Hommage à Rimbaud

Parce qu’après avoir célébré l’anniversaire de Stoker, je ne pouvais pas ignorer la date commémorant le décès de Rimbaud, un de mes poètes préférés et dont la fureur de vivre transparaît dans chacune de ses oeuvres, petit hommage à celui qui fut surnommé « l’homme aux semelles de vent » :

« Jadis, si je me souviens bien, ma vie était un festin où s’ouvraient tous les coeurs, où tous les vins coulaient.

Un soir, j’ai assis la Beauté sur mes genoux. – Et je l’ai trouvée amère. – Et je l’ai injuriée.

Je me suis armé contre la justice.

Je me suis enfui. O sorcières, ô misère, ô haine, c’est à vous que mon trésor a été confié !

Je parvins à faire s’évanouir dans mon esprit toute l’espérance humaine. Sur toute joie pour l’étrangler j’ai fait le bond sourd de la bête féroce.

J’ai appelé les bourreaux pour, en périssant, mordre la crosse de leurs fusils. J’ai appelé les fléaux, pour m’étouffer avec le sable, avec le sang. Le malheur a été mon dieu. Je me suis allongé dans la boue. Je me suis séché à l’air du crime. Et j’ai joué de bons tours à la folie.

Et le printemps m’a apporté l’affreux rire de l’idiot.

Or, tout dernièrement, m’étant trouvé sur le point de faire le dernier couac ! j’ai songé à rechercher la clef du festin ancien, où je reprendrais peut-être appétit.

La charité est cette clef. – Cette inspiration prouve que j’ai rêvé !

« Tu resteras hyène, etc… » se récrie le démon qui me couronna de si aimables pavots. « Gagne la mort avec tous tes appétits, et ton égoïsme et tous les péchés capitaux. »

Ah ! j’en ai trop pris : – Mais, cher Satan, je vous en conjure, une prunelle moins irritée ! et en attendant les quelques petites lâchetés en retard, vous qui aimez dans l’écrivain l’absence des facultés descriptives ou instructives, je vous détache des quelques hideux feuillets de mon carnet de damné. »

 

 rimbaud

Revue du Web n°7 – semaine du 4/11

Parce que certains articles bien utiles sont trop vite éclipsés par le flux croissant de nouvelles en tout genre, je vous propose une nouvelle catégorie d’articles sur ce blog : la revue du web ! Où, à ma modeste échelle, je donne les liens vers ce qui m’a intéressé dans la Toile du Net cette semaine, avec réactions de ma pomme à la clef ! Bien sûr, j’aborde en priorité des articles sur l’écriture & la littérature, mais d’autres domaines ne sont pas exclus !

Après deux semaines d’interruption, c’est le retour de la revue du Web !

Ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux ont pu se rendre compte que je suis souvent fan de la programmation de la chaîne franco-allemande ARTE. Voilà une affirmation que je ne vais pas pouvoir démentir ce week-end, puisque je vais vous parler d’une émission qui vaut le coup d’œil ! Premier numéro d’une série, « L’Europe des écrivains » nous embarque cette semaine en Irlande disséquée par le regard d’hommes et de femmes de plume. De quelle manière leur pays natal les a-t-il influencés dans leur production littéraire ? Quel point de vue portent-ils sur la société d’aujourd’hui ? Des réflexions aussi passionnantes que critiques dans ce documentaire d’une cinquantaine de minutes, réalisé par Mathilde Damoisel. Pour ceux qui l’auraient manqué, il est disponible via Arte + 7, qui vous permet de revoir gratuitement pendant 7 jours films, séries et bien d’autres choses !

 

Le week-end dernier, je me trouvais donc aux Utopiales. Célèbre festival de science-fiction, qui se tient chaque année à Nantes aux environs du mois de novembre, il avait pour thème cette année « Autre(s) Monde(s) » et comptait une fois de plus des invités de marque.Vous n’avez pu vous y rendre ? Heureusement, ActuSF, célèbre site de chroniques SFFF entre autres, est là pour vous offrir des reportages, interviews sur les moments-clefs de cette quatorzième édition et même des extraits de conférence ! Vous pouvez le découvrir sur la page d’accueil du site.

