Revue du Web 2 – semaine du 9/9

Parce que certains articles bien utiles sont trop vite éclipsés par le flux croissant de nouvelles en tout genre, je vous propose une nouvelle catégorie d’articles sur ce blog : la revue du web ! Où, à ma modeste échelle, je donne les liens vers ce qui m’a intéressé dans la Toile du Net cette semaine, avec réactions de ma pomme à la clef ! Bien sûr, j’aborde en priorité des articles sur l’écriture & la littérature, mais d’autres domaines ne sont pas exclus !

C’est une revue 100% écriture cette semaine. Écrivains de tous horizons, tendez bien l’oreille et ouvrez grand les yeux, voici quelques filons bien utiles !

On va commencer par cette websérie « Premières Lignes », qui retrace en 8 épisodes le parcours d’auteurs en herbe participant à un atelier d’écriture, organisé en mars 2013. Voir ces écrivains lire à voix haute leurs extraits, assister aux échanges entre eux et l’animateur de l’atelier rend l’ensemble très vivant et très humain. Bref, vous voulez vous lancer dans l’écriture ? Ces vidéos vous donneront peut-être l’impulsion nécessaire pour ce faire.

Je continue avec les éditions Charleston, dont l’objectif est de proposer des romans qui donnent la joie de vivre. L’équipe vous propose, dans le cadre du Prix du Livre Romantique qu’elle organise, des mini-interviews d’auteurs. Le but ? Donner des trucs et astuces aux auteurs envoyant leurs manuscrits. Des écrivains tels que Janine Boissard, Tonie Behar ou encore Thomas Raphaël se sont prêtés au jeu. Envie de les lire ? C’est par ici !

Passons au stade suivant : vous avez soumis votre roman aux éditeurs. Et ensuite ? Vous attendez des réponses, me direz-vous ! Et vous pourriez même en recevoir de manière personnalisée. Agnès Marot, auteur récemment publiée aux éditions du Chat Noir pour son roman « De l’autre côté du Mur », vous donne ses impressions sur ce sujet. Cela se passe sur le blog de CoCyclics, collectif d’entraide aux auteurs de l’imaginaire, le bien nommé Tintamar(r)e.

Enfin, vous décrochez le « oui » tant attendu ! Mais savez-vous que l’auteur s’occupe bien plus que de l’écriture et de la relecture/correction de ses textes ? Nadia Coste, auteur entre autres de la saga des « Fedeylins » chez Gründ, vous dévoile les coulisses du métier et vous parle dédicaces, présence en salons, réactions face au public et à la presse, etc !

Enfin, on ne le rappellera jamais assez, informez-vous sur les maisons avant d’y soumettre votre manuscrit ! Ce témoignage devrait vous renseigner sur les pratiques de certaines maisons et sur le compte d’auteur (et ce n’est que la première partie…)

Enfin, pour clôturer cette revue du Web, deux concours de nouvelles à vous signaler : l’un a pour cadre la « Bit-lit » et est organisé par la bibliothèque Edgar P. Jacobs, à Lasne (Belgique) ; l’autre se consacre à la littérature policière, et est organisé par Paris Polar.

Finalement, j’attire votre attention sur une nouvelle page de ce blog, la rubrique des liens, où vous trouverez amplement de quoi farfouiller sur le Net !

Voilà, cette revue est terminée. J’espère que vous y trouverez votre bonheur et rendez-vous la semaine prochaine pour un nouveau numéro!

Dracula (et les autres)

Mes abonnés sur les réseaux sociaux le savent, j’ai récemment relu « Dracula » de Bram Stoker (hé non, je n’avais pas fini d’en parler !) Jusqu’ici, je n’étais guère intéressée par le mythe du vampire, exploité avec allégresse depuis la diffusion de « Twilight ». Bien sûr, difficile d’y échapper et je confesse regarder avec plaisir des séries telles que « Vampire Diaries » (c’est dit !). Cependant, l’idée ne m’avait pas encore effleuré de revenir aux sources du mythe et quelle source ! Deuxième aveu : j’avais tort.

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Ce roman subit la loi qui s’applique en général à tous les classiques de la littérature : son thème général, ses personnages principaux sont très connus et en même temps, les détails au sujet de l’intrigue restent flous dans la plupart des esprits. C’était mon cas jusqu’à ce que Muse se mette en tête de me le faire relire (la bestiole peut se montrer très persuasive…). Je l’ai donc relu.

Ou plutôt, redécouvert. Car le roman de Stoker est bien davantage une histoire d’amour et d’amitié qu’une histoire d’horreur. Bien entendu, s’il est resté célèbre depuis plus d’un siècle, c’est en grande partie grâce au personnage de Dracula, soyons clairs. La figure du vampire, telle qu’elle y est décrite, non seulement demeure une parfaite figure d’épouvante, qui n’a pas pris une ride, mais en plus a fixé, pour bien des successeurs de Stoker dans la littérature fantastico-horrifique, les règles concernant ces créatures.

