne peux pas lire de romans dense / coup de poing / passionnant et intéressant tant que je n’aurai pas terminé mon 1er jet, donc ce genre de lecture qui ne demande aucun effort passe mieux pour le moment)

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