 

En parlant d’émissions littéraires retransmises sur le Web, je vous avais déjà parlé lors d’une revue du Web précédente d’ « Un Livre un Jour « , qui offre interviews d’écrivains et présentations d’ouvrages en un format court (et même sur le livre numérique !)

Connaissez-vous également « Livrés à domicile » ? Émission de Belgique francophone (Hé oui ! Cocorico !), il s’invite chez des lecteurs pour croquer leur portrait, mais aussi des chroniques et interviews d’auteurs et ce dans tous les genres littéraires. Disponible également en replay via le site de la RTBF, vous pouvez retrouver bon nombre d’émissions par ce biais. Bref, n’hésitez pas !

Enfin, pour clôturer cette revue en beauté, voici deux articles qui font « suite » à des liens que je vous avais déjà proposés dans les revues du Web précédentes !

On va commencer par l’écriture en duo sur le blog de Silène, grande amie et auteur – j’en profite d’ailleurs pour dire que le tome 3 de sa saga jeunesse « Moana » paraîtra dans quelques jours aux éditions du Jasmin ! Je vous avais présenté la première partie, voici sa suite ! Quand deux auteurs s’embarquent dans un projet d’écriture commun, voilà ce qui peut arriver…

Seconde « suite » si l’on peut dire, après le point de vue d’Agnès Marot sur les pitches (ou comment présenter son roman en quelques lignes à un éditeur/lecteur/etc !) , voici le point de vue de Syven, qui vous propose même une méthode en quelques étapes pour apprivoiser la bête!

Vous ne pourrez pas dire que je ne vous ai pas gâtés avec cette septième revue du Web ! Sur ce, amigos, je vous souhaite un bon week-end et, comme toujours, de bonnes lectures.

Joyeux anniversaire, Mister Stoker!

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de la naissance de Bram Stoker, le célèbre auteur de « Dracula ». Je vous avais parlé de ma fascination pour cette oeuvre dans cet article, aussi je me suis dit qu’aujourd’hui, pour marquer le coup, vous auriez droit à un extrait, du point de vue de Mina. Bon, d’accord, j’avoue, l’article de Silène m’a aussi influencée !

« D’après les nombreuses descriptions que j’ai lues, j’ai reconnu tout de suite le comte – le visage de cire, le nez aquilin, qui, dans le clair de lune, paraissait une ligne blanche et mince, les lèvres vermeilles avec les dents aiguës qui brillaient, entre. Les yeux, surtout, les yeux étaient tellement rouges que j’avais l’impression de regarder, pendant un coucher de soleil, les vitraux de l’église Sainte-Marie à Whitby. Je reconnus aussi, tout de suite, la cicatrice rouge sur son front – à l’endroit où Jonathan l’avait frappé. Un moment, mon coeur s’arrêta. J’aurais voulu hurler, mais j’étais paralysée. Il profita de mon silence pour parler, d’une voix sourde mais tranchante. En parlant, il désigna Jonathan du doigt.

« Silence! Un son, un seul, et je lui broie la tête sous vos yeux! »

Plus que jamais, j’étais trop épouvantée pour oser un seul geste, un seul son. Avec un sourire moqueur, il posa une main sur mon épaule et de l’autre, me dénuda l’épaule tout en murmurant:

« D’abord, un peu de vie, pour récompenser tous mes efforts! Restez calme : ce n’est ni la première ni la seconde fois que vos veines auront apaisé ma soif! »

bram_stoker

L’auteur en attente de publication

J’aurais aussi pu intituler cet article : « Votre manuscrit a été accepté par un éditeur : félicitations ! Et maintenant ? », mais avouez que c’aurait été un peu long !