Néanmoins, ce qui m’a le plus ébloui dans ce roman, ce sont les opposants de Dracula, ces simples humains qui au début, sont plongés dans une situation totalement incompréhensible pour eux et qui tentent de réagir avec leurs propres moyens (cet aspect est surtout visible avant que Van Helsing ne s’en mêle). Ce thème m’a touchée en particulier, car je l’exploite également dans ma saga des Outrepasseurs.

C’est le côté où Stoker excelle, à savoir les liens qui se tissent entre les personnages. Bien entendu, il le fait selon les mœurs de l’époque – ce qui donne cette noblesse naïve à ces personnages – et le style épistolaire du roman, cette manière d’exploiter le discours indirect peut sembler très lourd. Cependant, passé cet obstacle, je pense que c’est là la véritable force du roman, cette union sacrée des hommes contre le monstre solitaire. Et très mystérieux.

Car, loin de fournir les réponses sur Dracula, Stoker demeure très vague à son sujet, l’entourant d’un secret qui n’est absolument pas levé à la fin du roman. De nombreuses questions restent ainsi en suspens, il n’est guère étonnant que des romanciers s’en soient emparés et aient tenté d’apporter leurs propres réponses.

Avant d’en parler, cependant, un petit mot sur une des adaptations ciné les plus célèbres de « Dracula », je veux parler de la version de Coppola.

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Je ne possède ni la culture ni l’expertise nécessaires pour en discuter en détail, je vais juste donner mon avis de néophyte. Car, si je n’ai pas accroché à l’histoire de Coppola, elle garde cependant un mérite, c’est d’expliquer la motivation de Dracula à venir en Angleterre. Bien sûr, on aime ou on déteste sa version des évènements – sans la détester, je dois dire que l’histoire d’amour entre Dracula et Mina Harker ne me semble pas crédible pour un sou – mais elle répond du moins à une des questions laissées en suspens par Stoker. Une autre chose qui m’a dérangée dans ce film, c’est que l’amitié qui unit les adversaires du vampire est oubliée, mise de côté et que Van Helsing, joué par Hopkins, prend une ironie à mille lieues éloignée du personnage original.

Revenons aux romanciers qui ont exploré l’univers créé par Stoker. Là aussi, je ne donne que mon simple avis de lectrice, car je n’ai pas lu tous les livres reprenant le mythe de Dracula. Le premier qui me vient à l’esprit, c’est le déjanté, sanglant et absolument génial « Anno Dracula » de Kim Newman.

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Non seulement il change la fin – dans cet univers, Dracula n’a pas été vaincu, mais règne sur une Angleterre victorienne en pleine mutation (et pas uniquement vampirique !) – mais exploite la figure du vampire avec brio. Il se paie même le luxe de revoir l’histoire de Jack l’Eventreur selon ce focus.

Si vous ne connaissez pas, je vous le conseille vivement ! A savoir que la suite d’Anno Dracula va bientôt paraître en français aux éditions Bragelonne et s’intitule « le baron rouge sang. » Tout un programme !

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Le deuxième roman s’attache beaucoup plus au personnage historique ayant inspiré Dracula à Stoker, à savoir Vlad Tepes. Avec son « Historienne », paru en français aux éditions XO, Elizabeth Kostova n’entretient qu’une filiation éloignée avec Stoker au niveau de son intrigue. Cependant, là où les ressemblances avec le « Dracula » originel s’affirment beaucoup plus, c’est au niveau du style en « je », qu’utilise la narratrice, une jeune fille, se lançant dans un voyage à travers l’Europe et l’histoire pour retrouver son père et découvrir la vérité au sujet de sa mère. Personnellement, cette quête m’a fascinée.

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Voilà, j’espère que ces quelques pistes vous auront intéressé et donné envie de (re)lire l’original. Ce qui est certain, c’est que depuis le comte solitaire dans son château transylvanien jusqu’à la transformation twilightienne en un amoureux transi (et végétarien !) le « Dracula » demeure une énigme. Il n’a pas fini de nous fasciner et de nous poser question. Pour mon plus grand plaisir, d’ailleurs !

Le mardi sur son 31!

Nouveau rendez-vous sur ce blog (décidément, cela devient une manie!), cette fois-ci soufflé par plusieurs blogs que je suis avec plaisir (ceux de Tahicha et de SEcriture par exemple ).

Le principe est simple : tous les mardis, vous ouvrez votre lecture du moment à la page 31 et vous choisissez une phrase qui vous semble sortir du lot (par le style, son contenu, etc) Bref, libre à vous de faire votre choix. Et c’est une bonne manière de parler de sa lecture du moment !

