Le mardi sur son 31

Qui dit mardi dit le rendez-vous lecture de la semaine ! Au menu, de quoi vous faire frémir et regarder derrière votre épaule avec angoisse… car ce sont deux textes mettant en scène des serial killers que je vous présente aujourd’hui !

Phrase du jour :

« Les gens ont de l’importance, se dit Jazz, se raccrochant à son mantra. Les gens comptent. »

Tiré de l’éblouissant « Game » de Barry Lyga, chez MSK !

game_lyga

 

4e de couverture:

« Dans I Hunt Killers, Jazz Dent, le fils du serial killer Billy Dent, voulait prouver au reste du monde qu’il n’avait rien à voir avec son illustre père, allant jusqu’à traquer un tueur en série sévissant dans la région. Seul problème : Jazz pourrait bien avoir permis à son père de s’évader de prison…
Plutôt que d’attendre que Billy vienne le chercher, Jazz préfère accepter la proposition d’un enquêteur venu de New York. La police est sur les traces d’un serial killer et l’expertise de Jazz dans le domaine serait la bienvenue. Mais plus d’un tueur l’attend dans les rues de New York… »

Comme vous l’aurez deviné, il s’agit d’un tome 2. En revanche, ce qui est moins évident à discerner, c’est qu’il s’agit bel et bien de Young Adult. Du Young Adult noir et sanglant, qui n’hésite pas à flirter avec certains « tabous » en litt’ jeunesse, puisque Jazz est un personnage pour le moins ambigu !

J’avais beaucoup aimé le tome 1 « I hunt Killers » (chronique garantie sans spoilers!), mes attentes étaient donc élevées pour ce tome 2. Et je n’ai pas été déçue : qu’il s’agisse de Jazz pénétrant dans la jungle de New York pour résoudre un morbide casse-tête, de sa girlfriend Connie ou de son meilleur ami, Howie, qui doivent chacun de leur côté se débattre dans une partie dont ils n’ont pas connaissance des règles et qui pourrait bien les mener à leur perte, Barry Lyga signe un thriller éblouissant. Et la fin ne peut que m’inciter à réclamer le tome 3!

Ce que j’aime aussi chez cet auteur, c’est qu’il n’aseptise pas les adolescents. Il parle de sexe, de violence, d’héritage parental et autres sujets, qu’on a tendance à ne pas trop retrouver dans les YA, avec une aisance déconcertante et un ton toujours juste. Bref, si vous ne connaissez pas l’auteur, je vous invite à le découvrir d’urgence ! Une réussite de plus à l’actif de la collection MSK, qui offre des romans alliant de manière brillante action et réflexion, comme dans les « Fragmentés » de Neal Shusterman. Une chronique plus détaillée sera bientôt disponible sur Callioprofs !

On ne quitte pas le domaine des serial killers, puisqu’à tout seigneur, tout honneur, voici une nouvelle glaçante mettant en scène ce cher Jack l’Eventreur !

Phrase du jour :

« Ainsi, face au travail d’un monstre, tout le monde accuserait son voisin, chacun verrait dans le visage de son concitoyen un coupable potentiel. »

Extrait de « 1888 » de Céline Etcheberry, dans la collection Micro de Walrus.

1888_Etcheberry

 

4e de couverture:

« Entre Jack et sa montre à gousset, c’est une vieille histoire d’amour : la délicate pièce d’horlogerie est une fidèle amie et il ne faudrait pas qu’il lui arrive malheur. Mais les rues de Londres, en cette fin de dix-neuvième siècle, sont quelquefois mal fréquentées. Et ce ne sont pas les victimes de Jack qui vous diront le contraire. Nuit après nuit, alors que la célébrité n’a pas encore frappé à la porte, Jack écume les ruelles sombres pour assouvir sa soif de sang. Mais cette soif lui appartient-elle vraiment ? »

Ce n’est pas la première fois que je vous parle d’un texte de cette collection et force m’est de constater que cette fois-ci encore, la nouvelle a fait mouche! Pourtant, en s’attaquant à l’histoire de l’Eventreur, exploitée à maintes reprises, l’auteur prenait un risque. Un risque parfaitement calculé, car Céline Etcheberry aura eu l’intelligence de mêler l’imaginaire à cette intrigue, mais aussi de l’accommoder au mieux afin qu’il représente un ressort essentiel de celle-ci.

Et le résultat est glaçant: non seulement on suit les péripéties de Jack dans le Londres victorien, mais en se plaçant de son point de vue, on assiste à la fin en forme de coup de poing de cette nouvelle, qui laisse présager un affrontement sans aucune pitié… La relation entre Jack et sa fameuse montre est très bien exploitée, au point que l’on en vient à se demander si le monstre dans cette histoire est bien celui qu’on croit.

Personnellement, je dis bravo !

Et vous, quel est votre mardi sur son 31 ?

Une réflexion sur “Le mardi sur son 31

  1. Pingback: London calling ! | Cindy Van Wilder

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