 L’idée de cet article m’est venue durant mon week-end aux Utopiales ( http://www.utopiales.org/ ), célèbre festival de science-fiction se tenant à Nantes dont j’aurai l’occasion de vous reparler bientôt, quand on m’a posé la question : « Et en attendant la publication, que fais-tu ? ». Du moins, c’était l’esprit.

 

(Pour ceux qui auraient loupé un épisode, la publication en question est celle du premier tome des Outrepasseurs, intitulé « les Héritiers », prévue pour le 13 février 2014 aux éditions Gulf Stream http://www.gulfstream.fr/ )

 Donc, après cet article (https://cindyvanwilder.wordpress.com/2013/10/03/lenvoi-dun-manuscrit-quelques-conseils-1/) et sa suite (https://cindyvanwilder.wordpress.com/2013/10/18/lenvoi-dun-manuscrit-quelques-conseils-2/) , où je mentionnais quelques conseils avant d’envoyer son manuscrit aux éditeurs, je vais donc vous parler de la période d’attente, quand vous avez signé votre contrat de publication et que vous attendez celle-ci !

 Tout d’abord, si vous pensez que l’auteur peut enfin se reposer sur ses lauriers (imaginaires), laissez-moi vous dire que rien n’est plus faux ! Si le « oui » que vous avez décroché marque la fin de la recherche des éditeurs, il signifie aussi le début d’une autre époque : celle de la pré-publication!

 Si votre manuscrit représente le premier tome d’une saga (dyptique, trilogie, etc), vous devrez donc penser logiquement à la suite. La date de remise du manuscrit sera à convenir avec votre éditeur, en fonction des délais de chacun (du moins, c’est mon cas avec l’équipe de Gulf Stream).

 Si votre manuscrit constitue un tome unique, vous devrez bientôt vous atteler aux corrections éditoriales, qui porteront à la fois sur le fond et la forme. Elles peuvent se dérouler en plusieurs phases, selon ce que vous aurez convenu avec votre éditeur. Si le terme « corrections » peut effrayer, dites-vous que c’est l’occasion rêvée d’assister à la méthode de travail éditoriale sur un texte. Vous pourrez discuter des changements à apporter, des passages à développer, de la caractérisation des personnages, etc !

 Cette phase ne consiste pas en de simples vérifications orthographiques & grammaticales, même si celles-ci ont bien entendu leur importance. Quand tout se passe bien et quand l’éditeur fait son boulot, c’est l’opportunité d’en apprendre davantage sur votre style, votre écriture, de repérer des darlings (le copyright de ce terme revient à mon amie Lise Syven – http://syven-mondes.blogspot.be/ – qui appelle ainsi les tics d’écriture. Je vous rassure, chaque auteur a les siens !), bref en quelques mots de vous améliorer et d’explorer d’autres facettes du métier d’écrivain. Personnellement, j’ai vécu mes corrections sur le premier tome des Outrepasseurs de cette manière.

 Ensuite, quand vous avez remis vos corrections, que vous et votre éditeur êtes satisfaits du boulot accompli, vient l’épreuve du BAT ou Bon A Tirer. Votre texte a été mis en forme, il ne reste plus qu’à le relire avec attention pour dénicher les dernières coquilles (comprenez fautes de frappe et autres nuisances !), les incohérences, les petits ajouts à faire, bref les derniers détails à apporter pour que votre texte soit parfait. Vous l’aurez compris, les corrections à apporter doivent être mineures. Pas la peine de vous lancer dans une réécriture ou un important chantier. Dans le meilleur des mondes, vous bénéficiez d’un délai suffisant pour relire votre texte à tête reposée (je dis « meilleur des mondes » car ce n’est malheureusement pas toujours le cas !).

 Après la remise du BAT, le texte part chez l’imprimeur, ce qui veut dire que dans un délai plus ou moins proche, vous aurez bientôt l’immense bonheur de tenir votre bébé entre les mains. Croyez-moi, quand ça vous arrive, c’est un des plus beaux moments dans votre vie d’écrivain !