Pour ma part, j’ai choisi celle-ci :

« Une peur indéfinissable lui noua l’estomac, comme lorsqu’elle s’était trouvée face à un dératiseur aux griffes acérées comme des rasoirs dans une ruelle – avec la certitude instinctive d’être devant un danger qu’elle ne comprenait pas complètement. »

Petite précision : le dératiseur est bel et bien une personne 🙂

Je trouve que cette phrase renferme à la fois une belle description et renforce un peu plus le côté décalé de l’univers de l’auteur. Bref, une belle trouvaille !

Citation tirée du « duc de fer » de Meljean Brook, paru chez J’ai Lu pour Elle

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Revue du Web 1 – semaine du 2/9

Parce que certains articles bien utiles sont trop vite éclipsés par le flux croissant de nouvelles en tout genre, je vous propose une nouvelle catégorie d’articles sur ce blog : la revue du web ! Où, à ma modeste échelle, je donne les liens vers ce qui m’a intéressé dans la Toile du Net cette semaine, avec réactions de ma pomme à la clef ! Bien sûr, j’aborde en priorité des articles sur l’écriture & la littérature, mais d’autres domaines ne sont pas exclus !

Je commence cette semaine par cet excellent article d’Espaces Comprises : l’espace temps éditorial expliqué aux jeunes auteurs.

 

Un petit mot d’abord sur Espaces Comprises : il s’agit d’un site de trucs et astuces pour les écrivains, mais où vous trouverez aussi interviews, suggestions de lectures et autres chroniques !

Sur l’article, à présent : avec humour et pertinence, la chroniqueuse parle d’un phénomène bien réel, auquel tout auteur ayant soumis son texte doit se frotter un jour ou l’autre, à savoir le temps de réponse des éditeurs !

Et croyez-moi, pour être passée par là – hé oui ! – je seconde le conseil de la rédactrice : profitez de ce délai pour bosser sur un autre projet ! Ne rafraîchissez pas toutes les deux minutes votre boîte mail (mais je sais que c’est très difficile à éviter comme réflexe.)

Et toujours pour Espaces Comprises, un autre article sur la manière d’écrire votre synopsis ! J’avais déjà donné quelques conseils ici, voici d’autres suggestions pour vous en sortir dans l’art difficile d’élaborer son syno !

Changement de sujet et de blog, à savoir l’avis de Syven sur les manuels destinés aux écrivains. Romancière publiée chez les éditions du Riez et bientôt chez Bragelonne, elle nous parle du livre de Stephen King « Ecriture », mais aussi de Truby – un nom bien connu parmi les scénaristes ! – et d’Yves Lavandier. En prime, vous aurez droit à une petite vidéo d’Alexandre Astier sur la masterclass de Christophe Vogler.

Enfin, je termine cette première revue du Web par un article très pertinent sur les jugements, inconscients ou non, envers les lectures des autres.

L’auteur, une jeune femme avec laquelle je partage pas mal de goûts littéraires (ce qui ne gâche rien !) nous livre ici une analyse pertinente des commentaires qu’on peut récolter (et faire !) quand on lit en public… Ma foi, je le relirai à plusieurs reprises, car – honte sur moi – j’ai parfois ce réflexe envers certains romans !

 Last but not least, pour son humour, ses parenthèses, ses chroniques toujours intéressantes (et qui me valent parfois de sérieux fous rires !), je vous recommande dans son intégralité ce blog, les lectures de Cécile

Croyez-moi, vous ne serez pas déçus !

Voilà, cette revue est terminée. J’espère que vous y trouverez votre bonheur et rendez-vous la semaine prochaine pour un nouveau numéro!

« Le Serpentaire » – Editions Laska

Prise dans un tourbillon d’activité, je me rends compte que je vous ai pas encore parlé de ma future publication aux éditions Laska. Hop, réparons l’oubli !

Il s’agit d’une mini-série de deux épisodes, où la romance se mêle au merveilleux, qui paraîtra aux mois d’octobre et de novembre (au format numérique, je précise).

Voici la couverture, réalisée par la talentueuse Vay

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Et pour le quatrième de couverture :

« D’un côté, Héliopolis, la ville où le soleil ne se couche jamais et où la population vénère les douze signes du Zodiaque ; de l’autre, la Nécropole souterraine, où les Sombres, exclus de la société, se regroupent autour du Serpentaire, le treizième signe.

Izma a tout pour être heureuse : un lien puissant avec la magie du Feu, un poste de Guérisseuse dans un des temples d’Héliopolis, un époux aussi charmant qu’ambitieux et une jolie petite fille. Aussi, quand elle décide de relever un dernier défi pour rejoindre le corps d’élite des Héliades, elle pense naturellement que le succès sera au rendez-vous.

Mais, dans l’obscurité de la Nécropole, tous ses repères s’évanouissent. Izma se retrouve confrontée à un choix entre son quotidien confortable et le désir d’une autre vie ; entre Héliopolis et les Sombres ; et enfin, entre ce que lui dicte sa raison et les élans de son cœur. »

Et sur le sujet de la romance, croyez bien que ce n’est pas la dernière fois que je vous en parle !