 Bien sûr, entre les étapes que je viens de vous décrire, il y a plein de chouettes moments aussi, comme l’élaboration de la couverture, où vous pourrez peut-être apporter vos propres suggestions. Je dis « peut-être », car la conception de la couverture est une des tâches que se réserve l’éditeur. Vous n’aurez pas forcément votre mot à dire à ce sujet. Ne le prenez pas comme une restriction. Etant donné que la couverture constitue un élément décisif lors de l’achat d’un bouquin – je vous conseille à cette occasion de lire l’excellent article de Flora à ce sujet (http://unepagesouvre.blogspot.be/2013/09/la-guerre-des-couvertures-lepuree.html) – hé bien, votre éditeur a toute latitude pour décider !

 Personnellement, je peux vous dire que je suis totalement satisfaite (et bien au-delà d’ailleurs !) de la couverture du premier tome des Outrepasseurs. Et je la dévoilerai peut-être bientôt…

 Enfin, comme dirait une autre amie auteur, N.B. Coste (http://nbcoste.blogspot.be/) – j’en profite d’ailleurs pour dire que les premiers tomes de sa dernière saga en date « Space League » viennent de sortir ! – ayez des bouquins d’avance. Autrement dit, organisez votre planning d’écriture. Le temps de gestation d’un livre, avant qu’il ne soit exposé en librairie, se compte en mois, voire en années. Prévoyez donc à long terme… et amusez-vous!

(Vous m’excuserez pour les liens, mais WordPress a apparemment décidé de jouer les récalcitrants sur ce point!)

Le mardi sur son 31 – spécial Fantasy urbaine

Après un week-end bien chargé, revenons à nos moutons et surtout au mardi sur son 31 (Vous apprécierez l’enchaînement!). Aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler fantasy urbaine, ce qu’on rencontre parfois en Francophonie sous le nom de « bit-lit », qui n’est absolument pas utilisé par les anglophones comme on pourrait le penser !

La fantasy urbaine, késako ? Comme le dit son nom, l’intrigue se passe souvent en milieu urbain (ah ah vous ne l’auriez pas deviné!) et, fait moins évident à deviner, se concentre souvent sur une jeune femme, en général solitaire. Mais il y a des exceptions à ce schéma, comme je vais vous le présenter.

Pourquoi j’aime ce genre ? Car on y voit souvent un foisonnement d’idées très intéressantes, que ce soit dans l’utilisation de la magie ou des univers proposés, sans parler des personnages souvent croqués de manière à la fois attachante et réaliste.

Si la trame classique de ce type d’histoires peut en général être résumée par « guerrière au coeur tendre rencontre le premier venu (souvent un de ses adversaires surnaturels) et succombe à ses charmes », avec plus ou moins de scènes « hot » à la clef,  ce serait dommage de réduire les ouvrages de ce genre à cette simple recette. Et pour preuve, en voici quelques exemples!

On va commencer par ma saga favorite, celle qui continue à me charmer au fil des numéros et dont j’attends avec grande impatience le tome 7, à savoir

La saga de Kate Daniels par Ilona Andrews

La phrase (tirée du tome 6, avouez que je vous gâte!)

« In the middle of it the Keep rose like a gray man-made mountain, an example of what happened if several hundred deeply paranoid and superhumanly strong people got together and decided they needed a safe place to crash. »

Ce qui pourrait se traduire par:

« Au beau milieu du champ s’élevait le Keep, telle une forteresse grise. Il constituait un bon exemple de ce qui pouvait arriver quand plusieurs centaines de personnes, à la force surnaturelle et à la paranoïa tout aussi développée, se rassemblaient et décidaient de cohabiter« .

katedaniels_6

 

Ce que j’aime:

  • Tout d’abord, l’héroïne: Kate est sarcastique, a un sens de l’humour même corrosif, mais c’est aussi quelqu’un de loyal, qui, au fil des tomes, apprend qu’elle ne peut pas affronter tous les dangers toute seule et qu’elle a aussi besoin des autres (croyez-moi, une telle leçon ne se passe pas sans accrocs!)
  • Impossible de parler de Kate sans évoquer Curran (c’est le lion que vous voyez sur la couverture, une de ses formes puisqu’il s’agit d’un métamorphe).  C’est aussi le chef de la meute d’Atlanta, qui rassemble les garous de tout poil. « Parano » et « Jaloux » sont ses autres prénoms. Vous voyez d’ici le mélange explosif quand il rencontre Kate (leur première rencontre est d’ailleurs  à mourir de rire!) Lui aussi devra apprendre à faire confiance à la jeune femme et à respecter son indépendance, ce qui ne va pas sans difficultés.
  • L’univers: imaginez un monde dévasté par le retour de la magie, qui s’attaque à tout ce qui technologique, ce qui comprend non seulement nos ordinateurs, téléphones, etc mais aussi les gratte-ciels. Dans une ville comme Atlanta, inutile de dire que cela provoque quelques dégâts! Sans compter que ce retour implique aussi la réapparition de créatures auprès desquelles Curran semble un véritable agneau !
  • L’humour bien entendu: le duo d’auteurs – mari et femme –  sous le nom d’Ilona Andrews manie avec maestria le sens de l’action, l’humour noir (quand je vous disais que Kate était sarcastique!) mais aussi apporte un véritable « plus », en forçant leurs personnages à évoluer.

Ce que j’aime moins: 

  • Parce qu’il faut bien trouver un point plus faible, même à ma saga favorite, je dirais qu’il y a parfois quelques longueurs dans les scènes de combat (oui, c’est moi qui dit ça!) et des structures qui reviennent. Comme vous voyez, c’est un détail.
  • Je sais que plusieurs lectrices ont été rebutées par l’aspect gore de certaines scènes. Personnellement, je trouve que c’est logique, d’une part par l’univers créé, d’autre part en raison des talents de guerrière de Kate (et là aussi, ses aptitutes au combat sont parfaitement justifiées…)

Passons à une autre saga, que j’aime énormément aussi et qui en plus, exploite une mythologie qui me touche en particulier, j’ai nommé…

La saga d’October « Toby » Daye par Seanan McGuire

Mcguire_toby

 

Et la phrase (tirée également du dernier tome publié):

« We’d finally found a changeling who had been killed by goblin fruit. Luck was with us. »

Ce qui pourrait se traduire par:

« Nous avions finalement trouvé un changeling, mort d’avoir consommé des fruits gobelin. Un coup de chance. »

Ce que j’aime:

  • Comme l’illustre la phrase ci-dessus, Seanan McGuire s’est inspirée des légendes de Féerie pour créer un univers à la fois très original et très moderne. L’intrigue se passe à San Francisco, où plusieurs royaumes féeriques, cachés aux yeux des hommes, cohabitent et où October « Toby » Daye, enfant d’une fée et d’un mortel, est devenue détective.
  • En parlant de Toby, elle a un sacré caractère: obstinée parfois jusqu’à l’extrême, elle a toujours été solitaire, jusqu’à ce que les circonstances en décident autrement. Autant vous dire que les personnages secondaires, depuis Quentin son écuyer jusqu’à Tybalt, le roi des Chats, sont tous bien caractérisés.
  • Les intrigues sont bien campées et s’appuient en grande partie sur la mythologie féerique. L’auteur leur donne un côté très moderne, avec cette cohabitation incessante entre la San Francisco humaine et les royaumes dissimulés dans une autre dimension.
  • Et bien entendu, il y a beaucoup d’humour, même noir, dans cette saga. Les répliques fusent à vitesse V prime et mettent un peu de légèreté dans des histoires, qui explorent les côtés les plus sombres de Féerie…

Ce que j’aime moins:

  • J’ai dit que Toby était obstinée, elle l’est même parfois trop, surtout dans les premiers opus de la série, où le lecteur a parfois l’impression qu’elle se met inutilement en danger. Heureusement, c’est un trait de caractère qui s’estompe au fur et à mesure de la saga.

Je vous ai dit plus haut que la fantasy urbaine compte surtout des héroïnes dans ses rangs. Voici donc l’exception la plus connue, j’ai nommé…

La saga d’Harry Dresden par Jim Butcher

Harry_dresden

 

Et la phrase (cette fois-ci en VF!)

« Une pluie de crapauds salua l’arrivée du Cercle Blanc à Chicago. »

Ce que j’aime:

  • Là aussi, nous avons un univers – cette fois-ci situé à Chicago – tiraillé entre ville moderne & humaine et des créatures surnaturelles dissimulées aux yeux des hommes. Néanmoins, dans le monde d’Harry Dresden, cette frontière tend à s’effriter de plus en plus. Ce qui est quand même bien pratique quand on est le seul sorcier à être enregistré dans l’annuaire!
  • Le détective Dresden semble cumuler tous les clichés de prime abord: un loup solitaire, sans amis ni famille, qui accumule les jobs calamiteux. Là où mon intérêt a été piqué, c’est quand on apprend davantage de son passé et des obstacles auxquels il a dû faire face en grandissant. Et croyez-moi, quand on commence cette série, il faut s’habituer aux révélations fracassantes!
  • Car très rapidement, l’univers de la saga se complexifie, évolue et devient de plus en plus intriguant. Je ne vous spoilerai pas (trop) mais croyez-moi, on dépasse vite le cadre des enquêtes policières à Chicago !

Ce que j’aime moins:

  • Comme pour Toby, Harry peut avoir un côté suicidaire qui peut se révéler lassant à force (défaut récurrent chez bon nombre de héros de fantasy urbaine, ce qui s’explique par le fait qu’ils soient souvent les personnes toutes désignées pour affronter – seuls – les dangers).

Une dernière note sur ces sagas que je vous ai présentés: si j’ai présenté plusieurs phrases en VO, c’est que malheureusement la traduction en VF a été arrêtée après quelques tomes, faute de ventes suffisantes (et c’est là que je remercie mon job de traductrice!). Autant être prévenu si vous entamez ces séries!

Enfin, cet article ne serait pas complet si je ne parlais pas d’une série francophone celle-ci et numérique (tous les avantages!), à savoir « Animae » de Roxane Dambre.

Animaecouv

Quatrième de couverture:

 

« Je m’appelle Lou, j’ai 20 ans, et dans quelques heures, je vais m’installer dans les bureaux de la DCRI, les services secrets français.
Mon job ? Officiellement, consultante au département de recherche sur l’inexplicable. Officiellement. Parce qu’en réalité, je traque une bizarrerie qui rôde dans la nuit parisienne, un truc que je n’ai pas encore cerné, mais qui fait hurler de rage mon instinct de panthère.
Oh, je ne vous ai pas dit ? Comme tous ceux de ma race, ma vraie nature est animale, et je me transforme à volonté. Nous, les Daïerwolfs, formons un peuple très puissant, mais contraint à se cacher des faibles humains. Enfin, faibles… pas tous. L’officier qui m’a recrutée, le capitaine Sylvain Levif, pourrait me vaincre d’un seul regard tant il me plaît ! À cette heure, je n’ai pas encore décidé si cela va rendre ma mission plus agréable ou plus compliquée. Ou les deux. Et zut. Pourquoi ces choses-là n’arrivent-elles qu’à moi ? »
Et la phrase qui va bien, tirée du tome 2:
« Lieutenant, l’avertit-il avec sérénité, si vous tentez d’arracher la jarretière de ma femme avec vos dents, je ferai en sorte que vous ne puissiez même plus mâcher une feuille de laitue.« 
C’est léger, fun, l’intrigue se déroule à cent à l’heure et l’auteur nous offre une belle brochette de personnages pour le moins… originaux. Bref, je vous encourage vivement à découvrir si vous ne connaissez pas !
C’est tout pour ce mardi sur son 31! Et vous, qu’avez-vous sur votre PaL ?